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| Wah ya 3ibad allah!!!! c'est MON texte!!!! C'est moi qui l'ai écrit!!! et c'est l'histoire de ma vie!!!!Za3ma, appitoyez vous sur mon sort krkrkrkrkrkrkr |
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#63
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| Pour répondre à ta question... Non... Malheureusement, je ne me sens pas plus chez moi au Maroc (où je n'ai passé que mes vacances et que j'aime beaucoup aussi) qu'ici. J'avais déjà écrit un petit truc là dessus... sur le décalage culturel entre les enfants de zmagris et les Marocains. Je vais le chercher ![]() |
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#65
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| c'est avec un immense plaisir Tout ca est bien beau, mais je pense qu'on est en train de faire du HS ![]() |
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#66
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| Souvent, le fils d’immigré mal intégré rêve d’une contrée qu’on ne lui contesterait pas. Il se représente alors le pays de ses parents comme une sorte d’Arcadie, de terre bénie et accueillante, sensible à ses malheurs. Il imagine volontiers que ses « compatriotes » partagent les mêmes points de vue que lui, qu’il existe entre eux et lui comme une communauté d’intérêts. Il n’en est rien. Quand il « revient » au pays (l’expression est contestable), il fait rapidement face à l’indifférence ou même l’hostilité de ceux dont il espérait l’hospitalité. Je ne connais pas de Marocains nés à l’étranger qui n’aient un jour rencontré ce genre de difficultés. Qu’il se trouve dans un milieu un peu aisé (lors d’une soirée dans un bar fréquenté par la bourgeoisie de Casablanca par exemple) ou au contraire défavorisé (bidonville, quartier populaire), il se rend compte du fossé qui le sépare de ceux qu’ils voudraient appeler ses frères. Dans un restaurant à Casablanca : « Un petit whisky ? - Non-merci, je ne bois pas. - Ah bon ? 7na 3endna dek chi 3adi. - Pas moi, j’ai pas l’habitude, désolé. » On explique alors au pauvre enfant qu’il traverse sans doute une crise identitaire, qu’il tente de se replier sur sa communauté, quand son comportement n’est que le fruit des circonstances : ses origines sociales, modestes, des parents ignorants, dont les seules certitudes sont religieuses et une éducation par conséquent simple et « conservatrice » (bien que le mot n’ait pas ici vraiment de sens puisqu’il ne signifie pas du tout un « refus » de toute évolution, mais simplement un respect –motivé par l’ignorance- des habitudes). Plus il fréquente la bourgeoisie marocaine, plus il se rend compte qu’il doit chercher refuge ailleurs : on lui déclare par exemple qu’on comprend parfaitement l’ « hostilité » et le mépris de certains Européens face au comportement des Maghrébins (et des étrangers en général). Les immigrés sont mal éduqués, bruyants, ne savent pas se tenir ; les préjugés ne naissent pas du néant : pas de fumée sans feu, etc. Et il doit entendre à nouveau tout ce qu’il a fuit toute sa vie. Elle sait, cette bourgeoisie marocaine, ce qui se passe en France, puisqu’elle a fait ses études là-bas ; elle a eu l’occasion de côtoyer la « Jaliya ». Elle tient d’ailleurs à s’en démarquer au maximum. On lui déclarera sans rougir qu'on ne rentre plus au pays durant l'été, car cette période est rendue déplaisante par la jeunesse tapageuse et si mal éduquée de la diaspora: passer ses vacances au mois d'août au Maroc, c'est d'un vulgaire... Il comprendra alors, que c’est une différence sociale qui le distingue de ses interlocuteurs, et que ceux-ci, occupant la même place par rapport à lui que ceux qu’il a fuit ne peuvent qu’agir à son égard de la même manière. C’est la même condescendance et le même mépris qu’il doit essuyer… Son accent, ses manières (ou plutôt, ce qui est jugé comme une absence de manière), sa méconnaissance des traditions en même temps que son traditionalisme inconscient, tout en lui fait sourire. Mais qu’il ne s’imagine pas trouver parmi le "peuple" plus d’indulgence. On l’accueille, on le fête, mais l’accuse alors d’être arrogant, de s’habiller « bizarrement », d’étaler son argent, de ne respecter personne. Lorsqu’on lui propose de dîner avec du pain et du lait (froid, et pire encore, du lait du bled…), ou même du fromage et des olives, il s’étonne, s’insurge, sourit pour exiger finalement un dîner digne de ce nom (qu’on s’empresse de lui apporter, un peu gêné). Celui qui est né ailleurs n’a plus de place dans le pays de ses parents : fondés ou non (et il y a beaucoup de chance qu’ils le soient, mais ce n’est pas de sa faute), les reproches qu’on lui adresse lui rappellent son « décalage » par rapport à une société qu’il rêverait être la sienne. Il n’a alors pas le choix. Il n’est peut-être pas encore français et il n’est plus marocain : c’est partout –et simplement- le fils d’un ouvrier immigré (ouvrier parmi les bourgeois et immigré pour les prolos) : c’est-à-dire un étranger. S’intégrer dans sa société d’accueil signifiera donc pour lui avant tout « sortir » de sa classe (car ce ne sont pas tant les différences culturelles ou ethniques qu’économiques et sociales qui le handicapent). Après une telle intégration (ou ascension sociale) il pourra revenir au Maroc comme un enfant du pays… La moralité de cette petite histoire est qu’un pauvre est étranger partout… jusque sous son toit. |
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#67
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| bonjour petitbijou jetai en tunisie je suis marie avec marocain q j laime et il maime beaucoup la mentalite est differents aussi les attitudes lambiance aussi surtout jai véçu des problemes choçan avec les parents de mon mari ca ma laissé enfermé sur moi méme et avoir une trés movaise idée sur les marocains jai commense a sentir le peur de faire des relations et comme ca jai pas de tt des ami(e)s c bizzar oui je sais q ils sont pas ts mes daprés ma petit experience c ca c mon destin il faut laccepter Dernière modification par borjcedria ; 18/04/2007 à 14h33. |
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#68
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| Citation:
![]() Allah t assiste inchallah...à ton écoute si tu ve en parler pas de soucis |
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#69
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| Citation:
![]() |
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#70
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| Chamali, ne m'en veux pas mais je trouve ton recit du fils d'immigré retournant au pays extrèmement carricaturé et tendancieux. Mes enfants partent au bled chaque été. Ils fréquentent une brochette d'enfants de la classe bourgeoise qui ne leur ont jamais reproché de ne boire que du coca ou du jus d'orange. Je ne sais pas d'où sort ce cliché mais, moi même, j'ai des amis de la classe bourgeoise qui ne boivent pas d'alcool. Mes enfants et moi fréquentons et séjournons chez une famille (amis d'enfance) de classe populaire qui ne nous ont jamais fait les reproches que tu cite. Ton récit me semble relever du roman plutôt que du constat.
__________________ L'Athée haut rit des âmes pauvres. |
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