Témoignages de maghrebines vivant en concubinage


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Vieux 23/04/2007, 23h42
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Concubinage, vivre en couple sans être marié est, encore aujourd’hui, mal perçu dans la communauté maghrébine. Certaines choisissent toutefois ce mode de vie, très répanduen France. Comment le vivent-elles? Quelles sont les réactions de leur famille? Cinq jeunes femmes racontent leur histoire. par Tiphaine Poidevin.

En France, plus de 4,8 millions de personnes vivent en concubinage. Le couple se construit de plus en plus en dehors des liens du mariage et la cohabitation s’est imposée dans les générations les plus récentes comme principal mode d’entrée en union. Aujourd’hui, seules 10 % des personnes se marient sans vie commune préalable.

Dans la communauté maghrébine, la vie en concubinage est encore mal perçue et, de ce fait, peu répandue. Selon une étude de l’Insee Portrait social 2003-2004, les -migrants venus du Maghreb restent très attachés à l’institution du mariage. Par exemple, moins d’un tiers des immigrés tunisiens de la génération 1960-1969 ont formé une union sans se marier. “Dans l’islam, il est interdit d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage. Cela pourrait notamment avoir des conséquences graves sur la filiation et l’héritage. Le concubinage est donc très mal vu d’un point de vue religieux et culturel”, explique Mohamed Cherif, vice-président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie.

Selon la sociologue Elise Lemercier, les minorités ont, de surcroît, tendance à donner une place très importante au modèle culturel d’origine. “C’est surtout par peur de voir disparaître leur culture; ces populations migrantes vont souvent l’affirmer davantage. Cela peut passer par l’interdiction d’un mariage mixte, par exemple, qui représenterait la perte de leur culture.”

Ainsi, pour les jeunes femmes d’origine maghrébine, décider de vivre avec leur ami est un choix qui peut être lourd de conséquences. Certaines prennent même le risque de perdre toute relation avec leur famille et leur communauté. “Les parents se sentent en général trahis parce que cela va à l’encontre de leurs croyances. C’est également dur à vivre pour eux d’un point de vue social. La communauté maghrébine s’inquiète beaucoup du qu’en-dira-t-on”, avance Mohamed Cherif.

Mais le concubinage peut aussi être vécu de manière plus sereine. Et ce, principalement pour les jeunes femmes qui font des études. “Il peut y avoir un accord tacite entre les membres de la famille; les parents se doutent que leur fille vit avec quelqu’un, mais décident de ne rien dire tant que cela reste secret. Ces -relations sont possibles si l’enfant est parti suivre ses études dans une autre ville. Il faut ajouter qu’être -bonne élève permet d’être perçue comme une fille bien. Ainsi, chacun vit dans le respect de l’autre pour éviter le conflit”, conclut Elise Lemercier

Salima, 32 ans, assistante dans une association d’aide aux adolescents, Paris

“Mon père m’a dit : ‘Le principal, c’est que tu sois heureuse’”
J’ai habité sept ans avec Fethi avant de me marier. Pendant tout ce temps, seuls mes frères et sœurs étaient au courant de cette relation. Je rendais visite à mes parents toute seule. Quand ils venaient chez moi, je cachais les affaires de Fethi. Ce n’était pas facile de vivre dans le mensonge, je m’en voulais. Mais il était hors de question que je parle de concubinage à mes parents.

Je crois que c’est le poids de la communauté maghrébine qui m’a poussée à agir de la sorte. Il faut dire que les Maghrébins sont très soucieux de la réputation. Ils observent et jugent les comportements de leurs voisins ou des membres de leur famille. Ainsi, il arrive que des parents, par peur d’être mal perçus par leur entourage, renient leurs enfants parce qu’ils ne respectent pas les principes de la religion. Je ne voulais pas qu’on en arrive là.
Cela n’a pas été dur de cacher ma relation à mes parents parce qu’il y a beaucoup de pudeur chez nous. Certains sujets ne sont pas abordés en famille. Par exemple, mes parents ne m’ont jamais demandé si j’avais un ami. Et quand je leur ai présenté Fethi, ils ne m’ont posé aucune question. Pourtant, ils devaient se douter que je vivais avec lui.

Fethi, d’origines algérienne et réunion-naise, m’a demandée en mariage au bout de six ans de concubinage. Si j’avais été seule à décider, j’aurais officialisé notre relation bien plus tôt. J’ai toujours eu envie de me marier et d’avoir des enfants. Et j’en avais marre de mentir à ma famille. J’avoue que j’ai vraiment été soulagée quand mes parents m’ont donné leur accord pour le mariage. J’avais peur qu’ils refusent parce que Fethi n’est pas croyant. Mon père m’a simplement dit: “Le principal, c’est que tu sois heureuse…” C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’avais de la chance d’avoir des parents assez intelligents pour accepter mes choix de vie. Cela n’a pas toujours été facile et nous avons souvent été en conflit. Mais, en fin de compte, ça se passe plutôt bien.

Safia, 27 ans, travailleuse sociale, Rouen

“Cet été, nous partons en famille et avec Nicolas en Algérie”
J’habite avec Nicolas depuis un an, mais j’avais déjà vécu trois mois avec lui au début de notre relation il y a trois ans, pour des questions financières. Comme mon frère et ma sœur, je n’ai jamais caché la vérité à ma famille de France et d’Algérie. Je crois que cela nous vient de notre mère. Elle est française et nous a toujours poussés à assumer nos opinions et nos choix de vies.

Mon père, en revanche, a eu du mal à supporter qu’aucun de ses trois enfants ne suive les principes musulmans et ne soit croyant. Le fait de vivre en concubinage, avec un Français, non musulman de surcroît, faisait partie de ces choses qu’il n’acceptait pas. Il faut dire qu’il est très pratiquant et qu’il a une activité importante dans la communauté musulmane.

Il y a environ deux ans, nos relations étaient très tendues. Il est même parti de la maison plusieurs fois parce qu’il ne supportait pas nos vies et que ma mère nous soutenait. Je crois qu’il culpabilisait et qu’il avait peur d’être un mauvais musulman. Dans l’islam, c’est le père de famille qui transmet la religion et mon père s’en voulait de ne pas avoir rempli sa mission. D’ailleurs, à chaque fête musulmane, il se repliait sur lui-même parce que cela lui rappelait qu’il était le seul croyant de sa famille.

En plus, il avait l’impression que nous rejetions aussi notre pays d’origine, l’Algérie; ce qui était faux. C’est dans ce contexte que je lui ai présenté Nicolas. Il était froid et ne lui adressait presque pas la parole. Nicolas connaissait la situation et la comprenait bien. D’ailleurs, il n’a pas laissé tomber avec mon père et a toujours fait l’effort de s’intéresser à lui ou de lui dire quelques mots en arabe.

Un jour, alors que mon père n’allait pas bien, nous avons rencontré, en famille, un représentant de la religion musulmane afin de trouver une issue à ce conflit. Cette réunion nous a aidés. Mon père s’est remis en question et nous avons beaucoup discuté. Désormais, il m’accepte comme je suis. Bien sûr, il préférerait que je me marie, mais il comprend qu’il y a des choses plus importantes pour moi, comme avoir un travail et un logement. Cet été, nous partons même en famille et avec Nicolas en Algérie.
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Vieux 23/04/2007, 23h42
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Amel, 28 ans, ingénieure production, Rouen

“Cette vie hors du mariage ne correspond pas à mes croyances”
Je n’ai pas choisi de vivre en concubinage. Mon ami me l’a imposé, trois mois après notre rencontre. Je prenais un nouvel appartement alors qu’Eric quittait le sien. Et il s’est installé chez moi. J’étais mal à l’aise parce que cette situation ne correspondait pas à mon éducation. Mais je n’ai pas osé lui dire que je voulais que l’on ait chacun notre appartement. J’étais tiraillée entre mes convictions religieuses et culturelles, et le fait que j’aimais vivre avec lui.

J’ai fini par accepter ce mode de vie parce qu’Eric m’avait demandée en mariage deux mois avant. Je savais qu’il voulait s’engager et cela me rassurait. Nous devions nous marier en novembre 2005. J’ai rapidement dit à ma mère – mon père est décédé il y a quelques années – que j’avais rencontré un jeune homme et que nous voulions officialiser notre union. Je lui ai bien sûr expliqué qu’Eric n’était pas musulman, mais qu’il avait l’intention de se convertir. Et je le lui ai présenté. Eric et moi, nous étions paniqués avant la rencontre. Mais tout s’est merveilleusement bien passé et ma mère s’est dite heureuse pour nous.

En revanche, je ne lui ai jamais parlé de ma vie en concubinage. Je ne voulais ni la décevoir ni lui faire de la peine. Cela m’a coûté de lui mentir. Il m’est même arrivé de cacher les affaires d’Eric parce que ma mère venait me rendre visite. Je n’étais pas fière de moi.

En plus, le concubinage a été prolongé d’au moins un an et demi parce que la famille et des amis d’Eric l’ont convaincu de ne pas se convertir à l’islam. Cette histoire m’a rendue très malheureuse. Pour moi, c’était impératif qu’Eric devienne musulman et il le savait avant même de faire sa demande. Cette période a été difficile, nous nous sommes même quittés quelques semaines. Heureusement, il est revenu sur sa décision et nous nous marions dans deux mois. Je dois avouer que plus la date approche, plus je me sens légère.

Mounia, 26 ans, avocate, Paris

“Mes parents sont très ouverts”
Je me suis installée avec Jean un mois après l’avoir rencontré. Il venait de prendre un nouvel appartement. Nous avions envie d’être tout le temps l’un avec l’autre, alors j’ai déménagé chez lui. Et c’est tout de suite devenu chez nous. Cela fait désormais un an que nous vivons ensemble.

Je l’ai rapidement dit à mes parents, et ce, sans aucune appréhension. Ils sont très ouverts et se sont réjouis de me voir heureuse. Ma mère trouvait normal que j’aie envie d’être en permanence avec la personne que j’aime. Elle est consciente que l’on a changé d’époque et qu’il est courant, aujourd’hui, de vivre en concubinage. En revanche, même si toute ma famille connaît Jean, seuls mes parents savent que je vis avec lui.Nous avons décidé de ne rien dire à mes tantes et à ma grand-mère, par pudeur et aussi parce que ce n’est pas très bien vu chez les Maghrébins. Ils pensent en effet que si la relation est sérieuse et que les personnes ont envie de vivre ensemble, elles doivent montrer leur désir de s’engager en officialisant leur union par le mariage.

Personnellement, même si je suis musulmane pratiquante, je vis avec sérénité le concubinage. J’ai grandi entre deux cultures (française et marocaine) et je les respecte toutes les deux. J’ai la possibilité en France d’habiter avec mon ami avant de me marier. Je vois cela comme une chance! Je crois qu’il est important de se connaître au quotidien avant de s’engager. Cela permet d’éviter les mauvaises surprises.

Jean, de son côté, vit la situation un peu de la même façon que moi parce qu’il est issu d’une famille catholique pratiquante. Ses parents ont eu une réaction équivalente à celle de mes parents. Ils acceptent que l’on vive ensemble, mais ils n’en ont pas parlé au reste de leur famille. Quand nous dormons chez nos parents, il est impensable que nous fassions chambre commune. Avec Jean, cela se passe très bien, notamment parce que nous respectons nos religions respectives. Nous ferons par exemple deux mariages, un catholique et un musulman.

Samya, 29 ans, femme au foyer, Dieppe

“Ma famille me fait payer durement mes choix”
J’ai toujours dit à mes parents qu’à partir du moment où l’on vivait en France, je voulais vivre comme une Française. Je voulais être libre. Ils ne m’ont jamais comprise et me font durement payer, depuis dix ans, mon mode de vie. Ils m’ont rayée de leur existence. Et ma mère, qui est une personne très autoritaire, a incité mes frères et sœurs à ne plus m’adresser la parole. La plupart l’ont écoutée.

Cette haine vient du fait que je suis partie de chez eux à 18 ans et que je me suis installée trois ans plus tard avec Toni. Je n’ai pas agi dans le respect de leur culture et de leur religion; ils m’ont reniée. Si j’ai quitté leur maison, c’est parce qu’un de mes quatre frères me suivait partout et me frappait à la moindre occasion. J’allais mal et je faisais beaucoup de bêtises à cette époque. Je crois que j’étais perdue entre deux cultures.

Quand j’ai rencontré Toni, je suis tout de suite tombée amoureuse de lui. Je pensais que vivre avec lui serait une libération et que je pourrais enfin être moi. Mais ce ne fut pas le cas. J’étais trop instable pour bien vivre ma relation de couple. Je souffrais du fait que mes parents refusent de me parler. Je rêvais d’eux tout le temps et je n’arrêtais pas de pleurer. En plus, mon frère continuait à me harceler. Je pouvais supporter les insultes des personnes que je croisais dans la rue, mais pas l’hostilité de ma famille. Un jour, une de mes sœurs m’a téléphoné. Elle voulait arranger la situation. Pour cela, il fallait que j’accepte de me marier avec une de ses connaissances marocaines. J’ai dit non, même si je savais que cela aurait amélioré les relations avec mes parents. Quand j’étais petite, mon père me disait tout le temps qu’il fallait que je me marie avec un Marocain musulman. Du coup, ça se passait mal avec Toni. Je l’ai quitté plusieurs fois, j’étais déprimée et imprévisible. Il fallait que j’apprenne à vivre sans ma famille et que je me trouve. J’ai donné naissance à Leïla à 23 ans, mais ce n’est qu’un an plus tard que mon couple avec Toni s’est stabilisé. Nous nous sommes mariés et j’ai eu Lilia à 28 ans.

Aujourd’hui, mes parents ne me parlent toujours pas. Pourtant, je les vois de temps en temps en ville. Une fois, j’étais avec Leïla au supermarché et nous avons croisé ma mère. Je l’ai montrée à ma fille, mais sa grand-mère l’a ignorée. Elle est passée à côté de nous comme si de rien n’était. Cette attitude m’a rendue très malheureuse et je crois que je ne pourrai jamais lui pardonner son indifférence vis-à-vis de mes enfants. En ce qui me concerne, je ne regrette rien et je suis beaucoup plus sereine qu’avant. Je n’ai jamais voulu faire semblant. Grâce à ça, je suis moi.

Le courrier de l'Atlas
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  #3  
Vieux 24/04/2007, 00h04
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Moche ou Bekheir hamdulah
 
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salam, bonsoir,

J'aime pas ce genre d'article même si c'est une réalité.

tawmat
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Je suis suivis ... par qui ? je sais pas.
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  #4  
Vieux 24/04/2007, 00h06
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ca en fait des eric, jean, et autre tony....lol

apres tout, si elles se complaisent dans cette situation, pourquoi pas, ne les jugeons pas.

Pour ma part, pas question de vivre en concubinage sans etre passé a la mairie..
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  #5  
Vieux 24/04/2007, 01h17
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ce qui m'a derrangé dans ce récit, c'est de présenter le concubinage comme une evolution naturelle et positive de la société occidentale dans sa conception de la relation homme-femme. on me donne l'impression par là que le mariage est une forme relationnelle dépassé par la culture progressiste. Pour etre bref, le concubinage a causé beaucoup de problèmes sociétales qui vont coûter cher pour la civilation occidentale
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  #6  
Vieux 24/04/2007, 01h44
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Par défaut Re : Témoignages de maghrebines vivant en concubinage

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Envoyé par Samya, 29 ans, femme au foyer, Dieppe

“Ma famille me fait payer durement mes choix”
J’ai toujours dit à mes parents qu’à partir du moment où l’on vivait en France, je voulais vivre comme une Française .Je voulais être libre. Ils ne m’ont jamais comprise et me font durement payer, depuis dix ans, mon mode de vie. Ils m’ont rayée de leur existence. Et ma mère, qui est une personne très autoritaire, a incité mes frères et sœurs à ne plus m’adresser la parole. La plupart l’ont écoutée.

Cette haine vient du fait que je suis partie de chez eux à 18 ans et que je me suis installée trois ans plus tard avec Toni. Je n’ai pas agi dans le respect de leur culture et de leur religion; ils m’ont reniée. Si j’ai quitté leur maison, c’est parce qu’un de mes quatre frères me suivait partout et me frappait à la moindre occasion. J’allais mal et je faisais beaucoup de bêtises à cette époque. Je crois que j’étais perdue entre deux cultures.

Quand j’ai rencontré Toni, je suis tout de suite tombée amoureuse de lui. Je pensais que vivre avec lui serait une libération et que je pourrais enfin être moi. Mais ce ne fut pas le cas. J’étais trop instable pour bien vivre ma relation de couple. Je souffrais du fait que mes parents refusent de me parler. Je rêvais d’eux tout le temps et je n’arrêtais pas de pleurer. En plus, mon frère continuait à me harceler. Je pouvais supporter les insultes des personnes que je croisais dans la rue, mais pas l’hostilité de ma famille. Un jour, une de mes sœurs m’a téléphoné. Elle voulait arranger la situation. Pour cela, il fallait que j’accepte de me marier avec une de ses connaissances marocaines. J’ai dit non, même si je savais que cela aurait amélioré les relations avec mes parents. Quand j’étais petite, mon père me disait tout le temps qu’il fallait que je me marie avec un Marocain musulman. Du coup, ça se passait mal avec Toni. Je l’ai quitté plusieurs fois, j’étais déprimée et imprévisible. Il fallait que j’apprenne à vivre sans ma famille et que je me trouve. J’ai donné naissance à Leïla à 23 ans, mais ce n’est qu’un an plus tard que mon couple avec Toni s’est stabilisé. Nous nous sommes mariés et j’ai eu Lilia à 28 ans.

Aujourd’hui, mes parents ne me parlent toujours pas. Pourtant, je les vois de temps en temps en ville. Une fois, j’étais avec Leïla au supermarché et nous avons croisé ma mère. Je l’ai montrée à ma fille, mais sa grand-mère l’a ignorée. Elle est passée à côté de nous comme si de rien n’était. Cette attitude m’a rendue très malheureuse et je crois que je ne pourrai jamais lui pardonner son indifférence vis-à-vis de mes enfants. En ce qui me concerne, je ne regrette rien et je suis beaucoup plus sereine qu’avant. Je n’ai jamais voulu faire semblant. Grâce à ça, je suis moi.

Le courrier de l'Atlas

le passage qui m'a fait rire....mais il m'a fait plus de la peine.

pauvre pesonne.

en tt ca j'espere que ya pas bcq de marocaines pensent comme Elle.
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Les hypocrites,comme les abeilles,ont le miel à la bouche et l'aiguillon caché.

Dernière modification par redaune44 ; 24/04/2007 à 01h47.
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  #7  
Vieux 24/04/2007, 02h20
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Envoyé par kalaloly Voir le message
Amel, 28 ans, ingénieure production, Rouen

“Cette vie hors du mariage ne correspond pas à mes croyances”
Je n’ai pas choisi de vivre en concubinage. Mon ami me l’a imposé, trois mois après notre rencontre. Je prenais un nouvel appartement alors qu’Eric quittait le sien. Et il s’est installé chez moi. J’étais mal à l’aise parce que cette situation ne correspondait pas à mon éducation. Mais je n’ai pas osé lui dire que je voulais que l’on ait chacun notre appartement. J’étais tiraillée entre mes convictions religieuses et culturelles, et le fait que j’aimais vivre avec lui.

J’ai fini par accepter ce mode de vie parce qu’Eric m’avait demandée en mariage deux mois avant.
c'est ça ce que je trouve hypocrite,quand il s'agit d'un eric ou alain,elles se la jouent ouvertes!elles oublient toutes leurs convictions pour plaire!et si c'est un arabe elles cédent jamais!elles font tout pour te faire croire que se sont des anges!vous croyez que cette Amel aurait accepter de vivre en concubinage avec moi moi je crois pas!la premiere chose qu'elle m'aurait sorti , c'est un hadith d'Abo houraira!elle aurait aussi continué avec "il y a plus de serieux , il y a plus d'hommes pour faire le halal"...communauté d'hypocrites!
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  #8  
Vieux 24/04/2007, 09h53
Avatar de lacerise
 
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moi aussi j'aime pas trop ce genre d'article- mais bon chacun sa vie- j'aurais préféré lire un truc sur le concubinage entre pers de même religion- voir ce qui motive les gens à fuir le mariage (bien que j'en ai une vague idée lol)- les exemples cités dans cet article pour moi sont sans intérêt- c'est malheureux à dire- mais à partir du moment où on se marie avec un étranger qui ne veut pas se convertir (chose que je comprends aisément) et qui souvent ne maîtrise pas la langue- on prive son couple d'une vie sociale dans la communauté- certains s'en passent- tant mieux pour eux- et dc qu'ils se marient ou vivent en concubinage, ça change rien.....
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  #9  
Vieux 24/04/2007, 09h57
 
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Envoyé par kalaloly Voir le message
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“Cette vie hors du mariage ne correspond pas à mes croyances”
Je n’ai pas choisi de vivre en concubinage. Mon ami me l’a imposé, trois mois après notre rencontre. Je prenais un nouvel appartement alors qu’Eric quittait le sien. Et il s’est installé chez moi. J’étais mal à l’aise parce que cette situation ne correspondait pas à mon éducation. Mais je n’ai pas osé lui dire que je voulais que l’on ait chacun notre appartement. J’étais tiraillée entre mes convictions religieuses et culturelles, et le fait que j’aimais vivre avec lui.

J’ai fini par accepter ce mode de vie parce qu’Eric m’avait demandée en mariage deux mois avant. Je savais qu’il voulait s’engager et cela me rassurait. Nous devions nous marier en novembre 2005. J’ai rapidement dit à ma mère – mon père est décédé il y a quelques années – que j’avais rencontré un jeune homme et que nous voulions officialiser notre union. Je lui ai bien sûr expliqué qu’Eric n’était pas musulman, mais qu’il avait l’intention de se convertir. Et je le lui ai présenté. Eric et moi, nous étions paniqués avant la rencontre. Mais tout s’est merveilleusement bien passé et ma mère s’est dite heureuse pour nous.

En revanche, je ne lui ai jamais parlé de ma vie en concubinage. Je ne voulais ni la décevoir ni lui faire de la peine. Cela m’a coûté de lui mentir. Il m’est même arrivé de cacher les affaires d’Eric parce que ma mère venait me rendre visite. Je n’étais pas fière de moi.

En plus, le concubinage a été prolongé d’au moins un an et demi parce que la famille et des amis d’Eric l’ont convaincu de ne pas se convertir à l’islam. Cette histoire m’a rendue très malheureuse. Pour moi, c’était impératif qu’Eric devienne musulman et il le savait avant même de faire sa demande. Cette période a été difficile, nous nous sommes même quittés quelques semaines. Heureusement, il est revenu sur sa décision et nous nous marions dans deux mois. Je dois avouer que plus la date approche, plus je me sens légère.

Mounia, 26 ans, avocate, Paris

“Mes parents sont très ouverts”
Je me suis installée avec Jean un mois après l’avoir rencontré. Il venait de prendre un nouvel appartement. Nous avions envie d’être tout le temps l’un avec l’autre, alors j’ai déménagé chez lui. Et c’est tout de suite devenu chez nous. Cela fait désormais un an que nous vivons ensemble.

Je l’ai rapidement dit à mes parents, et ce, sans aucune appréhension. Ils sont très ouverts et se sont réjouis de me voir heureuse. Ma mère trouvait normal que j’aie envie d’être en permanence avec la personne que j’aime. Elle est consciente que l’on a changé d’époque et qu’il est courant, aujourd’hui, de vivre en concubinage. En revanche, même si toute ma famille connaît Jean, seuls mes parents savent que je vis avec lui.Nous avons décidé de ne rien dire à mes tantes et à ma grand-mère, par pudeur et aussi parce que ce n’est pas très bien vu chez les Maghrébins. Ils pensent en effet que si la relation est sérieuse et que les personnes ont envie de vivre ensemble, elles doivent montrer leur désir de s’engager en officialisant leur union par le mariage.

Personnellement, même si je suis musulmane pratiquante, je vis avec sérénité le concubinage. J’ai grandi entre deux cultures (française et marocaine) et je les respecte toutes les deux. J’ai la possibilité en France d’habiter avec mon ami avant de me marier. Je vois cela comme une chance! Je crois qu’il est important de se connaître au quotidien avant de s’engager. Cela permet d’éviter les mauvaises surprises.

Jean, de son côté, vit la situation un peu de la même façon que moi parce qu’il est issu d’une famille catholique pratiquante. Ses parents ont eu une réaction équivalente à celle de mes parents. Ils acceptent que l’on vive ensemble, mais ils n’en ont pas parlé au reste de leur famille. Quand nous dormons chez nos parents, il est impensable que nous fassions chambre commune. Avec Jean, cela se passe très bien, notamment parce que nous respectons nos religions respectives. Nous ferons par exemple deux mariages, un catholique et un musulman.

Samya, 29 ans, femme au foyer, Dieppe

“Ma famille me fait payer durement mes choix”
J’ai toujours dit à mes parents qu’à partir du moment où l’on vivait en France, je voulais vivre comme une Française. Je voulais être libre. Ils ne m’ont jamais comprise et me font durement payer, depuis dix ans, mon mode de vie. Ils m’ont rayée de leur existence. Et ma mère, qui est une personne très autoritaire, a incité mes frères et sœurs à ne plus m’adresser la parole. La plupart l’ont écoutée.

Cette haine vient du fait que je suis partie de chez eux à 18 ans et que je me suis installée trois ans plus tard avec Toni. Je n’ai pas agi dans le respect de leur culture et de leur religion; ils m’ont reniée. Si j’ai quitté leur maison, c’est parce qu’un de mes quatre frères me suivait partout et me frappait à la moindre occasion. J’allais mal et je faisais beaucoup de bêtises à cette époque. Je crois que j’étais perdue entre deux cultures.

Quand j’ai rencontré Toni, je suis tout de suite tombée amoureuse de lui. Je pensais que vivre avec lui serait une libération et que je pourrais enfin être moi. Mais ce ne fut pas le cas. J’étais trop instable pour bien vivre ma relation de couple. Je souffrais du fait que mes parents refusent de me parler. Je rêvais d’eux tout le temps et je n’arrêtais pas de pleurer. En plus, mon frère continuait à me harceler. Je pouvais supporter les insultes des personnes que je croisais dans la rue, mais pas l’hostilité de ma famille. Un jour, une de mes sœurs m’a téléphoné. Elle voulait arranger la situation. Pour cela, il fallait que j’accepte de me marier avec une de ses connaissances marocaines. J’ai dit non, même si je savais que cela aurait amélioré les relations avec mes parents. Quand j’étais petite, mon père me disait tout le temps qu’il fallait que je me marie avec un Marocain musulman. Du coup, ça se passait mal avec Toni. Je l’ai quitté plusieurs fois, j’étais déprimée et imprévisible. Il fallait que j’apprenne à vivre sans ma famille et que je me trouve. J’ai donné naissance à Leïla à 23 ans, mais ce n’est qu’un an plus tard que mon couple avec Toni s’est stabilisé. Nous nous sommes mariés et j’ai eu Lilia à 28 ans.

Aujourd’hui, mes parents ne me parlent toujours pas. Pourtant, je les vois de temps en temps en ville. Une fois, j’étais avec Leïla au supermarché et nous avons croisé ma mère. Je l’ai montrée à ma fille, mais sa grand-mère l’a ignorée. Elle est passée à côté de nous comme si de rien n’était. Cette attitude m’a rendue très malheureuse et je crois que je ne pourrai jamais lui pardonner son indifférence vis-à-vis de mes enfants. En ce qui me concerne, je ne regrette rien et je suis beaucoup plus sereine qu’avant. Je n’ai jamais voulu faire semblant. Grâce à ça, je suis moi.

Le courrier de l'Atlas
et voila le bordel maintenant
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Vieux 24/04/2007, 09h59
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Par défaut Re : Témoignages de maghrebines vivant en concubinage

c loubna meliane qui a écrit cet article?
__________________
Un souci bladinautique?
Un simple clik, et je t'explique!!
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