Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Au fil de l'actu


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 26/04/2007, 12h25
Avatar de hennayate
bledi bledi bledi
 
Date d'inscription: octobre 2005
Messages: 9 806
Entrées dans le blog: 7
Par défaut Royal force le PS à l'ouverture au centre + avis de N. Belkacem

C'est une partie d'échecs où chacun tente de prendre un coup d'avance. Aussitôt connue la position de François Bayrou, – pas de consigne de vote pour le second tour mais un ton très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy –, Ségolène Royal a voulu, dans l'après-midi mercredi 25 avril, reprendre la main. "Il m'a rejoint sur le constat très sévère de la profondeur des crises", s'est félicitée la candidate socialiste depuis son QG parisien, en renvoyant à un "malentendu" l'appréciation portée par le responsable centriste sur la partie économique de son programme : "Je ne propose pas l'étatisation de l'économie, bien au contraire."


Dans la foulée, Mme Royal a réitéré son invitation à débattre avec M. Bayrou, devant la presse quotidienne régionale, cette fois, vendredi matin. La réponse du président de l'UDF ne s'est pas fait attendre : d'accord pour un débat, mais à la télévision. Le soir, sur France 2, la candidate socialiste a accusé réception en maintenant son idée de la presse régionale tout en conviant la chaîne de télévision à venir "filmer" la rencontre. Un compromis étudié de près par son entourage qui redoute que cela soit décompté du temps de parole de la candidate pour le second tour de l'élection… En parallèle, Mme Royal soigne les images de son appel au centre. Après avoir sollicité Jacques Delors, puis Daniel Cohn-Bendit, pour leurs capacités à toucher l'électorat de M. Bayrou, elle a ostensiblement déjeuné mercredi à la terrasse d'un restaurant parisien avec Dominique Strauss-Kahn, au point que ce dernier, un peu agacé de se sentir instrumentalisé, a fait mine de s'étonner de voir autant de caméras et de photographes autour de la table.


"AFFAIRE PLUTÔT BIEN GÉRÉE"

A plusieurs reprises, la candidate a dû justifier sa stratégie, alors qu'au Parti socialiste, certains responsables critiquent de plus en plus ouvertement une politique de "coups". "J'ai entendu l'appel qu'ont adressé les électeurs sur le besoin de rénovation et de prendre les idées d'où qu'elles viennent. Je l'ai fait en pensant aux Français, aux urgences", a-t-elle expliqué à son QG. "Je suis une femme pratique (…), une femme qui s'adapte aux circonstances", a ensuite plaidé Mme Royal sur France 2, en revendiquant une "forme d'audace" : "Je suis au-dessus des partis, bien sûr, puisque je dois rassembler un Français sur deux. (…) Il faut sortir de l'affrontement bloc contre bloc." Au début, les socialistes ont plutôt bien réagi à ses appels au centre, jugeant nécessaire de mettre au pied du mur M. Bayrou et se félicitant qu'il n'ait pas attendu le dernier moment pour s'exprimer. Mais l'hypothèse de l'entrée dans un gouvernement de ministres centristes, évoquée dès mardi soir, au cas où le président de l'UDF rejoindrait le pacte présidentiel de la candidate, et son insistance à proposer un débat, ont fini par troubler plusieurs responsables qui s'en sont ouverts, mercredi matin, lors de la réunion du secrétariat national du PS.

Tour à tour, Daniel Vaillant, Harlem Désir, Jean Glavany ou Claude Bartolone – pourtant membre de l'équipe de campagne de Mme Royal – ont fait part de leurs réticences et de leur colère que le parti n'ait pas été consulté sur la démarche empruntée par la candidate et sa garde rapprochée constituée par François Rebsamen et Julien Dray. "Le processus de rapprochement avec l'UDF est dangereux, estime le député européen Benoît Hamon, qui a participé à la réunion. Bayrou construit son parti pour nous tuer." François Hollande, lui-même, a posé des limites à la politique d'ouverture de Mme Royal. "Faut-il dialoguer avec lui? Pas dans n'importe quelle condition, il n'est pas au second tour et Ségolène Royal a raison de dire qu'on n'engage pas une négociation", explique au Monde le premier secrétaire du PS. "Ce n'est pas une bonne présentation, ajoute-t-il, de dire qu'il y aura des ministres UDF puisque cela ne peut se faire que si Bayrou rejoint le pacte présidentiel de Ségolène Royal, il ne s'agit donc pas d'un renversement d'alliance." Pour M. Hollande, si "l'affaire a été plutôt bien gérée, l'erreur serait de prolonger", désormais, les discussions avec l'UDF. "Il faut respecter la liberté de la candidate et la responsabilité du parti", dit-il. Si la première doit rassembler, le second entend bien jouer son rôle de gardien des dogmes, à propos desquels Mme Royal ne cesse de dire qu'elle s'en affranchit… Sa méthode, qui contourne toujours le PS, suscite la colère d'une partie des élus. Pour sa part M. Hollande n'a guère apprécié la présence du député européen (Verts), Daniel Cohn-Bendit, promu orateur lors du meeting de Mme Royal à Montpellier, mardi soir. Une initiative dont les Verts n'ont d'ailleurs pas manqué de se plaindre auprès du premier secrétaire.


"PAS UN RENVERSEMENT D'ALLIANCE"

Furieux de ne pas être consultés, certains, au PS, vont même jusqu'à soupçonner l'équipe de Mme Royal, et en particulier son conseiller Julien Dray, d'avoir pris des contacts pour préparer le terrain avec les centristes sur les élections législatives, – ce que l'intéressé "dément formellement". "Nous avons tous reçu un ordre formel de Ségolène Royal pour qu'il n'y ait aucune négociation secrète", assure le député de l'Essonne. "Oui, reconnaît M. Dray, il y a un frottement au PS, une interrogation qui est logique." Mais, assure-t-il, "Ségolène Royal a fait un choix tactique, pas un renversement d'alliance".

Dans l'équipe de la candidate, on admet une prise de risque, par rapport à l'ensemble de la gauche, mais justifiée par la nécessité d'aller vite et d'imposer à M. Bayrou de se dévoiler plus vite qu'il n'en avait l'intention. "Sinon, il n'aurait pas bougé", affirme M. Dray.

"Les choses bougent, avancent, a-t-il répété jeudi matin sur TF1. Depuis lundi, depuis la prise de risque de Ségolène Royal, il est en train de se passer quelque chose dans le pays". La partie d'échecs continue.


Isabelle Mandraud, Le Monde.
Réponse avec citation
  #2  
Vieux 26/04/2007, 12h26
Avatar de hennayate
bledi bledi bledi
 
Date d'inscription: octobre 2005
Messages: 9 806
Entrées dans le blog: 7
Par défaut Re : Royal force le PS à l'ouverture au centre + avis de N. Belkacem

Najat Belkacem :


Je viens d'entendre comme vous la déclaration de François Bayrou, qui a critiqué très clairement, très fortement Nicolas Sarkozy. Dans les deux visions de société, il a plutôt fait le choix de celle de Ségolène Royal. Il a accepté la proposition de dialogue public de celle-ci. C'est donc plutôt un signe encourageant, même s'il revient désormais aux électeurs de se prononcer.
Ségolène Royal, dans la foulée de la déclaration de François Bayrou, vient de lui proposer d'organiser ce débat public ce vendredi à 11 heures, devant la presse quotidienne régionale. Nous en saurons donc plus vendredi.



Les électeurs de François Bayrou peuvent se retrouver autour des propositions du pacte présidentiel : l'école, l'emploi des jeunes, les réformes institutionnelles. Egalement la conception de l'autorité de l'Etat, l'environnement, ou encore l'Europe. Au-delà des propositions concrètes, ce second tour opposera deux visions de la société : une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres pour Nicolas Sarkozy, contre une société de réformes en douceur qui cherche à rassembler tous les Français autour de valeurs humanistes et républicaines modernisées pour Ségolène Royal.



Ségolène Royal est favorable depuis le début à l'introduction d'une dose de proportionnelle. C'est pour elle une nécessité démocratique : toutes les opinions doivent être représentées. Il est clair que c'est un élément important pour François Bayrou. Ségolène Royal est favorable à un dialogue avec François Bayrou sur la base du pacte présidentiel. Dans ce cadre, elle n'exclut rien, elle l'a dit.

Il s'agira d'une majorité présidentielle autour d'un projet de gouvernement : le pacte de Ségolène Royal. Ce pacte est cohérent, clair, structuré. Il répond tant à l'urgence sociale dans laquelle se trouve notre pays qu'à la nécessité d'investir dans l'avenir avec l'école, la recherche, l'environnement, l'enseignement supérieur, l'innovation, la confiance aux entreprises, la croissance.
Réponse avec citation
  #3  
Vieux 26/04/2007, 12h36
Avatar de incognito
 
Date d'inscription: août 2002
Messages: 14 963
Par défaut Re : Royal force le PS à l'ouverture au centre + avis de N. Belkacem

la réforme du Ps ne se fera pas en douceur
__________________
Me gustas tu
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide

Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
hébergement d'urgence pour un sans papiers mounsmiss Maroc / France 39 28/06/2008 14h08
L’impasse de l’extrême centre tiznit75 Forum Général 6 15/03/2007 23h05
[ Sujet unique :Palestine - Israel - Liban ] GoodLife Forum Général 4047 31/08/2006 14h21
Liban : Force de paix ou « sale besogne » ? malam Au fil de l'actu 0 28/07/2006 14h10
L'espion qui a infiltré le centre islamique de Genève BOUM ! Forum Islam 2 16/04/2006 21h42



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 23h17.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35