|
#41
| ||||
| ||||
| Citation:
:lol: attention toi ! Elle ne s'appelle pas samira celle là ! :-P |
|
#42
| |||
| |||
| Dire que j'ai hésité à lancer cette rubrique parce que je craignais une autre guéguerre arabo-berbère. :-D :-D :-D XV. - Quand le roi eut fini de parler, les envoyés de Jugurtha, comptant plus sur leurs distributions d'argent que sur leur bon droit, répondirent en quelques mots : Hiempsal avait été massacré par les Numides en raison de sa cruauté ; Adherbal avait, sans provocation, commencé les hostilités ; après sa défaite, il se plaignait de n'avoir pu lui-même faire de mal aux autres ; Jugurtha demandait au Sénat de le juger tel qu'il s'était fait connaître à Numance, et de s'en rapporter moins aux articulations d'un ennemi, qu'à ses propres actes. Les adversaires quittent la curie. Sans retard, le Sénat met l'affaire en délibéré. Les partisans des députés et, avec eux, la majorité des sénateurs, corrompus par l'intrigue, parlent avec dédain du discours d'Adherbal, exaltent le mérite de Jugurtha ; crédit, paroles, tous les procédés leur sont bons pour vanter le crime et la honte d'autrui, comme s'il s'agissait de leur propre gloire. La minorité, qui préférait à l'argent le bien et l'équité, demanda par son vote qu'on vint en aide à Adherbal et qu'on punît sévèrement la mort d'Hiempsal ; au premier rang de ces derniers, Émilius Scaurus, un noble actif, chef de parti, avide d'autorité, d'honneurs, d'argent, au demeurant habile à dissimuler ses vices. Voyant prodiguer les largesses royales avec une scandaleuse impudence, il appréhenda ce qui se produit d'ordinaire dans ce cas, je veux dire la colère publique soulevée par un dévergondage si éhonté, et il mit le holà à son habituelle cupidité. |
|
#43
| |||
| |||
| Citation:
Tamazgha n’a changé ni de langue! Ni d’âme! Ni aucune transformation la plus profondément intime qu’on puisse imaginer….. La preuve flagrante que nous existons encore en tant que : Homme Libre! Dire que cette richesse culturelle ( Histoire) est exlusivement marocaine ou algérienne est la plus grande superchérie que je n’ai jamais entendu parler. C’est l’héritage de tout un peuple : Afrique du Nord ( l’Afrique aux Africains! À bas les nationalistes chauvins!) PS1 : Bravo Agerzam PS2 : Depuis quand le Maroc/Algérie est devenu Marocain/ Algérienne? |
|
#44
| |||
| |||
| Citation:
Tu as bien raison, dire, mon frère, à quelqu'un que tu ne connais pas est généralement un mensonge et dons notre cas c'est de l'hypocrisie ![]() |
|
#45
| |||
| |||
| XVI. - Dans le Sénat pourtant, la victoire resta au parti qui faisait moins de cas de la justice que de l'argent et du crédit. On décréta l'envoi de dix délégués chargés de partager entre Jugurtha et Adherbal le royaume de Micipsa. Comme chef de la délégation, on choisit L. Opimius, citoyen illustre et alors incluent au Sénat, parce que, consul après la mort de C. Gracchus et de M. Fulvius Flaccus, il avait tiré avec une grande vigueur toutes les conséquences de la victoire de la noblesse sur la plèbe. Il était à Rome parmi les ennemis de Jugurtha ; celui-ci pourtant le reçut avec un soin infini, et l'amena par des dons et des promesses à sacrifier sa réputation, sa loyauté, sa personne enfin, aux intérêts du roi. On entreprit les autres délégués par les mêmes moyens ; la plupart se laissèrent séduire ; quelques-uns seulement préférèrent l'honneur à l'argent. Dans le partage, la partie de la Numidie, voisine de la Mauritanie, plus riche et plus peuplée, fut attribuée à Jugurtha ; le reste, qui avait plus d'aspect que de valeur propre, avec des ports plus nombreux et de beaux édifices, fut le lot d'Adherbal. |
|
#46
| |||
| |||
| XVII. - Mon sujet parait comporter un court exposé sur la position de l'Afrique et quelques mots sur les nations que nous y avons eues pour ennemies ou pour alliées. Quant aux régions et aux peuplades qui, en raison de la chaleur, des difficultés de toute sorte et de leur état désertique, ont été moins visitées par les voyageurs, je ne saurais rien en dire de certain. Sur les autres, je m'expliquerai brièvement. Dans la division du globe, la plupart des auteurs ont fait de l'Afrique une troisième partie du monde ; quelques-uns ne comptent que l'Asie et l'Europe et placent l'Afrique en Europe. L'Afrique a pour limites, à l'ouest, le détroit qui réunit la méditerranée à l'Océan, à l'est un plateau incliné, appelé par les habitants Catabathmon. La mer y est orageuse, la côte sans ports, la terre fertile, propre à l'élevage, sans arbres, sans eaux de pluie, sans sources. Les hommes sont vigoureux, agiles, rudes à l'ouvrage ; ils meurent généralement de vieillesse, sauf le cas de mort violente par le fer ou les bêtes féroces ; rarement ils succombent à la maladie. Les animaux malfaisants sont nombreux. Quels ont été les premiers habitants de l'Afrique ? Quels sont ceux, qui y sont venus ensuite ? Comment s'est effectué le mélange ? je pense sur ces points autrement que la majorité des auteurs. Les livres carthaginois attribués au roi Hiempsal m'ont été expliqués : ils s'accordent avec les idées des gens de là-bas ; je vais les résumer, laissant d'ailleurs à mes répondants la responsabilité de leurs dires. |
|
#47
| |||
| |||
| Voici un résumé de ce qui a paru jusqu’à maintenant. Salluste résume l’histoire de l’Afrique du nord et du royaume de Numidie. Descendance de Masinissa; Micipsa et ses deux fils, Adherbal et Hiempsal, auquel il joint Jugurtha par adoption. Portrait de Jugurtha. Sa supériorité effraie Micipsa qui l’envoie en Espagne pour faire la guerre aux côtés des romains. Jugurtha revient en Numidie couvert de gloire et de l’amitié de nombreux romains influents. Micipsa, avant de rendre le dernier souffle, essaie de maintenir la concorde entre ses trois héritiers. Après sa mort les inimitiés éclatent au grand jour. Jugurtha fait mourir Hiempsal, vainc Adherbal au combat qui doit se réfugier à Rome. Adherbal défend sa cause auprès du Sénat romain, ou Jugurtha envoit des ambassadeurs chargés de corrompre l’Aristocratie de Rome. Rome finalement mande une délégation en Afrique afin de partager le royaume entre les deux rivaux. |
|
#48
| |||
| |||
| tout à fait intéressant ! mais gardons un esprit critique quand on aborde l'Histoire, la naiveté dans l'examen du passé est la pire des choses. |
|
#49
| |||
| |||
| XVIII. - L'Afrique, au début, était habitée par les Gétules et les Libyens, rudes, grossiers, nourris de la chair des fauves, mangeant de l'herbe comme des bêtes. Ils n'obéissaient ni à des coutumes, ni à des lois, ni à des chefs ; errants, dispersés, ils s'arrêtaient à l'endroit que la nuit les empêchait de dépasser. Mais, après la mort d'Hercule en Espagne - croyance africaine, - son armée composée de peuples divers, ayant perdu son chef et voyant plusieurs rivaux se disputer le commandement, se débanda bien vite. Les Mèdes, les Perses, les Arméniens passèrent en Afrique sur des bateaux et occupèrent les territoires les plus rapprochés de la Méditerranée. Les Perses s'établirent plus prés de l'Océan, renversèrent les coques de leurs navires pour en faire des cabanes, parce qu'ils ne trouvaient point de matériaux dans le pays et n'avaient aucun moyen de faire des achats ou des échanges en Espagne : l'étendue de la mer et leur ignorance de la langue leur interdisaient tout commerce. Insensiblement, ils s'unirent aux Gétules par des mariages ; et, comme ils avaient fait l'essai de plusieurs régions, allant sans cesse d'un lieu dans un autre, ils se donnèrent le nom de Nomades. Aujourd'hui encore, les maisons des paysans numides, qu'ils appellent mapalia, sont allongées, aux flancs cintrés, et font l'effet de carènes de bateaux. Aux Mèdes et aux Arméniens s'unirent les Libyens qui vivaient plus près de la mer d'Afrique, les Gétules étant plus sous le soleil, non loin des pays caniculaires -, et bien vite ils bâtirent des places fortes ; séparés de l'Espagne par le détroit, ils pratiquaient des échanges avec ce pays. Petit à petit, les Libyens altérèrent le nom des nouveau-venus et, dans leur langue barbare, les appelèrent Maures au lieu de Mèdes. La puissance des Perses ne tarda pas à s'accroître ; et, dans la suite, sous le nom de Numides, les jeunes, en raison de la surpopulation, se séparèrent de leurs pères et s'installèrent dans la région voisine de Carthage appelée Numidie ; puis, s'appuyant sur les anciens habitants, ils se rendirent, par les armes ou la terreur, maîtres des régions voisines, et se firent un nom glorieux, ceux surtout qui s'étaient avancés plus près de la Méditerranée, parce que les Libyens sont moins belliqueux que les Gétules. Enfin, presque tout le nord de l'Afrique appartint aux Numides ; les vaincus se fondirent avec les vainqueurs, qui leur donnèrent leur nom. |
|
#50
| |||
| |||
| on voit bien la limite de ce genre de chroniques antiques la précision et l'exactitude des faits sont délaissée au profit de la mythologie et de la passion. c'est assez marrant à lire |
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|