|
#1
| ||||
| ||||
| Plusieurs dirigeants de la communauté musulmane italienne ont condamné lundi l'action en justice de l'un de leurs coreligionnaires pour faire retirer les crucifix de l'école de ses enfants après le tollé provoqué par cette décision dans la très catholique Italie. Ils n'ont pas eu de mots assez durs pour dénoncer celui par qui le scandale est arrivé: Adel Smith, 43 ans, un Italien "converti" à l'islam en 1987, président de "l'Union des Musulmans d'Italie", une petite organisation revendiquant 5.300 adhérents. "Nous ne le considérons pas comme un membre de la communauté musulmane. C'est un provocateur qui cherche à impliquer les musulmans dans une affaire qui n'est pas la leur", a affirmé Ali Abu Shwaima, responsable du Centre islamique de Milan et de Lombardie (nord). "La question du crucifix risque seulement de créer du ressentiment contre nous et d'accentuer les polémiques qui n'aident pas l'intégration", a renchéri Abdel Hamid Shaari, président de l'Institut culturel islamique de la rue Jenner à Milan. Ce centre est sous haute surveillance car il était fréquenté par de nombreux musulmans arrêtés dans le cadre d'enquêtes sur les réseaux de soutien à l'organisation terroriste Al-Qaïda. "Cette décision de justice ne nous fait pas plaisir", a affirmé Hamza Roberto Piccardo, secrétaire national de l'Union des communautés islamiques italiennes (Ucoii) qui contrôle la plupart des lieux de culte en Italie. La communauté musulmane compte environ 800.000 membres en Italie dont 70.000 vivent à Milan. "Il est facile d'imaginer les réactions de ceux qui cherchent tout prétexte pour dénoncer la présence islamique en Italie, comme la Ligue du Nord ou Forza Nuova (le parti d'extrème droite)", a souligné M. Piccardo. "La décision va avoir des effets pervers, indésirables et certainement négatifs sur le dialogue entre chrétiens et musulmans que l'on cherche à engager", a-t-il estimé. Adel Smith a obtenu jeudi d'un tribunal de la province de L'Aquila (Abruzzes, 100 km de Rome) une décision ordonnant le retrait de tous les crucifix des murs de l'école maternelle de la localité d'Ofena où est scolarisé un de ses deux fils. L'Eglise italienne et la plupart des dirigeants politiques du pays ont condamné cette décision. "Le crucifix doit rester un symbole de l'identité de notre pays", a affirmé le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne. Deux lois datant de 1924 et 1927 autorisent en Italie la présence des symboles de la religion catholique dans les écoles et elle n'ont jamais été abrogées. afp |
|
#2
| |||
| |||
| nous nous devrions nous taire par rapport au voile ,et à la question du dérangement d'un signe religieux ostentatoire alors qu'il n'y a rien de plus ostentatoire qu'une croix , en plus sur un mur d'école non nous aussi avons le droit de revendiquer des autres une absence de signes religieux |
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|