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Chamali2005 Chamali2005 est déconnecté

Messages des visiteurs

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  1. Hibou57
    22/07/2008 21h31
    Hibou57
    Merci pour la traduc j'avais commencé à apprendre un peu l'Arabe literraire, mais j'ai arrêté, et j'essai plutôt de comprendre la Darija maintenant pour ça que je pose des questions comme ça

    Encore merci chèr Chamali
  2. hnina16
    21/07/2008 15h05
    hnina16
    Chamali tu as du recevoir un mp car j ai mal cliqué je suis désolée...
  3. hnina16
    21/07/2008 14h54
    hnina16
    c est toi aussi espece de ...

  4. hnina16
    21/07/2008 14h47
    hnina16
    Ils st tres beaux tous les deux... donc enleve les tous les deux...
  5. hnina16
    21/07/2008 13h58
    hnina16
    Bah l avatar d ailleurs c est qui?

    meme si l acteur hindou sur le profil ( j oublie toujours son nom je sais qu il est marié a la belle indienne aux gds yeux verts bleu aishwarya rai... si assad passe par la il va d ailleurs me tuer )
  6. hnina16
    21/07/2008 13h06
    hnina16
    Chamalli arrete avec ton avatar change mets autre chose c est mieux pour preserver notre regard...
    trop de tentation!
    (Allah yster)

    C est un tres bon choix ton douez!
  7. ilioucha
    21/07/2008 12h28
    ilioucha
    C'est beau for sure...Mais je ne goûte jamais la poésie au boulot....je me mets la journée dans un état d'esprit rapace et matérialiste sinon je ne m'en sortirai pas...je savoure des choses comme ça le soir chez moi

    Aji be3da yak c'est ce dimanche que tu passes ? c'est à quelle heure que tu atterris ?
  8. ilioucha
    21/07/2008 12h16
    ilioucha
    Haye haye haye malek 3la had eche3r a khaye Chamali essba7 hada ?
  9. Chamali2005
    20/07/2008 01h38
    Chamali2005
    Le Voyage
    A Maxime du Camp




    Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
    L'univers est égal à son vaste appétit.
    Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
    Aux yeux du souvenir que le monde est petit!

    5 Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
    Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
    Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini sur le fini des mers:

    Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
    10 D'autres, l'horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
    Astrologues noyés dans les yeux d'une femme,
    La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

    Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
    D'espace et de lumière et de cieux embrasés;
    15 La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
    Effacent lentement la marque des baisers.

    Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
    Pour partir; coeurs légers, semblables aux ballons,
    De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
    20 Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!

    Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
    Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
    De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
    Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom!

    II

    25 Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
    Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
    La Curiosité nous tourmente et nous roule
    Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.

    Singulière fortune où le but se déplace,
    30 Et, n'étant nulle part, peut être n'importe où!
    Où l'Homme, dont jamais l'espérance n'est lasse,
    Pour trouver le repos court toujours comme un fou!

    Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
    Une voix retentit sur le pont: "Ouvre l'oeil!"
    35 Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
    "Amour... gloire... bonheur!" Enfer! c'est un écueil!

    Chaque îlot signalé par l'homme de vigie
    Est un Eldorado promis par le Destin;
    L'Imagination qui dresse son orgie
    40 Ne trouve qu'un récif aux clartés du matin.

    O le pauvre amoureux des pays chimériques!
    Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
    Ce matelot ivrogne, inventeur d'Amériques
    Dont le mirage rend le gouffre plus amer?

    45 Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
    Rêve, le nez en l'air, de brillants paradis;
    Son oeil ensorcelé découvre une Capoue
    Partout où la chandelle illumine un taudis.

    III

    Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
    50 Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
    Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
    Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.

    Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
    Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons,
    55 Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
    Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.

    Dites, qu'avez-vous vu?

    IV

    "Nous avons vu des astres
    Et des flots, nous avons vu des sables aussi;
    60 Et, malgré bien des chocs et d'imprévus désastres,
    Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.

    La gloire du soleil sur la mer violette,
    La gloire des cités dans le soleil couchant,
    Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
    65 De plonger dans un ciel au reflet alléchant.

    Les plus riches cités, les plus grands paysages,
    Jamais ne contenaient l'attrait mystérieux
    De ceux que le hasard fait avec les nuages.
    Et toujours le désir nous rendait soucieux!

    70 — La jouissance ajoute au désir de la force.
    Désir, vieil arbre à qui le plaisir sert d'engrais,
    Cependant que grossit et durcit ton écorce,
    Tes branches veulent voir le soleil de plus près!

    Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
    75 Que le cyprès? — Pourtant nous avons, avec soin,
    Cueilli quelques croquis pour votre album vorace
    Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!

    Nous avons salué des idoles à trompe;
    Des trônes constellés de joyaux lumineux;
    80 Des palais ouvragés dont la féerique pompe
    Serait pour vos banquiers un rêve ruineux;

    Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse;
    Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
    Et des jongleurs savants que le serpent caresse."

    V

    85 Et puis, et puis encore?

    VI

    "O cerveaux enfantins!

    Pour ne pas oublier la chose capitale,
    Nous avons vu partout, et sans l'avoir cherché,
    Du haut jusques en bas de l'échelle fatale,
    90 Le spectacle ennuyeux de l'immortel péché:

    La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
    Sans rire s'adorant et s'aimant sans dégoût;
    L'homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
    Esclave de l'esclave et ruisseau dans l'égout;

    95 Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
    La fête qu'assaisonne et parfume le sang;
    Le poison du pouvoir énervant le despote,
    Et le peuple amoureux du fouet abrutissant;

    Plusieurs religions semblables à la nôtre,
    100 Toutes escaladant le ciel; la Sainteté,
    Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
    Dans les clous et le crin cherchant la volupté;

    L'Humanité bavarde, ivre de son génie,
    Et, folle maintenant comme elle était jadis,
    105 Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
    "O mon semblable, mon maître, je te maudis!"

    Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
    Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
    Et se réfugiant dans l'opium immense!
    110 — Tel est du globe entier l'éternel bulletin."

    VII

    Amer savoir, celui qu'on tire du voyage!
    Le monde, monotone et petit, aujourd'hui,
    Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
    Une oasis d'horreur dans un désert d'ennui!

    115 Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
    Pars, s'il le faut. L'un court, et l'autre se tapit
    Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,
    Le Temps! Il est, hélas! des coureurs sans répit,

    Comme le Juif errant et comme les apôtres,
    120 A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
    Pour fuir ce rétiaire infâme; il en est d'autres
    Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.

    Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
    Nous pourrons espérer et crier: En avant!
    125 De même qu'autrefois nous partions pour la Chine,
    Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,

    Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
    Avec le coeur joyeux d'un jeune passager.
    Entendez-vous ces voix charmantes et funèbres,
    130 Qui chantent: "Par ici vous qui voulez manger

    Le Lotus parfumé! c'est ici qu'on vendange
    Les fruits miraculeux dont votre coeur a faim;
    Venez vous enivrer de la douceur étrange
    De cette après-midi qui n'a jamais de fin!"

    135 A l'accent familier nous devinons le spectre;
    Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
    "Pour rafraîchir ton coeur nage vers ton Electre!"
    Dit celle dont jadis nous baisions les genoux.

    VIII

    O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre!
    140 Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons!
    Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
    Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!

    Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte!
    Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
    145 Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe?
    Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!
  10. hnina16
    19/07/2008 21h56
    hnina16
    Bon alors c est quoi ton plat prefere marocain?

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