Les humeurs de Sarah.
Envoyé 28/08/2008 à 23h16 par LuneSoleil
"Si une note en dessous de zéro existait, soyez sur que en auriez écoper".
Ce fut la remarque de mon professeur d'Hisoire, Mr. S, ce matin glaciale de décembre. une de plus, me dis-je avec indifférence. Il me semblais à moi que j'étais plutôt bonne en Histoire.
Enfin... que j'aurais pu l'être, sans la mauvaise humeur quotidienne Mr. S, lequel n'avait jamais divulgué sans nom entier, depuis quatre mois que l'on avait repris les cours. Allez savoir pourquoi... Catherine, une de mes camarades de classe, insinuait que le brave homme (ironiquement, vous vous en doutez) était affublé d'un nom tellement gênant qu'il preferait l'abreger en une unique lettre.
Mauvaise langue, vous dites vous... comme à peu près la totalité de la classe.
Mais revenons à ce matin lugubre.
Moi, Sarah P., venez de recevoir la pire note dont on puisse cauchemarder : rouge sur ma feuille imaculée, et vaguement ovale : Zéro.
Je fixais des yeux cette énorme oeil vide et sinistre qui me narguait et était près de me faire un clin d'oeil, me semblait-il, quand la cloche de fin des cours retentit, tel un glas de mauvis augure. Sortir de cette classe, cette école, c'était me diriger droit vers le bourreau.
Vous qui me lisez croyez peut-être que je parle de mon père. Il n'en est rien. Non, moi celle qui m'inquetait.... c'était ma mère !
Ma mère était institutrice dans une fac dans une ville voisine de la notre. Lorsqu'elle rentrait le soir, on pourrait croire qu'elle s'affalerait sur le divan en soupirant et pestant contre ses élèves, mais non. Même pas. Dès qu'elle franchissait le pas de la porte, sa première question, succèdant le rituel "bonsoir", bien sûr, était : "alors ? Les cours ?" pour aussitôt enchaîné sur un "ton carnet de note" des plus autoritaire.
Mais j'aimais malgrès tout profondement ma mère. Parfois j'insinuais devant elle qu'elle aurait pu faire carrière dans l'armée, qu'elle avait raté sa vocation de militaire, mais à part cela, nous nous entendions comme larrons en foire.
Sauf en ce qui concernait les études. Et tout en traversant le parc, que je traversais tellement souvent depuis la rentrée, j'échaffaudais tout un plan dans ma tête pour essayer de me sortir sans trop de mal de cette histoire...
Bon, après tout, j'avais bien travaillé en littérature, comme en mathematique. Je me tirais plutôt bien avec la science, qui était pourtant ma bête noir, quant aux autres matières, les notes ne descendaient pas en dessous de la moyenne.
Bref il n'y avait que ce Zéro, rouge, déprimant... catastrophique, pour tout dire.
Oh, je sais ce que vous vous dites... une fois n'est pas coutume, tu te rattraperas la prochaine fois, un zéro, c'est pas la fin du monde...
Mais ma mère, respectés lecteurs ! Penser que si seulement une note descendait ne serait-ce que de 0,1 point au-dessous de dix, elle m'en ferait toute une harangue jusqu'à la fin de mes jours ! (ou pratiquement).
Imaginez-vous, avoir une carrière brillante, une famille brillante, des amies brillantes, une maison brillante, et un zéro en Histoire ??!
Ah, non. C'en serait trop pour ma mère.
Mais je la connais, elle prendrait tout en main : cours de soutien, révision du programme de l'année scolaire entier (même ce que nous n'avions pas encore abordé), peut-être aussi quelques mois chez le psychologue (j'exagère à peine).
Et là, sur le chemin du retour, sous les arbres dont les feuilles tombaient mollement et tristement sur le pavé mouillé, là je me suis demandé pourquoi je tenais cette note, ou plutôt la réaction de mes parents si à coeur si je connaissais d'ores et déjà leur réaction ?
Et puis après tout, vous avez raison, respectés lecteurs, un zéro, dans un océan de bonnes (ou presque) notes, ce n'est pas la mer à boire.
Ce fut la remarque de mon professeur d'Hisoire, Mr. S, ce matin glaciale de décembre. une de plus, me dis-je avec indifférence. Il me semblais à moi que j'étais plutôt bonne en Histoire.
Enfin... que j'aurais pu l'être, sans la mauvaise humeur quotidienne Mr. S, lequel n'avait jamais divulgué sans nom entier, depuis quatre mois que l'on avait repris les cours. Allez savoir pourquoi... Catherine, une de mes camarades de classe, insinuait que le brave homme (ironiquement, vous vous en doutez) était affublé d'un nom tellement gênant qu'il preferait l'abreger en une unique lettre.
Mauvaise langue, vous dites vous... comme à peu près la totalité de la classe.
Mais revenons à ce matin lugubre.
Moi, Sarah P., venez de recevoir la pire note dont on puisse cauchemarder : rouge sur ma feuille imaculée, et vaguement ovale : Zéro.
Je fixais des yeux cette énorme oeil vide et sinistre qui me narguait et était près de me faire un clin d'oeil, me semblait-il, quand la cloche de fin des cours retentit, tel un glas de mauvis augure. Sortir de cette classe, cette école, c'était me diriger droit vers le bourreau.
Vous qui me lisez croyez peut-être que je parle de mon père. Il n'en est rien. Non, moi celle qui m'inquetait.... c'était ma mère !
Ma mère était institutrice dans une fac dans une ville voisine de la notre. Lorsqu'elle rentrait le soir, on pourrait croire qu'elle s'affalerait sur le divan en soupirant et pestant contre ses élèves, mais non. Même pas. Dès qu'elle franchissait le pas de la porte, sa première question, succèdant le rituel "bonsoir", bien sûr, était : "alors ? Les cours ?" pour aussitôt enchaîné sur un "ton carnet de note" des plus autoritaire.
Mais j'aimais malgrès tout profondement ma mère. Parfois j'insinuais devant elle qu'elle aurait pu faire carrière dans l'armée, qu'elle avait raté sa vocation de militaire, mais à part cela, nous nous entendions comme larrons en foire.
Sauf en ce qui concernait les études. Et tout en traversant le parc, que je traversais tellement souvent depuis la rentrée, j'échaffaudais tout un plan dans ma tête pour essayer de me sortir sans trop de mal de cette histoire...
Bon, après tout, j'avais bien travaillé en littérature, comme en mathematique. Je me tirais plutôt bien avec la science, qui était pourtant ma bête noir, quant aux autres matières, les notes ne descendaient pas en dessous de la moyenne.
Bref il n'y avait que ce Zéro, rouge, déprimant... catastrophique, pour tout dire.
Oh, je sais ce que vous vous dites... une fois n'est pas coutume, tu te rattraperas la prochaine fois, un zéro, c'est pas la fin du monde...
Mais ma mère, respectés lecteurs ! Penser que si seulement une note descendait ne serait-ce que de 0,1 point au-dessous de dix, elle m'en ferait toute une harangue jusqu'à la fin de mes jours ! (ou pratiquement).
Imaginez-vous, avoir une carrière brillante, une famille brillante, des amies brillantes, une maison brillante, et un zéro en Histoire ??!
Ah, non. C'en serait trop pour ma mère.
Mais je la connais, elle prendrait tout en main : cours de soutien, révision du programme de l'année scolaire entier (même ce que nous n'avions pas encore abordé), peut-être aussi quelques mois chez le psychologue (j'exagère à peine).
Et là, sur le chemin du retour, sous les arbres dont les feuilles tombaient mollement et tristement sur le pavé mouillé, là je me suis demandé pourquoi je tenais cette note, ou plutôt la réaction de mes parents si à coeur si je connaissais d'ores et déjà leur réaction ?
Et puis après tout, vous avez raison, respectés lecteurs, un zéro, dans un océan de bonnes (ou presque) notes, ce n'est pas la mer à boire.
Nombre de commentaires 2
Commentaires
| | cette Sarah, elle s'appèle certainement khaoula :D moi c mon père qui m'inquiéte... même si nous nous entendons un peu sur les morales et tout... je le trouve bien ton histoire de lalla Sarah, avec quelques très petites fautes d'orthographes, c pas grave;) |
Envoyé 30/08/2008 à 20h40 par Bellatrix |
| | ahah tu écris très bien ![]() |
Envoyé 25/09/2008 à 15h46 par KariiMaroc |
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