C’est plus fort que moi
"Je m'endors difficilement
Une peluche sous mes doigts
Que j'enlace comme un enfant
Contre mon ventre, entre mes bras
J’essaie de ne pas trop penser
J’essaie mais je n'y arriv' pas
Et la tête sous l'oreiller
J’étouffe de veiller sans toi
Remplir ma vie de ton absence
Panser mon âme solitaire
De pensées vides de substance
De trucs qu'on dit quand on se perd
Ne me met pas de bonne humeur
Ne me fait pas rire aux éclats
Et quand je ne ris pas je pleure
J’y peux rien c'est plus fort que moi
C’est plus fort que moi
De couler l’eau par-dessus cils
C’est plus fort que moi
De vouloir t'offrir domicile
Ailleurs que dans mes divergences
Ailleurs que dans tous mes états
Je t'ai fait place dans ma chance
Mais bon la chanc' ne viendra pas
Je t'ai mis dans mes amours mortes
Parmi les homm's qui n'voulaient pas
Se voir verrouiller cette porte
Derrièr' laquell' tu ne vivras
Où il y a tous tes dessins
Ceux que jamais tu ne feras
Et les empreintes de tes mains
À la gouach' qui ne se voit pas
Tes voitures, tes petits trains
Tes poupons, tes gentils soldats
Tes jeux de main, jeux de vilain
Auxquels jamais on ne jouera
Mon doux bébé, mon beau bambin
Mon bel enfant qui n'est pas là
Mon tendre goss', mon beau gamin
Mon bel enfant que je conçois
Juste d'instinct mais sans destin
Puisque je ne n'accoucherai pas
La faute à ce maudit vagin
Qui peut rien, qu'est plus fort que moi
Je libère fragilement
La peluche de sous mes doigts
Comme on jette l'enfantement
Alors qu'on ne voudrait que ça
J’essaie de ne pas t'inventer
Mais mon ventre est beaucoup trop plat
Pour ne pas rêver d'y couver
Ton corps et mes futures joies
Je me sens comme déshéritée
Comme une fillette qu'on blâme
Je me surprends à envier
L’utérus des vraies autres femmes
Ça me met souvent en détresse
Ça me fait bien hurler parfois
Et je te venge et je me blesse
J’y peux rien, c'est plus fort que moi
C’est plus fort que moi
De me rouer de phrases crues
C’est plus fort que moi
De m'insurger à mettre à nu
Ailleurs que dans mes ingérences
Ailleurs que dans mes non repères
Les causes de la défaillance
De mes incapables ovaires
Je t'ai mis dans l'intolérable
Parmi les homm's qui n'voulaient pas
De mes ovul's infécondables
De mes non grossesses de toi
Mon gros appétit virginal
De tes petites joues sucrées
Je le refoule et je ravale
Mes hardes de maternité
Ventre bien gros de prénatal
Poitrine ferme d'allaiter
Je les cache dans mon journal
Comme pour mieux les éprouver
Mon doux bébé, mon beau bambin
Mon bel enfant si tu es là
Mon tendre goss', mon beau gamin
Mon bel enfant si tu me vois
Depuis que je t'espère en vain
Que je ne t'ai jamais mis bas
Mon coeur ne bat que de chagrin
J’y peux rien c'est plus fort que moi
Faut dire que j'en veux à ma mère
Délaissée dans un orphelinat
Pour les vieux du genre solitaires
Que leurs enfants abandonnent là
Et je me force à ne pas aller
Lui rendre visite quelquefois
Puis à ne jamais imaginer
Sa panse « désentraillée » pour moi
Elle avait qu'à bien me réussir
Moi, il me manque le principal
Tout ce pour quoi je veux m'alourdir
De poids, de langes, de parental
C’est qu'il y en a qui en ont trop
De ces minots qui font tant de bruits
Ces bruits que j'aime autant que les mots
Que les caresses et le paradis
Et je serre désespérément
Ta belle peluche sous mes doigts
Et avec elle furieusement
Mon impossibilité de toi
Je la desserre furtivement
Pour mieux l'étreindre ça va de soi
Je la câline, je la défends
Je lui donne mon amour de toi
Je suis puérile comme l'enfant
Que je ne pourrais jamais avoir
Je suis stérile, et donc forcément
Moi je m'en veux tant de te vouloir
Je suis puérile comme l'enfant
Que je ne prendrai pas dans mes bras
Je suis stérile et donc pas maman
Mais j'y peux rien, c'est plus fort que moi."
Une peluche sous mes doigts
Que j'enlace comme un enfant
Contre mon ventre, entre mes bras
J’essaie de ne pas trop penser
J’essaie mais je n'y arriv' pas
Et la tête sous l'oreiller
J’étouffe de veiller sans toi
Remplir ma vie de ton absence
Panser mon âme solitaire
De pensées vides de substance
De trucs qu'on dit quand on se perd
Ne me met pas de bonne humeur
Ne me fait pas rire aux éclats
Et quand je ne ris pas je pleure
J’y peux rien c'est plus fort que moi
C’est plus fort que moi
De couler l’eau par-dessus cils
C’est plus fort que moi
De vouloir t'offrir domicile
Ailleurs que dans mes divergences
Ailleurs que dans tous mes états
Je t'ai fait place dans ma chance
Mais bon la chanc' ne viendra pas
Je t'ai mis dans mes amours mortes
Parmi les homm's qui n'voulaient pas
Se voir verrouiller cette porte
Derrièr' laquell' tu ne vivras
Où il y a tous tes dessins
Ceux que jamais tu ne feras
Et les empreintes de tes mains
À la gouach' qui ne se voit pas
Tes voitures, tes petits trains
Tes poupons, tes gentils soldats
Tes jeux de main, jeux de vilain
Auxquels jamais on ne jouera
Mon doux bébé, mon beau bambin
Mon bel enfant qui n'est pas là
Mon tendre goss', mon beau gamin
Mon bel enfant que je conçois
Juste d'instinct mais sans destin
Puisque je ne n'accoucherai pas
La faute à ce maudit vagin
Qui peut rien, qu'est plus fort que moi
Je libère fragilement
La peluche de sous mes doigts
Comme on jette l'enfantement
Alors qu'on ne voudrait que ça
J’essaie de ne pas t'inventer
Mais mon ventre est beaucoup trop plat
Pour ne pas rêver d'y couver
Ton corps et mes futures joies
Je me sens comme déshéritée
Comme une fillette qu'on blâme
Je me surprends à envier
L’utérus des vraies autres femmes
Ça me met souvent en détresse
Ça me fait bien hurler parfois
Et je te venge et je me blesse
J’y peux rien, c'est plus fort que moi
C’est plus fort que moi
De me rouer de phrases crues
C’est plus fort que moi
De m'insurger à mettre à nu
Ailleurs que dans mes ingérences
Ailleurs que dans mes non repères
Les causes de la défaillance
De mes incapables ovaires
Je t'ai mis dans l'intolérable
Parmi les homm's qui n'voulaient pas
De mes ovul's infécondables
De mes non grossesses de toi
Mon gros appétit virginal
De tes petites joues sucrées
Je le refoule et je ravale
Mes hardes de maternité
Ventre bien gros de prénatal
Poitrine ferme d'allaiter
Je les cache dans mon journal
Comme pour mieux les éprouver
Mon doux bébé, mon beau bambin
Mon bel enfant si tu es là
Mon tendre goss', mon beau gamin
Mon bel enfant si tu me vois
Depuis que je t'espère en vain
Que je ne t'ai jamais mis bas
Mon coeur ne bat que de chagrin
J’y peux rien c'est plus fort que moi
Faut dire que j'en veux à ma mère
Délaissée dans un orphelinat
Pour les vieux du genre solitaires
Que leurs enfants abandonnent là
Et je me force à ne pas aller
Lui rendre visite quelquefois
Puis à ne jamais imaginer
Sa panse « désentraillée » pour moi
Elle avait qu'à bien me réussir
Moi, il me manque le principal
Tout ce pour quoi je veux m'alourdir
De poids, de langes, de parental
C’est qu'il y en a qui en ont trop
De ces minots qui font tant de bruits
Ces bruits que j'aime autant que les mots
Que les caresses et le paradis
Et je serre désespérément
Ta belle peluche sous mes doigts
Et avec elle furieusement
Mon impossibilité de toi
Je la desserre furtivement
Pour mieux l'étreindre ça va de soi
Je la câline, je la défends
Je lui donne mon amour de toi
Je suis puérile comme l'enfant
Que je ne pourrais jamais avoir
Je suis stérile, et donc forcément
Moi je m'en veux tant de te vouloir
Je suis puérile comme l'enfant
Que je ne prendrai pas dans mes bras
Je suis stérile et donc pas maman
Mais j'y peux rien, c'est plus fort que moi."
Nombre de commentaires 2
Commentaires
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Envoyé 12/02/2009 à 18h03 par ASTEROIDEB61
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Envoyé 08/07/2009 à 00h24 par ClassWeldNass




