Naguila, Chants des synagogues sepharades
Envoyé 10/09/2007 à 19h31 par sarahfj
Depuis la destruction du premier et du second temple de Jérusalem, musiques et chants n'ont cessé d'accompagner le peuple juif dans son exil. Les sépharades, héritiers de la tradition musicale d’Al Andaluz, après leur expulsion d'Espagne en 1492 vont participer à l'essor culturel de tout le bassin méditerranéen et influencer la vie musicale de villes comme Thessalonique, Constantine, Tlemcen, Tétouan... Autant de lieux, autant de poèmes et de musiques qui forgent les mémoires.
Dans la musique liturgique, le hazan-cantor et le paytan (poète-musicien liturgique) jouent un rôle particulier dans l’introduction des mélodies étrangères au sein de la musique de la synagogue. Ils mettent en œuvre leurs talents pour accroître l’impact émotionnel des prières et représentent le pivot du rituel. Des ensembles les accompagnent parfois devant un public non-juif à l’occasion de mariages ou d’autres cérémonies. Ils utilisent des suites populaires, sans rien changer aux textes poétiques d’origine, comme les muwashshahat en arabe classique ou en dialecte andalou.
Chantre de la synagogue de Montpellier, André Taïeb a été initié à l'art du malouf constantinois par le grand maître Cheikh Raymond, grande figure de la musique arabo-andalouse de l'Est algérien. Héritier de cette tradition musicale venue de l’Espagne médiévale il nous livre avec l’ensemble Naguila ces chants dans leur authenticité et leur force originelle.
André Taïeb : chant
Kamal Berrada oud, ney
Mohamed Zeftari : violon
Pierre-Luc Ben Soussan : percussions
L'Ensemble Naguila
Naguila est un ensemble judéo-arabe, composé de deux artistes français d'origine juive sépharade et de deux artistes maghrébins de confession musulmane qui perpétuent un fond musical commun. Naguila a été crée par Pierre-Luc Ben Soussan, a déjà enregistré deux disques chez l'empreinte digitale et se consacre à garder vivante cette tradition musicale née de l'échange pacifique de deux communautés aujourd'hui trop souvent opposées. André Taïeb (chant) Né à Constantine en 1931, il fut initié à l'art du Maalouf constantinois par Cheikh Raymond, la grande figure de la musique arabo-andalouse de l'Est algérien. Il met son talent au service de la Hazanout, ministre qui officie dans la synagogue et dirige la prière par des chants. En 1962, il quitte l'Algérie et s'installe à Belfort. Parallèlement à son activité professionnelle, il devient chantre de la synagogue et chante le répertoire Ashkenaze. En 1988, il se retire à Montpellier, où il devient l'un des chantres de la synagogue. Héritier de cette tradition musicale venue de l'Espagne médiévale,André Taïeb est l'un des derniers détenteurs de ce patrimoine musical de la mémoire juive. Pierre-Luc Ben Soussan (percussions) C'est le fondateur de l'ensemble Naguila.Après des études musicales au CNR de Marseille, il part à Boston au "Berklee College of Music" pour étudier le jazz. De retour des Etats-Unis, il accompagne de nombreux musiciens de jazz dans les clubs spécialisés et les festivals. En 1994, il travaille avec le maître de la percussion orientale égyptienne Adel Shams El Din. De 81 à 86, il donne de nombreux concerts avec le trio Mandouh Barhi. En 1991, il collabore au trio de musique mixte Marotin et crée en 1993 un trio avec le pianiste Stéphan Oliva et le contrebassiste Bernard Santacruz, qui devient quatuor en 1995 avec l'arrivée du saxophoniste Daunik Lazro. La même année, il participe à une création autour des musiques du bassin méditerranéen avec l'ensemble du luthiste Fethi Tabet "Asswate". En 1996 il co-fonde l'ensemble de recherche sur les
musiques improvisées et électroacoustiques "Archipel". En 1997 il accompagne l'ensemble de musiques savantes du Moyen-Orient "Al Bayati", ainsi que des musiciens comme Marc Loopuyt, Philippe Deschepper ou la chanteuse occitane Rosina De Peira. Il est également, musicothérapeute et enseignant, diplomé d'état de l'Université Paul Valéry et cofondateur de l'association Mosaïque Musiques qui a pour objectif d'aider au développement des musiques de la Méditerranée.
Dans la musique liturgique, le hazan-cantor et le paytan (poète-musicien liturgique) jouent un rôle particulier dans l’introduction des mélodies étrangères au sein de la musique de la synagogue. Ils mettent en œuvre leurs talents pour accroître l’impact émotionnel des prières et représentent le pivot du rituel. Des ensembles les accompagnent parfois devant un public non-juif à l’occasion de mariages ou d’autres cérémonies. Ils utilisent des suites populaires, sans rien changer aux textes poétiques d’origine, comme les muwashshahat en arabe classique ou en dialecte andalou.
Chantre de la synagogue de Montpellier, André Taïeb a été initié à l'art du malouf constantinois par le grand maître Cheikh Raymond, grande figure de la musique arabo-andalouse de l'Est algérien. Héritier de cette tradition musicale venue de l’Espagne médiévale il nous livre avec l’ensemble Naguila ces chants dans leur authenticité et leur force originelle.
André Taïeb : chant
Kamal Berrada oud, ney
Mohamed Zeftari : violon
Pierre-Luc Ben Soussan : percussions
L'Ensemble Naguila
Naguila est un ensemble judéo-arabe, composé de deux artistes français d'origine juive sépharade et de deux artistes maghrébins de confession musulmane qui perpétuent un fond musical commun. Naguila a été crée par Pierre-Luc Ben Soussan, a déjà enregistré deux disques chez l'empreinte digitale et se consacre à garder vivante cette tradition musicale née de l'échange pacifique de deux communautés aujourd'hui trop souvent opposées. André Taïeb (chant) Né à Constantine en 1931, il fut initié à l'art du Maalouf constantinois par Cheikh Raymond, la grande figure de la musique arabo-andalouse de l'Est algérien. Il met son talent au service de la Hazanout, ministre qui officie dans la synagogue et dirige la prière par des chants. En 1962, il quitte l'Algérie et s'installe à Belfort. Parallèlement à son activité professionnelle, il devient chantre de la synagogue et chante le répertoire Ashkenaze. En 1988, il se retire à Montpellier, où il devient l'un des chantres de la synagogue. Héritier de cette tradition musicale venue de l'Espagne médiévale,André Taïeb est l'un des derniers détenteurs de ce patrimoine musical de la mémoire juive. Pierre-Luc Ben Soussan (percussions) C'est le fondateur de l'ensemble Naguila.Après des études musicales au CNR de Marseille, il part à Boston au "Berklee College of Music" pour étudier le jazz. De retour des Etats-Unis, il accompagne de nombreux musiciens de jazz dans les clubs spécialisés et les festivals. En 1994, il travaille avec le maître de la percussion orientale égyptienne Adel Shams El Din. De 81 à 86, il donne de nombreux concerts avec le trio Mandouh Barhi. En 1991, il collabore au trio de musique mixte Marotin et crée en 1993 un trio avec le pianiste Stéphan Oliva et le contrebassiste Bernard Santacruz, qui devient quatuor en 1995 avec l'arrivée du saxophoniste Daunik Lazro. La même année, il participe à une création autour des musiques du bassin méditerranéen avec l'ensemble du luthiste Fethi Tabet "Asswate". En 1996 il co-fonde l'ensemble de recherche sur les
musiques improvisées et électroacoustiques "Archipel". En 1997 il accompagne l'ensemble de musiques savantes du Moyen-Orient "Al Bayati", ainsi que des musiciens comme Marc Loopuyt, Philippe Deschepper ou la chanteuse occitane Rosina De Peira. Il est également, musicothérapeute et enseignant, diplomé d'état de l'Université Paul Valéry et cofondateur de l'association Mosaïque Musiques qui a pour objectif d'aider au développement des musiques de la Méditerranée.
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