Les 1001 contes réunis

Discussion dans le forum 'Culture' créée par el_safia le 17 Oct. 2004.

  1. el_safia

    el_safia

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    et la suite se fera t elle encore attendre... :)
    je veux la suite poco :)
     


  2. sWiW

    sWiW

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    Est ce que c'est mieux de lire un conte soi meme

    ou c'est mieux qu'une personne nous le conte

    Moi je pense que le conte a une autre dimension quand on se le fait conter
    c'est tout autre chose

    Mais je kiffe l'idéé quand meme

    et est ce qu'on se dit quand on est initiatrice d'un tel projet
    deja 79 contes
    ou alors
    plus que 922 et c'est bon lol
     
  3. el_safia

    el_safia

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    lol on se dit tout simplement mon Dieu j'ai jamais cru pouvoir atteindre les 79, que je suis folle pourquoi avoir mis un seuil de 1001... mais je sais que j'y arriverais sans grand soucis puisque il suffit d'y croire :)... Donc 922 c'est moins que 1000 ! :)

    Il est vrai que la manière de conter un conte a une grande importance. Je préfère le lire et le conter aux autres en y mettant du mien :)

    Voilà merci encore une fois de lire et de commenter ca m'encourage encore plus... surtout que là je suis sur un projet...
     
  4. sWiW

    sWiW

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    Un projet
    Quel genre? Un livre
    Moi j'ai la mémoire courte sinon j'aurais bien mis ceux que ma mere me racontait etant enfant
    mais en tout cas je te souhaite tout le courage nécessaire pour arriver a tes fins
    Ce projet si tu y arrives ,ce sera un conte en soi ,il faut croire en ce qu'on tente et essaie de faire,pourquoi pas le 1001 éme mdr
     
  5. pocoloco

    pocoloco

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    Ma chère Safia,

    il n'y a pas de suite au conte no 79, suite du conte 47, parce qu'il a été abrégé par ma paresse.


     
  6. Fleurbleunuit

    Fleurbleunuit

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    tu deviens conteur maintenant? je ne finirai jamais de decouvrir tes multiples dons :)
    cela fait tres longtemps que je n'ai pas parcouru ce post, j'ai bcp de lecture a faire...
     
  7. pocoloco

    pocoloco

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    Je ne suis pas conteur, pour être exact, mais plutôt pêcheur de perles littéraires ou folkloriques. ;-)

     
  8. pocoloco

    pocoloco

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    Il y avait une fois un roi très jaloux de son pouvoir. Il dirigeait la vie de ses sujets jusque dans le moindre détail et exigeait de tous une obéissance aveugle. Pourtant, il n'était pas heureux car il se disait : " Ils m'obéissent parce que je suis jeune et fort. Mais quand je ne serais qu'un faible vieillard, ils n'auront plus peur et ils se révolteront." Alors, pour paraître toujours jeune, il se faisait teindre les cheveux, se faisait masser le visage et le corps avec des pommades, et achetait à tous les charlatans de passage des élixirs de jeunesse.

    Mais il ne pouvait pas arrêter la marche du temps. un jour, il se rendit compte que ses plus proches serviteurs avaient vieillis et portaient à présent cheveux blanc et rides et il se dit :" Ils sont nés en même temps que moi et nous avons grandi ensemble. À quoi me sert de paraître jeune, s'ils peuvent lire sur leur propre visage l'âge que j'ai réellement ? " Alors, il fit couper la tête de tous ses vieux serviteurs et fit proclamer cet édit dans tout son royaume :



    Sa majesté ne veut que des sujets jeunes et vaillants comme lui.

    Les cheveux blancs ont trois jours pour quitter le royaume.

    Passé ce délai, les vieillards auront la tête tranchée.

    Mais, parce qu'elle est aussi généreuse que puissante,

    Sa majesté offre aux fils de racheter les pères :

    celui qui repêchera le vase d'or tombé

    au fond du lac sauvera la vie de son père.

    En cas d'échec, ils mourront tous deux.

    En apprenant l'édit, certains fils firent fuir leurs pères dans un pays étranger, d'autres les cachèrent, d'autres se présentèrent au palais pour tenter de repêcher le vase d'or. Mais aucun plongeur ne réussit à ramener celui-ci et, jour après jour, des dizaines de jeunes gens tombèrent sous le hache du bourreau. La foule était autorisée à assister aux essais, pour que personne ne dise qu'il y avait eu tricherie.

    Un jeune homme, vint lui aussi au bord du lac et regarda dan l'eau transparente : le vase brillait, posé sur le sable du fond. Il semblait qu'il suffisait de tendre la main pour le saisir. Pourtant, tous ceux qui plongèrent ce jour-là remontèrent les mains vides et eurent la tête tranchée.

    Le garçon tout pensif, rentra chez lui, mit la nourriture dans son sac et prit le chemin de la montagne. C'est là, au fond d'une grotte, qu'il cachait son vieux père.

    Pendant que l'homme mangeait, le garçon restait silencieux.

    Ô toi, le plus dévoué des fils, dit le vieil homme, pourquoi es-tu si triste ? Peut-être es-tu las de faire chaque jour tout ce chemin pour me nourrir ?
    Non, père, s'écria le garçon. Je pourrais parcourir trois fois cette distance, pourvu que tu sois en sécurité. Mais je pensais à ce vase, au fond du lac. On le voit mais on ne peut l'attraper. Pourquoi ?
    Le père réfléchit un moment puis demanda :

    Y a-t-il un arbre sur la berge à l'endroit où l'on voit le vase ?
    Oui, père, dit le garçon
    Et ses branches se reflètent dans l'eau ?
    Bien sûr, répondit le garçon
    Si tu voulais saisir les branches de l'arbre, tu n'essaierais pas de les attraper dans l'eau, n'est ce pas ? … Eh bien, c'est la même chose pour le vase ! En réalité il est dans l'arbre et ce que les plongeurs essayent de ramener, ce n'est qu'un reflet.
    Le garçon embrassa son père, rentra chez lui et, le lendemain, à la première heure, il se présenta au palais pour tenter l'épreuve. Devant les assistants stupéfaits, il grimpa dans l'arbre et décrocha le vase : il était accroché l'ouverture vers le bas si bien que, dans le reflet, il semblait posé au fond de l'eau. Porté en triomphe par la foule, le garçon se présenta devant le roi, le vase dans le bras.

    Comment as-tu deviné que le vase était dans l'arbre ?
    Demanda le roi, bien étonné

    Ce n'est pas moi qui ai eu cette idée, c'est mon père ; il est caché dans les montagnes pour être à l'abri de tes soldats. Le roi resta songeur. Il se disait :
    " Plus de cent garçons se sont précipités tête la première dans le lac, sans deviner la ruse. Et ce vieillard au loin dans la montagne a tout compris. Peut-être que les hommes âgés sont plus sages que les jeunes …"

    Le roi donna l'ordre d'annuler le décret et depuis, dans ce pays, tout le monde respecte les hommes à cheveux blancs.

     
  9. el_safia

    el_safia

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    Rien ne sers de paraitre mais tout est en être :)
    touché !

    Ceci je suis pas sur k on é besoin de vieux :-D J'ai pu deviner en jeunette que je suis k il était accroché ce vase mdrrrrrrrrrrrrrrr....

    Merci poco pour ce conte :). C'est là mon préféré de la semaine !

     
  10. el_safia

    el_safia

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    Ouf.... Tout ces contes ont été réunis sur le site suivant :

    http://spaces.msn.com/members/1001contes/

    N'hésitez pas à le consulter et y laisser vos commentaires.
     
  11. sWiW

    sWiW

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    C'est un peu normal que ca soit ton préféré de la semaine
    puisque c'est le seul de la semaine :p :-D

    désolé je ne pouvais pas m'en empecher lol
     
  12. el_safia

    el_safia

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    lollll...Voilà ce qui est plutot étroit lolll... Le seul publié dans ce topic mais pas le seul que j'ai lu cette semaine :)

     
  13. el_safia

    el_safia

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    Il était une fois un vieil homme qui vivait avec sa vieille femme. Ils n'avaient pas eu d'enfants, mais ils en avaient adopté un. Quand leur fils adoptif fut devenu grand, les gens l'obligèrent à partir de chez eux. Il alla par les routes et les chemins, et il rencontra un vieil homme qui lui demanda:
    - Où vas-tu, bon gaillard?
    - Je vais là où mon regard se porte, sans le savoir moi-même. Je vivais chez de bons vieux, j'étais comme leur fils, mais je n'ai pas eu le choix, on m'a forcé à les quitter.
    - Je te plains, bon gaillard! - répondit le vieux - Mais prends cette bride et va vers ce lac. Là-bas, tu verras un arbre, escalade-le et cache-toi dans son feuillage. Soixante-dix sept juments accourront, elles boiront, elles mangeront, elles se rouleront dans l'herbe et ensuite elles repartiront. Et un petit cheval bossu viendra. Marche alors tout autour de lui, mets lui la bride, puis va où il te plaira.

    Le fils adoptif prit la bride. Comme on lui avait dit, il fit le tour du petit cheval puis il s'assit sur son dos et se mit en chemin. Il alla par ci, il alla par là. Il alla de ci, il alla de là. Et il aperçut sur une haute montagne quelque chose qui étincelait, comme un feu qui brûle. Il monta là-haut et découvrit une plume merveilleuse. Il descendit de cheval et voulut ramasser la plume. Le petit cheval bossu lui dit:
    - Ne prends pas cette plume, bon gaillard, par elle tu auras du malheur!
    Mais le bon gaillard n'écouta pas. Il prit la plume et continua sa route vers un autre royaume. Il y arriva, et s'engagea au service d'un ministre. Le tsar vit l'enfant adoptif, lui fit louange de son adresse et de son agilité. Là où il en fallait dix, il faisait tout seul. Le ministre ajouta:
    - Et savez-vous, Votre Altesse Royale, quelle merveilleuse plume il possède ?

    Le tsar ordonna d'aller chercher la plume et de la lui montrer. Il tomba en admiration devant cette plume, et se prit d'affection pour le fils adoptif. Il le prit auprès de lui et le fit ministre. Et on mit le petit cheval dans les écuries du tsar.
    Mais voilà, les autres dignitaires ne comprenaient pas pourquoi le tsar avait une telle bienveillance pour lui. C'était un simple serviteur, et il était soudain devenu ministre! Le secrétaire du tsar passa à côté d'eux et leur demanda:
    - Mes frères, à quoi réfléchissez-vous? Si vous voulez, je vous donne un conseil. Restez tous ensemble, et baissez le nez. Le tsar va passer près de vous et demandera: "Qu'est-ce qui vous rend si pensifs? Avez-vous entendu parlé de quelque adversité?". Alors vous, répondez: "Non, Votre Majesté, nous n'avons rien entendu de mal, mais nous avons seulement appris que votre jeune ministre se fait fort de capturer l'oiseau à la plume merveilleuse."

    Et ils firent ainsi. Le tsar convoqua alors son jeune ministre, lui dit ce qu'il avait entendu à son sujet et lui ordonna de lui ramener l'oiseau. Le bon gaillard, alla vers son petit cheval, tomba à genoux devant lui et lui dit:
    - J'ai promis au tsar de lui ramener cet oiseau.
    - Voilà, je t'avais dit: "Ne prends pas cette plume, ... il y aura du malheur!" Bon, ce n'est pas encore un malheur, ce n'est qu'un petit ennui. Va-voir le tsar, et dis-lui qu'on te fasse une cage. Certaines de ses portes s'ouvriront et les autres se fermeront. Et qu'il y ait deux coffrets dans cette cage, l'un plein de grosses perles et l'autre rempli de petites.

    Le bon gaillard transmit cette demande au tsar, et tout fut réalisé sur-le-champ.
    - Bien - dit le petit bossu - maintenant nous allons nous rendre vers cet arbre.
    Le fils adoptif parvint à l'endroit indiqué. Il installa la cage dans l'arbre et lui-même se cacha dans l'herbe. L'oiseau arriva, il vit les perles et pénétra dans la cage. Les portillons se refermèrent sur lui. Le fils adoptif prit la cage, l'apporta au tsar et la lui remit:
    - Voilà, Majesté, l'oiseau à la plume merveilleuse.

    Le tsar le chérit encore plus. Et les dignitaires du royaume le détestèrent, encore plus qu'avant. Ils se réunirent et se mirent à chercher une idée pour s'en débarrasser. Passa le secrétaire du tsar qui leur dit:
    - Si vous voulez, je vais vous donner un conseil. Dans un instant le tsar passera à coté de vous, il vous demandera: "A quelle idée réfléchissez-vous? Avez-vous entendu parler de quelque mauvaise chose?". Et vous, dites: "Nous avons appris que votre jeune ministre prétend dénicher en trois mois cette fiancée magnifique, que votre Majesté recherche en mariage depuis trente trois ans sans pouvoir y parvenir".

    Le tsar écouta ces paroles, et éprouva une joie immense. Aussitôt, il envoya chercher son jeune ministre, et lui ordonna de lui amener sans faute cette magnifique fiancée. Celui-ci en fit la promesse. Et il alla voir le petit cheval bossu, se mit à genoux devant lui, et lui demanda son aide. Le petit bossu répondit:
    - Je t'avais dit "Ne prends pas cette plume, ... il y aura du malheur!" Bon, ce n'est pas encore un malheur, ce n'est qu'un petit ennui. Va voir le tsar, dis-lui qu'il ordonne de construire un navire, de le recouvrir de velours rouge, de le charger d'or et d'argent et de toutes sortes de pierreries. Et il faudra que ce navire aille aussi bien sur l'eau que sur la terre ferme.
    Le fils adoptif transmit la demande au tsar, et tout fut terminé en peu de temps. Il s'installa sur le navire, et emporta le petit bossu avec lui. Le navire traversa les terres et les mers et, finalement, accosta dans le royaume de Demoiselle-tsar.

    A ce moment-là, Demoiselle-tsar s'apprêtait à se marier avec un quelconque roi. Elle avait envoyé ses gouvernantes et ses nourrices acheter ce qui lui était nécessaire pour ses noces. Ses gouvernantes et ses nourrices aperçurent le navire. Elles accoururent vers Demoiselle-tsar et lui annoncèrent que des marchandises venaient d'arriver de lointaines contrées. Demoiselle-tsar se rendit là-bas, monta dans le bateau, et ne put détacher ses yeux des raretés venues d'au-delà des mers...et elle ne remarqua pas que, depuis un moment déjà, le bateau repartait en l'emportant. Quand elle revint à elle, c'était trop tard.
    - Jusqu'à maintenant - se dit-t'elle - personne n'avait jamais pu me tromper. Je n'avais jamais connu personne de plus sage que moi. Mais voilà, il s'est trouvé un tel roublard, qui a pu me jouer un pareil tour !

    On l'amena au tsar. Celui-ci se la destina comme épouse, mais elle lui dit:
    - Rapporte moi le coffre qui contient mes parures, et alors je serai à toi!
    Le tsar donna ses ordres à son jeune ministre. Celui-ci l'écouta, alla voir le petit cheval et lui raconta l'affaire. Le petit bossu dit:
    - Va maintenant tout seul par cette route. Tu auras une faim terrible, mais ce qui te tomberas sous la main, tu ne dois pas le manger.

    Le fils adoptif se mit en chemin. Il tomba sur une écrevisse. Une faim violente s'empara du bon gaillard :
    - Et si je mangeais cette écrevisse!
    L'écrevisse répondit:
    - Ne me mange pas, bon gaillard! Dans peu de temps, je te serai utile.
    Il alla plus loin et trouva un brochet échoué sur le sable.
    - Et pourquoi pas manger ce brochet ?
    - Ne me mange pas, bon gaillard! - lui dit le brochet - Dans peu de temps, en personne, je te serai utile.
    Il s'approcha d'une rivière et regarda. L'écrevisse portait des clefs, et le brochet traînait un coffre. Il prit les clefs et le coffre, et les apporta au tsar.
    Alors Demoiselle-tsar dit:
    - On a su m'apporter mon trousseau, sachez ramener ici mes soixante-dix sept juments, qui paissent par les vertes prairies au milieu des montagnes de cristal.


    Le tsar confia cette affaire à son jeune ministre et celui-ci, à genoux devant son petit cheval, lui fit ses demandes.
    - Je t'avais dit "Ne prends pas cette plume, ... il y aura du malheur!". - lui dit le petit bossu - Bon, ce n'est pas encore un malheur, ce n'est qu'un petit ennui. Va voir le tsar, dis-lui qu'il ordonne de construire une écurie dont certaines portes s'ouvrent et d'autres se ferment. Ainsi fut-il demandé, ainsi fut-il fait, au plus vite. Le bon gaillard se rendit à cheval vers l'arbre où il avait trouvé autrefois le petit cheval bossu, et il se cacha dans la verdure. Les juments accoururent, elles burent, mangèrent et se roulèrent dans l'herbe.
    - Bon, - dit le petit cheval - monte vite sur moi, et éperonne tant que tu peux, pour que je galope de toutes mes forces et que les juments ne nous dévorent pas.

    Le petit cheval bondit avec le bon gaillard sur le dos et il galopa de tout son souffle. Il galopa un peu, il galopa longtemps, et pénétra comme une flèche tout droit dans l'écurie avec les juments à ses trousses. Dès qu'il en sortit par l'autre côté, les portes claquèrent. Et les juments restèrent enfermées dans l'écurie.
    On fit le rapport au tsar. Il alla annoncer la nouvelle à Demoiselle-tsar, mais celle-ci répondit:
    - Je me marierai avec toi, quand on aura trait toutes les soixante-dix sept juments!

    Le tsar donna ses ordres au jeune ministre. Celui-ci se rendit une nouvelle fois auprès du petit cheval bossu, et, en larmes, il implora son aide:
    - Va voir le tsar, et dis-lui qu'il ordonne de fabriquer un chaudron qui puisse contenir soixante-dix sept seaux.
    On construisit le chaudron. Le petit cheval dit à son maître:
    - Enlève ma bride, va faire le tour de l'écurie, ensuite mets-toi sans crainte sous chaque jument, trais-lui un seau de lait et verse-le dans le chaudron.
    Le bon gaillard fit ainsi.
    On informa le tsar que le lait des juments était trait. Celui-ci se rendit auprès de Demoiselle-tsar qui répondit:
    - Ordonne de faire bouillir ce lait, et baigne-toi dedans.

    Le tsar fit appeler son jeune ministre et il lui ordonna de prendre le bain en premier. Le bon gaillard versa des larmes amères. Il alla vers le petit bossu et tomba à genoux:
    - Maintenant, ma fin est arrivée.
    Et le petit cheval en réponse:
    - Je t'avais dit: "Ne touche pas à cette plume, ... il y aura du malheur". Et voilà, c'est arrivé! Bon, rien à faire, il faut te tirer d'embarras. Monte sur moi, allons au lac, cueille la même herbe que les juments mangent, fais-en une décoction et barbouille-toi de la tête aux pieds.

    Le bon gaillard fit tout ce que lui avait ordonné le petit bossu. Puis, il revint, se jeta dans le lait bouillant, nagea au milieu du chaudron, prit son bain... cela ne lui faisait rien. Demoiselle-tsar ordonna de réchauffer le lait. Lorsque le lait se remit à bouillir, le petit cheval plein d'entrain se précipita vers le chaudron , par trois fois il but, et il bouscula le bon gaillard. En sortant de son bain de lait brûlant, celui-ci était devenu un homme superbe, d'une telle beauté qu'on ne peut ni la raconter dans un conte, ni la décrire de sa plume. Le tsar vit que son ministre était sain et sauf, il prit son courage à deux mains et se jeta lui-même dans le chaudron... et à la minute même, il fut cuit.

    Demoiselle-tsar sortit de ses appartements prit le bon gaillard par la main et dit:
    - Je sais tout. Ce n'est pas le tsar, mais toi qui as fait mes volontés. Je me marierai avec toi!

    Et le lendemain, ils firent des noces mémorables.
     
  14. el_safia

    el_safia

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    bonne lecture
     
  15. pocoloco

    pocoloco

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    L'esprit et la sagesse de Birbal le fit aimer non seulement de l'empereur Akbar, mais aussi de la majorité des sujets de l'empire Moughal . L'immense popularité qu'il acquit au cours de sa vie, le rendit presqu'aussi célèbre qu'Akbar lui-même. C'était un bon administrateur, un bon soldat et, ce que Akbar apprécia le plus, un bon plaisantin. Que Birbal était aussi un bon poète, est un fait méconnu. Il écrivait sous le pseudonyme "Brahma".
    Bien que communément connu sous le nom de Birbal, son vrai prénom était Maheshdas. On dit qu'il était issu d'une pauvre famille brahmane et c'est grâce à son intellect vif qu'il devint ministre dans la cour d'Akbar. Son succès phénoménal fit que les courtisans étaient jaloux de lui et complotaient souvent de le tuer.
    Akbar trouvait en Birbal un véritable ami et confidant.
    Juste une question.
    Un savant arriva un jour à la cour de l'empereur Akbar et lança un défi à Birbal de répondre à ses questions et ainsi de prouver qu'il était aussi intelligent que l'on le croyait.
    "Aimeriez-vous répondre à cent questions faciles ou à une question difficile ?", demanda-t-il à Birbal.
    L'empereur et Birbal avaient passé une journée dure et étaient impatients de partir.
    " Je préfère que vous me posiez une question difficile", répondit Birbal.
    " Alors, dites-moi, qu'est-ce qui apparut en premier au monde, la poule ou l'oeuf ?"
    "La poule", répondit Birbal.
    "Comment le savez-vous ?" demanda le savant, d'un ton triomphant.
    "On s'était mis d'accord pour que vous me posiez une seule question et vous l'avez déjà posée " dit Birbal.
    Et l'empereur et Birbal partirent laissant le savant bouche-bée.
    :p
     
  16. Strangedays

    Strangedays

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    Je viens de découvrir ce forum (c un peu tard je sais) et Je tenais simplement à féliciter elsafia , la Shéérazade du bladinet et tous les autres pour cette formidable initiative...Merci de nous émerveiller et de te distinguer dans ce monde trop souvent matériel et "terre à terre".
     
  17. el_safia

    el_safia

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    mdrrrrrrrrrrrr Poco tu vas pas nous la faire !!! Il a su comment que c'était la poule et non l'oeuf !?

    :-D
    sacré Poco :)
     
  18. el_safia

    el_safia

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    Merci à toi Strangedays :). Il est vrai que ca n'est pas facile de penser aux belles histoires qui se finissent bien sans bombes, sans terroristes, sans un rush quotidien pour bosser, sans une banalité anodine :)...

    Merci. Ce qui me donne le courage de foncer à de dépasser le seuil du premier conte c'est le bonheur que cela apporte à toute personne qui le lit... c'est le bonheur aussi que l'on lit sur la frimousse des enfants quand on leur raconte un conte avec la fougue qu'il faut...

    On n'a pas tous eu la chance étant enfant, un soir de pluie sans fin, d'entendre une voix qui te berce en racontant les aventures du superbe "Ali"... bien que l'on est pas loupé les épisodes de Rombo, Superman et James bond :-D.... Mais dans la vie rien n'est perdu....

    :)
    safia
     
  19. MAROKKANER80

    MAROKKANER80

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    Merci beaucoup el_safia pour cette initiative

    :)
     
  20. el_safia

    el_safia

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    Merci à toi :)
     

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