Les 1001 contes réunis

Discussion dans le forum 'Culture' créée par el_safia le 17 Oct. 2004.

  1. zawad

    zawad

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    conte d'origine arabe (version zawad)

    Il fut un temps et un lieu où les hommes étaient assez fous pour pouvoir voir les anges et converser avec eux.

    Le plus fou parmi eux était le calife. IL avait entretenu assez de graines de folie dans sa tête pour être capable en plus de commander aux djins.

    Un jour son vizir faisait ses courses au souk du coin, quand il aperçut l'ange de la mort le regarder avec un air bizarre.
    Notre vizir eut peur, très peur.
    Le regard bizarre que lui jeta l'ange de la mort ne pouvait avoir qu'un sens pour lui, il voulait prendre son âme !!!!

    Alors le vizir courut chez le calife.

    - Ô mon calife, mon maître ! l'ange de la mort m'a regardé bizarement dans le souk. C'est sûr il veut prendre mon âme. Je ne veux pas mourir. Peux-tu cher Calife commander à un Djin de m'éloigner d'ici. Je vous serais reconnaissant !!

    Le Calife ordonna alors à un Djin de transporter le vizir au fin fond de la chine à des milliers de kilomètres.

    Une seconde après, le Calife rencontra l'ange de la mort et lui demanda :
    - Ô ange de la mort ! pourquoi as-tu regardé d'un oeil méchant mon vizir. Voulais-tu prendre son âme.

    l'ange de la mort lui répondit :
    - Je l'ai regardé bizaremment parceque j'étais étonné de le trouver ici, alors que j'ai reçu l'ordre de prendre son âme à des milliers de kilomètres d'ici en Chine.

    on peut reporter tous les rendz-vous sauf celui de sa propre mort !
     


  2. pocoloco

    pocoloco

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    De rien, c'était la veille de la Toussaint (Halloween) alors il m'a semblé à propos de retaper une histoire de revenants.


     
  3. el_safia

    el_safia

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    Il etait jadis un personnage du nom d 'Anzar. C'etait le maitre de la pluie. Il desirait épouser une jeune fille d'une merveilleuse beauté : comme la lune dans le ciel,elle brillait sur terre. Son visage était resplendissant, son vetement d'une soie chatoyante.

    Elle avait l'habitude de se baigner dans une rivière au reflets d'argent. Quand le Maitre de la pluie descendait sur terre et s'approchait d'elle, elle prenait peur, et lui se retirait. Un jour,il finit par lui dire :

    Tel l'éclair, j'ai fendu l'imensité du ciel, O toi, Etoile plus brillante que les autres, donne moi donc le trésor qui est tien sinon je te priverai de cette eau.

    La jeune fille lui répondit :

    Je t'en supplie, Maitre des eaux, au front couronné de corail, (je le sait) nous sommes faits l'un pour l'autre mais je redoute le "qu'en dira-t-on" A ces mots, le Maitre de l'eau tourna brusquement la bague qu'il portait au doigt. la rivière soudain tarit et il disparut. La jeune fille poussa un cri et fondit en larmes.

    Alors elle se depouilla de sa robe de soie et resta toute nue. Et elle cria vers le ciel :

    O Anzar, O Anzar O toi, floraison des prairies, Laisse à nouveau couler la rivière, et viens prendre ta revanche !

    A l'instant meme, elle vit le Maitre de leau sous l'aspect d'un éclair immense. Il serra contre lui la jeune fille : la rivière se remit à couler et toute la terre se couvrit de verdure.
     
  4. el_safia

    el_safia

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    Je m'apprêtais à m'en aller kd je lis ceci... je le fais donc partageais avec gaieté de coeur lol !

    Qui ne connais pas Djéha :)


    A l'aide ! Djéha

    En plein nuit, on frappe violemment à la porte du Djéha. Il se lève et va ouvrir. C'est sa voisine, effrayée :
    Djéha, viens vite, je t'en supplie ! Deux hommes sont entrés chez nous et ils sont en train de battre mon mari ...
    Écoute, chère voisine, je crois que deux hommes suffisent largement à tabasser ton mari. Je ne suis pas sûr qu'ils aient besoin de mon aide.
     
  5. el_safia

    el_safia

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    Je tiens à remercier Najima de m'avoir envoyé ce conte k j'ai voulu à tout prix partagé :)

    bonne lecture


    Il était une fois, il y a très longtemps de cela, une forêt dans laquelle vivaient des lions.

    La forêt a ses lois que tous les animaux connaissent et respectent. Quand Abou l-Housayn, le renard, voit le lion passer, même à plus de trente mètres, il change de chemin car il est prudent. Et il n’est d’ailleurs absolument pas question de se retrouver nez à nez avec le lion ou sur sa route, il le prendrait pour une insulte.

    Un jour pourtant, le père de tous les lions se promène, quand il croise, au beau milieu de son passage, Abou l-Housayn.

    Le lion est en colère, il dit :
    - Cher Abou l-Housayn, as-tu donc oublié les lois de la forêt ?
    Le renard répond, désinvolte :
    - Les temps changent . ces lois n’ont plus lieu d’être. Chacun a le droit de faire ce qui lui plaît maintenant.
    - Que dis-tu ?
    - Exactement. Tu as bien entendu.
    Le lion est furieux, il lève la patte pour le frapper, mais Abou l-Housayn recule, évite le coup et insiste :
    - Baisse la patte, père de tous les lions ! Il est interdit de frapper qui que ce soit à partir d’aujourd’hui. Je pourrais, en retour, te donner un coup qui t’enverra voltiger en l’air.
    - Comment ? se fâche le lion. Moi, voltiger ? Viens me montrer comment tu oses me frapper !
    - J’aimerais bien te montrer la puissance de mes coups, mais ma force n’est pas avec moi.

    Le lion écarquille les yeux d’étonnement :
    - Où est donc ta force ?
    - Je l’ai laissé à la maison, répond Abou l-Housayn.
    - Va vite la chercher et reviens me montrer ce dont tu es capable, ordonne le lion.
    - Et qui peut m’assurer que tu n’en profiteras pas pour t’enfuir ?
    Le lion est furieux, il rugit de rage :
    - Moi, le roi de la forêt, père de tous les lions, m’enfuir devant un minable freluquet de ton espèce ?
    - Je veux être sûr de te retrouver ici à mon retour. Je dois donc t’attacher. J’irai chercher ma force et, quand je reviendrai, je te détacherai et on se mesurera.
    Abou l-Housayn a parlé puis il a pris une corde bien solide et il a attaché le lion, de la tête aux pieds, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus bouger.
    Et pendant trois jours et trois nuits, le renard a exhibé ses muscles sous le nez du lion, plusieurs fois pas jour, le laissant sans boire ni manger.
    Le roi des animaux est de plus en plus faible, ses lèvres sont desséchées, il souffre de la faim, il souffre de la soif. Deux jours de plus et il en mourira.
    De temps en temps, quand Abou l-Housayn mange, il lui jette un morceau de tripes ou de peau et parfois rien du tout.
    Un jour , le lion voit une souris sortir de son trou, juste sous sa tête. Quand il la voit, d’une voix faible il l’implore :
    - Je t’en prie , libère-moi et je te donnerai tout ce que tu voudras.
    - D’accord, dit la souris, mais tu dois d’abord m’embrasser les pieds et les mains.
    La condition posée par la souris achève le lion :
    - Tu ne pourrais pas trouver quelque chose de plus facile à faire ? C’est vraiment très difficile pour un lion d’embrasser les mains et les pieds d’une souris.
    - Alors reste comme tu es.
    Le lion sait que la souris est le meilleur rongeur de cordes de la terre. Il fait contre mauvaise fortune bon cœur et lui embrasse les pieds et les mains. La souris le libère de ses liens et retourne dans son trou.
    Le lion se relève, assommé. Il se regarde, se secoue, puis observe la forêt et d’un coup, comme piqué à vif, il prend ses jambes à son cou. Il court, il court, il court. Les animaux de la forêt le regardent abasourdis : « On n’a jamais vu un lion courir comme ça ! »
    Le tigre le voit. Il l’arrête et lui demande :
    - Qu’est ce qui t’arrive, père de tous les lions ?
    Tu cours comme un fou toi qui n’est jamais pressé.
    Il n’est pas dans nos habitudes de voir un lion courir ! Un roi se déplace doucement, se pavane royalement !
    Le lion répond :
    - Père de tous les tigres, la forêt est devenue invivable !
    - Mon Dieu ! Que se passe-t-il ?
    Et le lion de gémir :
    - Le renard lie les lions comme un diable, la souris exige des baisers inavouables, la forêt est devenue invivable !

     
  6. zawad

    zawad

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    Deux hommes dans le désert en plein jour,

    l'un dit à l'autre :

    - tu vois, tout ce désert m'a donné soif, mais je n'ai pas bu !

    l'autre lui répond :

    - tu vois, moi tout ce désert ne m'a pas donné soif, mais je boirai quand même !!!!

    :-o :-o :-o

    tu te reconais dans lequel ma chère safianou, et sinon qu'aurais-tu dis toi ?:-D
     
  7. el_safia

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    lol moi je réponds k il é mektoub k ils soient dans le désert mdrrrrrrrrr.....
     
  8. zawad

    zawad

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    Deux hommes dans le désert la nuit,

    l'un dit à l'autre :

    - Waaaaaah ! quel silence !

    l'autre lui répond :

    - ne dis pas "quel silence !", dis plutôt je n'entends rien !

    :-o :-o :-o

    et toi ma chère safia qu'aurais-tu dis ?!
     
  9. zawad

    zawad

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    ma chère safianou,
    apparement ta mémoire flanche, yak machrefti ?!: :-D

    pour te faire plaisir, je vais te le conter :

    conte d'origine hindoue : "des aveugles en quête d'un éléphant"

    c'est un village peuplé d'aveugles,
    un jour un gas arrive dans le village à dos d'éléphant,
    les villageois ne connissait pas ce qu'est un éléphant,
    quand ils ont entendu parler d'un animal nouveau qui est arrivé dans le village, ils se sont rassemblés autour de lui,

    un premier aveugle n'ayant touché que les oreilles de l'éléphant dit :

    - c'est un animal large et plat, un peu comme un tapis !!

    le deuxième aveugle n'ayant touché que la trompe, dit :

    - c'est long, ça bouge et c'est creux, c'est très fort,

    un troisième ayant touché le pied de l'éléphant dit :

    - c'est solide et stable, comme une colonne.

    comme ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la description de l'animal, le ton de la discussion montait, ils en vinrent aux bras !

    au bout d'un moment, quelques sages aveugles proposèrent de demander au voyageur lui même de leur donner la description de son éléphant, Mais quand ils le cherchèrent le voyageur était déjà parti !! :-D

    ma chère safianou, il existe plusieurs versions de ce conte, il y en a même où il ne s'agit point d'aveugles !! j'en ai même inventé une où il s'agit plutôt d'un village d'amnésiques :p :-D
     
  10. el_safia

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    lol Zawad ma mémoire ne flanche pas je l'ai lu dans un book de management ! :-D enfin et puis j'en ai retenu l'essence mm de l'histoire :-D c pas bien ca? :-D :-D

    tu es sur k ce k tu nous racontes là n'est pas déjà déformée à la zawadienne... :-D
     
  11. el_safia

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    Parler de conte ne va pas sans se remémorer le A vava inouva d'Idir... :)


    Les enfants autour de la veille

    S’instruisent des choses d’antan.

    Je t’en prie, père Inouba, ouvre moi la porte,

    Ô fille Ghriba fais tinter tes bracelets.

    Je crains l’ogre de la fôret, père Inouba

    Ô fille Ghriba, moi je le crains aussi.

    La neige s’est tassée contre la porte.

    L’ihlulen bout dans la marmite.

    La tajmaot rêve déjà du printemps.

    La lune et les étoiles demeurent claustrées

    La buche de chêne

    Remplace les claies

    La famille rassemblée

    Prête l’oreille au conte
     
  12. el_safia

    el_safia

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    Un homme alla dans la forêt pour défricher un bout de terrain, brûler les broussailles et préparer un champ.
    À peine commença-t-il à essarter la terre qu'il entendit une voix dans les buissons :
    "Qui est là ?"
    "C'est moi", répondit l'homme.
    "Que fais-tu ?"
    "Je débroussaille."
    "Attends, je vais t'aider. Je suis le Roi des Échos, et je vais t'envoyer cent de mes sujets."
    Sitôt dit, sitôt fait. Le Roi envoya à l'homme cent échos qui débroussaillèrent le terrain en un tournemain. L'homme se félicita de cette aubaine :
    "Avec une aide pareille, tout va pour le mieux !"
    Quelque temps après, les broussailles une fois sèches, l'homme se rendit dans la forêt pour les brûler et pour amender son champ avec les cendres. À peine eut-il le temps d'allumer le feu qu'une voix se fit entendre :
    "Qui est là ?" "C'est moi", répondit l'homme.
    "Que fais-tu ?"
    "Je brûle les broussailles pour amender mon champ avec les cendres."
    "Attends, je vais t'aider !"
    C'était encore le Roi des Échos. Il envoya à l'homme trois cents échos qui se mirent aussitôt à l'oeuvre. En un tournemain, ils brûlèrent toutes les broussailles.
    Sa terre amendée, l'homme s'en félicita :
    "Avec une aide pareille, tout va pour le mieux !"
    Les pluies commencèrent. L'homme saisit un pot rempli de millet et s'en alla au champ pour semer. À peine commença-t-il sa besogne que le Roi des Échos se fit entendre :
    "Qui est là ?"
    "C'est moi."
    "Que fais-tu ?"
    " Je sème le millet."
    "Attends, je vais t'aider."
    Et le Roi lui envoya en aide neuf cents échos. Les semailles furent terminées en un tournemain.
    "Avec une aide pareille, tout va pour le mieux !" se félicita notre homme.
    Lorsque le millet se mit à germer, l'homme se rendit au champ pour arracher les mauvaises herbes. Le Roi des Échos ne tarda pas à l'appeler :
    "Qui est là ?"
    "C'est moi."
    "Et que fais-tu ?"
    "J'arrache les mauvaises herbes."
    "Attends, je vais t'aider."
    Mille échos accoururent et arrachèrent toutes les mauvaises herbes en un tournemain.
    Une fois de plus, l'homme se félicita :
    "Avec une aide pareille, tout va pour le mieux !"
    Lorsque le millet se mit à lever, l'homme alla au champ pour chasser les oiseaux qui venaient le manger. Dès son arrivée, le Roi des Échos cria :
    "Qui est là ?"
    "C'est moi."
    "Que fais-tu ?"
    "Je chasse les oiseaux pour qu'ils ne mangent pas mon millet."
    "Attends, je vais t'aider !"
    Dix mille échos accoururent et chassèrent jusqu'au dernier oiseau. L'homme s'en alla en se félicitant :
    "Avec une telle aide, tout va pour le mieux !"
    Des jours passèrent. L'homme arriva au champ. Il cueillit quelques épis et les goûta pour voir si son millet était mûr. Et le Roi des Échos appela :
    "Qui est là ?"
    "C'est moi."
    "Que fais-tu ?"
    "Je cueille quelques épis et je goûte mon millet pour voir s'il est mûr."
    "Attends, je vais t'aider."
    Aussitôt, cent mille échos accoururent, cueillirent tous les épis et les mangèrent.
    L'homme s'en alla tristement, sans se féliciter. Cette fois-ci, il se garda bien de dire :
    "Avec une aide pareille, tout va pour le mieux !"
     
  13. Doumia

    Doumia

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    Bravo à toi Safia, tu enchantes la nuit des enfants, tu nous fais rêver :)
     
  14. el_safia

    el_safia

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    Merci Doumia :). Je fais du mieux k je peux...

    Hier on a eu une coupure d'électricité et j'en ai profité pour raconter ces contes à mes ptits frères et soeurs.. .Ils ont aimés :-D
     
  15. el_safia

    el_safia

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    Balajoudh vivait dans les montagnes de Kabylie. Il n'était pas bien riche. Il avait en tout et pour tout 3 sous en poche. Un jour, il va au marché, et après avoir bien regardé, il s'achète une figue Elle n'était pas bien grosse, alors il l'a dégustée jsuqu'à la dernière bouchée. A la fin il ne lui restait dans les mains qu'une petite queue.

    Il est allé dans son jardin et il l'a semée en lui disant :
    Toi demain, il faut que tu aies germé, sinon prends garde à toi.

    Et le lendemain, la petite queue avait pris racine Alors il lui a dit :
    Toi demain, il faut que tu aies poussé, sinon prends garde à toi !

    Le lendemain, dans son jardin, une belle pousse sortait de terre avec des petites feuilles vertes. Balajoudh lui a dit.
    Toi demain, il faut que tu sois devenue un figuier sinon prends garde à toi.

    Et le lendemain, au beau milieu de son jardin se trouvait un magnifique figuier. Balajoudh lui a alors dit :
    Toi demain, il faut que tu me donnes de belles figues bien mûres, sinon prends garde à toi.

    Et le lendemain matin, les branches de son figuier croulaient sous le poids des figues elles étaient tellement grosses et appétissantes que d'en parler j'en ai l'eau à la bouche !

    Alors Balajoudh est monté sur son figuier pour goûter à ses belles figues. Il en a mangé une, puis deux et quand il a été rassasié, il s'est mis à crier :
    Qui veut des figues, de belles figues bien mûres !

    Seulement, il était midi, l'heure la plus chaude de la journée. Il faisait une chaleur à tuer un âne et les gens étaient chez eux.

    Les gens oui, mais pas l'ogresse TSERIEL qui rôdait dans les parages. Lorsqu'elle a entendu Balajoudh, elle s'est approchée et lui a dit :
    Moi, mon fils, donne-moi de tes bonnes figues

    Balajoudh a bien reconnu Tsériel (qui ne la connaît pas dans le pays ! Et il sait qu'il faut s'en méfier. Seulement, on lui a enseigné le respect qu'il doit aux anciens. Alors il lui dit :
    Ces figues sont à toi, vieille mère, tu n'as qu'à te servir. Mais Tsériel lui répond.
    Mon fils, tu sais bien que je suis vieille et à moitié aveugle. Allez, cueille-moi quelques figues.

    Balajoudh a cueilli quelques figues qu'il a tendues à Tsériel. Aussitôt, elle l'a attrapé par le bras, l'a fourré dans un grand sac avec les figues, a mis le sac sur ses épaules et la voilà partie. Dans le sac, Balajoudh se disait.
    Pauvre de moi qui vais mourir si jeune, moi qui aime tellement la vie.

    Et voilà qu'il entend un clapotis.... Mais oui, c'est la rivière qui se trouve au pied de la colline. Alors, il demande à Tsériel.
    Vieille mère, as-tu fait ta prière ? Tsériel s'arrête.
    Non pour sûr je n'ai pas fait ma prière aujourd'hui ! Et la voila qui pose le sac, et qui se met à faire ses ablutions comme on doit faire avant la prière.

    Pendant ce temps, Balajoudh s'empresse de sortir du sac et de le remplir de pierres. Puis, il prend ses jambes à son cou. Lorsque Tsériel a fini sa prière, elle remet le sac sur ses épaules et continue sa route. En chemin elle dit :
    Eh mon fils, tu es bien plus lourd que tout à l'heure, tu as dû manger les figues. Mais, retire donc tes genoux et tes épaules, ils me font mal..

    Une fois rendue chez elle, elle appelle sa fille Vetelis. Il faut que je vous dise que Vetelis est une beauté... Eh oui, elle n'a qu'un oeil et pas n'importe quel oeil : un oeil blanc signe suprême de beauté chez les ogres. Tsériel dit à sa fille :

    Fais chauffer la marmite, le repas est dans le sac. Lorsque l'eau fût bouillante, Tsériel a versé le contenu du sac qui l'a éclaboussée et a cassé la marmite :
    Ah maudit Balajoudh, il m'a joué un méchant tour mais je me vengerais.

    Le lendemain elle est retournée dans le jardin de Balajoudh. Il était perché sur son figuier et il criait à qui voulait l'entendre.
    Qui veut des figues des belles figues bien mûres ?
    Moi, mon fils s'écrie Tsériel. Baljoudh sait qu'il doit se méfier et il sait aussi le respect qu'il doit aux anciens.

    Alors il lui dit :
    Tu n'as qu'à te servir, vieille mère !
    Mais mon fils, tu sais bien que je suis vieille et à moitié aveugle alors s'il te plaît... Balaloudh cueille quelques figues et quand il les tend à Tsériel, elle l'attrape par le bras, le fourre dans son sac et pose le sac sur ses épaules et la voilà partie.

    "Pauvre de moi qui aime tant la vie et vais mourir si jeune" se lamentait Balajoudh. Et voilà qu'il entend le clapotis de la rivière. Il dit à Tsériel :
    Vieille mère as-tu fait ta prière aujourd'hui ? Tsériel s'arrête et répond.
    Demain mon fils, je la ferai demain. Et elle reprend sa route. Arrivée chez elle, elle appelle Vetelis.
    Prépare la marmite, le repas est dans le sac...

    Balajoudh tente le tout pour le tout et dit à Tsériel :
    Regarde vieille mère comme je suis maigre Fais moi grossir etje serais bien meilleur à manger.
    Tu as raison, mon fils, tu n'es pas bien gros.

    Et à ces mots elle le plonge dans une grande jarre en terre remplie de dattes et elle lui dit :
    Mange mon fils, autant que tu voudras. Dans une semaine je viendrais voir si tu as grossi.

    La semaine passe, bien trop vite pour Balajoudh, et quand Tsériel lui demande de passer un doigt hors de la jarre.
    Balajoudh ne passe pas son doigt, non non il tend une épine qu'il avait dans sa poche et lorsque Tsériel la touche, elle lui dit :
    Tu es encore trop maigre mon fils, reste encore une semaine et surtout n'oublie pas de bien manger !

    Balajoudh mange et la semaine passe encore trop vite pour lui. La semaine passe, Tsériel s'approche de la jarre et lui demande de montrer un doigt. Balajoudh lui tend une brindille cette fois. Tsériel s'écrie :
    Mais cela ne va pas du tout, mon fils, tu es encore trop maigre. Ecoute je te laisse encore une semaine dans la jarre et dans une semaine, que tu sois gros ou maigre je te mangerais.
    Pauvre de moi, pensait Balaj oudh, pour qui le temps passait trop vite.

    A la fin de la semaine, Tsériel dit à sa fille :
    Prépare le couscous, tue balajoudh, coupe-le en petits morceaux et mets-le à mijoter dans une bonne sauce avec des épices. Moi je vais chercher le reste de la famille pour les inviter au festin.

    Aussitôt Tsériel partie, Vetelis a sorti Balajoudh de lajarre. Elle tenait un couteau à la main. Balajoudh qui n'avait rien à perdre lui dit :
    On parle de ta beauté jusque dans notre village et je sais comment te rendre encore plus belle.

    L'oeil blanc de Vetelis est devenu rouge de plaisir et elle lui a dit :
    Dis-moi comment tu fais ?
    Eh bien, je peux te faire des tatouages avec du henné. Mais il me faut un couteau.

    Vetelis n'a pas réfléchi, elle a tendu son couteau à Balajoudh qui s'en est emparé et... l'a tuée. Puis il a enfilé sa robe et mis son foulard sur la tête. Et il s'est mis au travail. Il a coupé Vetelis en petits morceaux, Il l'a mise a cuire avec des épices, de temps en temps, il tournait bien pour que ça n'attache pas. La table était mise et le repas servi quand Tsériel est arrivée avec la famille. Ils étaient aussi nombreux que vous aujourd'hui.

    Tout le monde s'est installé pour manger. A un moment, un petit cousin s'est écrié :
    Oh, on dirait bien la main de la cousine Vetelis. Tout le monde a levé la tête et s'est arrêté de manger

    Alors Tsériel a dit :
    Mange donc et arrête de faire ton intéressant.

    Plus tard, une petite cousine s'est écriée :- Oh mais c'est l'oeil blanc de la cousine Vetelis et là, silence et l'on a fait passer l'oeil blanc. Et oui, c'était bien l'oeil de Vetelis. Mais alors, où était donc la cousine Vetelis ?

    Eh bien, elle n'était plus là, parce que Balajoudh avait pris les jambes à son cou.

    Et le conte dit que depuis ce jour Tsériel lui court après mais qu'elle ne l'a toujours pas rattrapé.

     
  16. el_safia

    el_safia

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    C'était le soir, il fit sa cinquiémé prière, car c'était un homme pieux, et il s'endormit. Or, cette nuit-là, il eut un songe extraordinaire. Un vieux cheikh tout délabré, tout branlant, serrant dans sa main une canne ouvragée se tenait devant lui et lui disait : "Selmek, Ba messaoud, je suis Sidi Brahim, le cheikh oublié. Je suis mort depuis bien longtemps et personne ne se souvient plus de moi." Ba Messaoud, toujours dans son rêve, salua profondément. "Tu souhaites revoir les tiens, continua Sidi Brahim, et ta palmeraie. Si tu me fais une promesse, je te donnerai la liberté et même, je te ramènerai au M'Zab." Ba Messaoud écoutait de toutes ses oreilles, dans une attitude de grande déférence. "Demain, poursuivit le cheikh, on t'amènera près de la mer pour effectuer des travaux. tes gardiens seront peu attentifs car des chiens les secondent.
    Ils te donneront pour repas des abats. Garde-toi de les manger et dès que tu verras un peu eloignés de toi, sauve toi à toutes jambes vers la mer. Les chiens te poursuivront mais tu leur jetteras les abats et comme ils sont mal nourris, ils s'arrêteront pour les manger. tu continueras ta route et fermant les yeux, droit ver la mer.
    Et la promesse ?
    Voici ma canne (le cheikh oublié la lui tendit). Quand tu arriveras à EL-Atteuf, tu grimperas tout au haut de la colline et tu jetteras la canne au vent. Là ou elle se plantera, tu bâtiras en mon nom une mosquée"

    Ba Messaoud allait ouvrir la bouche pour poser toutes les questions qui lui venaient en tête mais le cheikh avait disparu. L'appelant et le cherchant, il s'agita si bien dans son sommeil qu'il se réveilla. Il serrait dans sa main, à son tour, la canne finnement décorée.

    Le lendemain, comme prévu, les gardiens l'emmenèrent travailler dans une carrière proche de la mer. Pour repas, il eut des abats (qu'il cacha) et des moqueries à propos de cette canne dont il ne voulait pas se séparer et qui semblait faite pour un seigneur ( les geôliers pensaient qu'il l'avait gravée lui-même dans sa cellule). Il fit ce qu'avait dit le cheikh et courut vers la mer, jetant ses abats aux chiens qui s'arrêtèrent pour les dévorer. puis ilferma les yeux, toujours courant en diréction de la mer en priant Allah de bien vouloir éventuellement prendre soin de son âme.

    Lorsqu'il se réveilla, il entendit d'abord autour de lui la plus douce des musiques : des voix d'hommes qui, dans sa langue, disaient le Coran. "Est-ce possible, songea-t-il, Allah le bien aimé, très miséricordieux, je suis chez moi !"

    Il sentait la fraicheur d'une mosquée. Laquelle ? Il ne savait pas encore. C'était l'heure de la prière et l'imam n'était pas encore arrivé. Lui, Ba messaoud, était enroulé dans sa kachabia rayée, le capuchon sur le visage. Il était assis et appuyé probablement à un pilier. tout cela, il le ressentait sans hâte, s'émerveillant silencieusement et croyant à peine à son bonheur. Puis l'imam entra et, le reconnaissant à sa voix, Ba Messaoud sut qu'il se trouvait à Melika haut. La prière allait commencer. Elle ne commençait pas. l'imam s'était arrêté au milieu de la mosquée et il disait : "C'est un jour de réjouissance pour nous, frères. Un des nôtres est revenu : j'ai "sentit" Ba Messaoud.
    Ba Messaoud ? Impossible, imam ! Il est prisonnier depuis plus de vingt ans et nous n'avons plus aucune nouvelle de lui : autant dire qu'il est mort. Nous ne le reverrons plus !
    Ca sent Ba Messaoud, ici, répétait l'imam, obstiné, il parcourait à grand pas la salle de la mosquée, soulevant les capuchons des kachabias pour regarder dessous.
    Notre imam baisse, soupiraient les croyants, c'est la démence, l'heure de la prière va passer ..."Lorsque Ba messaoud se dressa et baisa la main de l'imam, la surprise et la joie saisirent les assistants. La prière commença sans tarder, après laquelle Ba messaoud put s'expliquer. On se souvint de cheikh Sidi Brahim et l'on se repenti de l'avoir laissé dans l'oubli. Selon la coutume, un groupe de jeunes bâtisseurs se forma aussitôt pour aider ba messaoud à remplir sa promesse. Ils partirent avec lui a El-Atteuf sans tarder pour arriver avant la nuit.

    Ils montèrent directement sur la crête de la colline, juste au haut de la ville, et Ba messaoud je ta la canne au vent.

    Désolation ! La canne s'était plantée dans une dune de sable. Comment bâtir sur du sable ? se disaient entre eux les bâtisseurs. Ba messaoud décida que la nuit porterait peut-être conseil et qu'il était temps pour lui de revoir sa famille ( que la foule tout doucement amassée autour d'eux avait prévenu). Tout le monde fut de son avis et chacun rentra chez soi dans une assez grande excitation. c'était un soir orageux et venteux.

    L'histoire ne dit pas di Ba Messaoud eut encore une entrevue nocturne avec le cheikh oublié mais elle assure que, le lendemain, toute la dune de sable reposait de l'autre côté de la colline (où elle est encore, vous pouvez la voir aujourd'hui). La canne était fichée dans le roc, tout contre la tombe de cheikh Sidi Brahim. Ainsi fut donc bâtie sa mosquée.

     
  17. zawad

    zawad

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    ma chère safia inou, je vais te raconter une histoire que me racontait ma momon, je crois que c'est un conte d'origine arabe :

    kan ya ma kan,

    il y a longtemps vivait un âne chez un maître qui était méchon, très méchon,

    Le maître portait des fardeaux sur le dos de notre âne, il le faisait travailler bezzaf, il le nourissait mal, et en plus il le tapait en lui faisant très très mal,

    Alors not' povre "aghyoul" l'âne, il se lamentait :

    - Mais "3lach ya rebbi", pourkoi mon Dieu tu m'as donné à un maitre aussi méchon, "3lach ya rebbi" !!!

    Le pov' âne n'avait pas de chance, car som maître habitait en face d'un hara royal, où vivaient les cheveaux du prince de la région,

    le pov' âne voyait tous les jours ces chevaux sortant du hara royal conduits par des cavaliers pour fair une promenade,

    l'âne regardait les cheveaux, il enviait leur beauté, les chevaux étaient en bonne santé, ils étaient propres, leurs crinières étaient coiffées, ils étaient bien entretenus, leurs yeux brillaient de bonheur,

    Alors not pov' âne se lamentait encore plus :

    - "wa 3lach ya rebbi !", pourquoi mon Dieu tu m'a donné à mon maitre méchon ? pourquoi tu ne m'a pas mis à la place de ces cheveaux dans le hara royal, moi aussi j'aurais été heureux,

    Un jour, not' 7mar l'âne entendit la trompette sonner : tata tou tata toutou !!! (elle annonçait la guerre)

    Il accorut voir, les chevaux sortaient du hara royal montés par les cavaliers en armure, ils déscendaient vers le champs de bataille,

    l'âne Intrigué se demanda : mais où vont-ils joliment parés comme ça ?,

    not' âne attendit jusqu'au coucher du soleil, et il vit les chevaux revenir,

    certains étaient bléssés, d'autres avaient l'oreille coupé, d'autres étaient plein de sang, ils avaient l'air attristés et épuisés,

    certains ne sont même pas revenus,

    Alors not' âne a tout compris,

    ma momon nous disait :

    et not' "aghyoul" l'âne ne voulait plus être à la place des cheveaux,
    il a choisit de partir loin de son maître, et surtout il ne voulait plus du hara du prince!!!!!!


    Il a choisit de ne plus avoir de maître , il était sûr de ne jamais choisir d'être heureux sans jouir de sa liberté.
     
  18. el_safia

    el_safia

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    mdrrr ca me fait penser à la chèvre de Mr seguin ki ne voulait plus rester attachée... :-D Elle a voulu le bonheur... mais déchiquetée dans la gueule d'un loup :-D
     
  19. zawad

    zawad

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    ma chère safia,
    au moins la chèvre a ainsi découvert un ti peu la forêt, et les crocs du loup aussi :p peut-être que c'est mieux que le champ cloîtré de monsieur seguin, son couteau aiguisé, ses dents pourries et son estomac bousillé par le vin :p :-D
     
  20. el_safia

    el_safia

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    lol y a k un loup ki pourra faire ce raisonement là :-D mdrrrrr
     

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