Les autorités démunies face aux sans-papier

Discussion dans le forum 'Maroc / Belgique' créée par belgika le 6 Nov. 2011.

  1. belgika

    belgika Modérateur

    Inscrit:
    17 Fév. 2009
    Messages:
    20 256
    Likes:
    6 736
    La commune bataille pour la quarantaine de personnes qui campe place F. Cocq
    IXELLES Décidément, il n’est pas facile de trouver une solution pour les sans-papier qui ont dû quitter le Polygone (ancien bâtiment d’AB3).
    Le bourgmestre d’Ixelles, Willy Decourty (PS), visiblement de bonne volonté, tente de trouver une solution, certes transitoire, pour les héberger. Il faut dire que la misère a désormais pignon sur rue, juste en face du bureau du maïeur, place Fernand Cocq.
    Après avoir vécu quatre mois dans des conditions difficiles dans le Polygone, environ septante sans-papier (Afghans, Maghrébins, Guinéens, SDF,…) s’étaient d’abord installés lundi, directement après leur expulsion, dans un bâtiment de la Régie fédérale rue de la Concorde, à Ixelles, où se trouvent déjà de nombreuses familles Roms.
    Mais le même jour, ils sont à nouveaux expulsés. Raisons invoquées par la commune : la partie du bâtiment occupée est insalubre et non-sécurisée. On craint également une cohabitation difficile avec les familles Roms. Une quarantaine d’entre eux, bien décidés à ne pas se faire oublier, se sont donc installés en face de la maison communale d’Ixelles. Voici trois nuits qu’ils dorment place Fernand Cocq, subsistant grâce à des dons alimentaires du voisinage.
    Une situation embarrassante pour le bourgmestre, qui a procédé à leur recensement mercredi et qui pensait hier avoir trouvé une solution digne pour ces gens à la recherche d’un toit. L’endroit idéal semblait être le camping Bruxelles-Europe à ciel ouvert le long de la chaussée de Wavre. En effet, l’unique camping de la capitale, ouvert uniquement en été, dispose d’une bonne structure d’accueil et de douches.
    Mais l’accès au camping – géré par une congrégation religieuse – se fait par des maisons où vivent des familles. Le bourgmestre à donc dû, en dernière minute, écarter cette idée. À son cabinet, on se dit dépité et on ne sait désormais plus quelle piste explorer. “Quel bâtiment vide pourrait-on utiliser ?”, s’y demande-t-on.

    http://www.dhnet.be/regions/bruxell...-autorites-demunies-face-aux-sans-papier.html


Partager cette page