Causes et conséquences de la corruption au Maroc

Discussion dans le forum 'Général' créée par - le 12 Avril 2005.

  1. Ancien-Membre

    Ancien-Membre

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    On dit cyniquement de la corruption qu'elle est, avec la prostitution, le plus vieux métier du monde. Si la prostitution représente une mise en location d'un corps, la corruption est la mise en vente d'une conscience. Dans sa définition la plus simple, la corruption est l'abus d'un pouvoir confié à un agent public en vue d'un gain personnel ou pour le bénéfice d'un groupe auquel il doit allégeance. Cette approche est la mieux adaptée à l'appréhension du phénomène car elle est à la fois, plus flexible que celle qu'opère habituellement le droit pénal qui applique le concept à certains actes malhonnêtes, tel que le sens originaire qui définit la corruption comme toute altération d'un état premier considéré comme pur et idéal.


    Le mot corruption s'applique ainsi à des actes malhonnêtes, mais il implique un comportement par lequel un agent public s'enrichit de manière impropre en détournant un pouvoir qui lui a été confié.

    Il convient de distinguer deux catégories de corruption : “ la petite corruption ” ou “ la corruption de survie ” qui est pratiquée par les petits fonctionnaires qui sont mal payés et donc obligés de rançonner la population en vue de survivre, et “ la grande corruption ” ou corruption de profit pratiquée par des agents publics de haut niveau qui prennent des décisions sur des contrats très importants.

    La corruption existe pratiquement dans tous les pays quel que soit leur niveau de développement économique et social. Aucune administration, aucun régime politique ne peut opposer une résistance totale à la corruption. Celle-ci est un phénomène permanent qui tient à la nature des choses car “ toute société qui fonctionne par la confrontation entre le pouvoir et l'argent génère des faits de corruption ”.

    Il y a, en général, la chance pour que la corruption se produise lorsque le secteur public se trouve à l'interface du secteur privé et plus spécifiquement là où le décideur public n'est pas soumis à des règles totalement contraignantes. La petite et la grande corruption peuvent ainsi se glisser lorsque le responsable public dispose d'un pouvoir discrétionnaire. Ce dernier est d'autant plus important en matière de passation des marchés publics, d'octroi de permis et licences, de la collecte d'impôts qu'en matière de prestation de services publics.

    Il y a, en principe, deux situations principales de risque de corruption : celle où les services ou les contrats sont fournis ou attribués conformément à la loi et celle où la transaction est non conforme à la loi.

    Dans le premier cas, l'agent public reçoit un gain privé pour faire un travail qu'il est dans l'obligation de faire en vertu de la loi. Ce phénomène est qualifié de “ graissage de patte ” parce qu'il permet de façon incontournable de faciliter la procédure.

    Dans le second cas, l'agent public reçoit un pot-de-vin en échange d'un service que la loi interdit de faire.

    S'il faudra connaître l'impact délétère de la corruption sur le corps social, il est auparavant nécessaire d'étudier ses causes et ses principales raisons.
    En étudiant le cas français, Yves Mény, dsans ses œuvres, constate qu'il existe en France plusieurs facteurs qui peuvent favoriser le phénomène de corruption.

    Il s'agit, en l'occurrence, d'une forte concentration des pouvoirs entre les mains d'un leader ; qu'il soit local ou national, chef du parti ou du gouvernement ; d'une personnalisation excessive du processus décisionnel qui dérive de cette concentration des pouvoirs; d'une substitution de modes de décision contractuels à ceux traditionnels qualifiés d'unilatéraux ; du remplacement du recrutement des décideurs publics sur la base politique au recrutement sur la base méritocratique ; de la faiblesse des contrôles et de la transformation des valeurs dans la société.

    Concernant le cas marocain, la question paraît être le résultat du jeu de facteurs socioculturels, politico-administratifs et économiques.

    Les causes socio-culturelles

    Le milieu social est plutôt favorable à la corruption. Tout d'abord, les membres de la société, pour la plupart analphabètes, sont peu conscients de leurs droits et de leurs obligations, ainsi que de la gratuité des services publics.

    Ils considèrent souvent comme normal de se concilier les faveurs des agents du pouvoir par des présents dons et offrandes. Dès lors, un poste de responsabilité dans l'administration constitue pour son détenteur une source d'enrichissement tout à fait légitime. Se faire de l'argent en profitant de son poste et de sa position dans l'administration n'est pas une chose de vraiment condamnable.

    La question du pourboire, que l'on appelle très simplement “ le café ”, est une pratique à laquelle se livre toute une frange de la population lorsqu'il s'agit d'avoir u droit ou de bénéficier d'un privilège.

    Ensuite, comme dans la plupart des Etats africains, le sens du bien public demeure chez les Marocains très inférieur à celui de l'intérêt familial, du groupe ou du parti.

    De plus, s'est développée une conception néo-patrimoniale de l'administration qui s'accommode fort bien du népotisme et de la vénalité et dont on prétend qu'elle est liée à l'environnement culturel du pays. L'agent public se trouve enserré dans un réseau complexe de loyauté, de fidélité et de dévouement qui l'expose à la tentation de tordre ou de contourner les règles et d'exploiter sa position pour des fins personnelles ou familiales.

    Par ailleurs, la corruption est aussi à la base d'un comportement schizophrénique qui caractérise plusieurs milieux de notre société où l'auteur et la victime coexistent dans la même personne.

    Autrement dit, le dénonciateur de la corruption peut être en même temps l'un de ses supports ou de ses agents actifs ou passifs.
    Cette absence de principes peut être attribuée essentiellement à la banalisation du phénomène. En effet, pour beaucoup, la corruption apparaît comme ancienne, en quelque sorte ordinaire et par conséquent, un phénomène qu'on est près à excuser facilement.

    Il existe ainsi un abîme, un paradoxe apparent entre l'indignation de plus en plus grandissante contre les profiteurs de la corruption et l'existence même de celle-ci qui continue à être perçue de façon consciente comme inévitable par ceux-là mêmes qui en souffrent ou la condamnent.

    Dès lors, il s'est développé un type de sentiment selon lequel la corruption relève de l'ordre social et toute tentative pour l'éliminer ou l‘éradiquer est une utopie voire une diversion isolée et sans lendemain. A cette croyance, s'ajoute par ailleurs, un milieu économique favorable à la corruption.

    (I-Un milieu économique favorable)

    (www.lematin.ma)
     


  2. nwidiya

    nwidiya Un Haut Rispansable! Super Modératrice

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    c'est la faute aux mre non? on pourrait le croire à lire certains posts pathétiques...
     
  3. Ancien-Membre

    Ancien-Membre

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    la solution est facile aplique la charia
    couper la main aux voleurs et erradiquer les gros bonets
    si il n y avait pas de voleurs au maroc je parle des gros voleurs 1 pti exemple 1 000 000 000de diram verse au sinistre du tremblement de terre au maroc a hoceima et ses alentours
    ou est passe cet argent??
    la reponse je la connais enfin des exemple jen ai plein
    pour dire enfin peut etre demain ou dans 1 an ou peut etre dans 50 ans??
    kisait
    :-x :-x :-x
     
  4. amaldetanger

    amaldetanger

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    Je souhaite vraiment que cette partique cesse au maroc et que le développement économique permette à l'état de mieux payer ses fonctionnaires pour éviter les tentations
    car s'ils n'ont pas besoin de cet argent il vont pas les prendres..
     

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