La femme musulmane brulée au lance flamme

Discussion dans le forum 'Général' créée par elsani le 14 Mars 2008.

  1. elsani

    elsani

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    Des historiens et des protagonistes des faits assurent que l'Armée coloniale a bombardé avec des gaz toxiques la région marocaine du Rif entre 1921 et 1927. L'État ne l'a jamais reconnu de manière officielle. Paco SOTO NADOR. Entre 1921 et 1927, l'Armée coloniale espagnole a bombardé de manière systématique les zones peuplées de la région marocaine du Rif pour mettre un terme à la rébellion indépendantiste dirigée par Abdelkrim el Khattabi. Et dans les bombardements elle a employé des armes chimiques comme le phosgène, la chloropicrine, le diphosgène et le gaz moutarde. La dénonciation est attestée par le travail d'historiens comme les Espagnols Rosa María de Madariaga, Angel Viñas et Juan Pando, et des Européens Sebastian Balfour et Jean Marc Delaunay, entre autres.

    Le Rif est une région du nord du Maroc, historiquement hostile à la monarchie alaouite, mais aussi à la présence espagnole à l'époque coloniale. En 1924, les autorités espagnoles ont ouvert deux usines d'armes chimiques, l'une près de Madrid et l'autre à Melilla, et ont eu recours à des experts allemands et français pour leur élaboration et leur emploi. Selon les historiens, l'Espagne est parvenue à fabriquer 470 tonnes de gaz toxiques et a utilisé 530 avions de construction française, allemande et danoise, pilotés souvent par des mercenaires européens et américains, pour bombarder le Rif.
    En vertu du Traité de Versailles de 1919, les alliés vainqueurs de la 1ère Guerre Mondiale ont interdit à l'Allemagne vaincue la fabrication d'armes chimiques ; le Protocole de Genève de 1925 a étendu cette interdiction à tous les pays. En dépit de ces normes, les historiens Rosa María de Madariaga et Carlos Lázaro Avila établissent dans une étude conjointe que l'Espagne a massivement utilisé des gaz toxiques pendant la guerre du Rif et que la France l'a fait durant l'année 1925 aux alentours de Fez, une ville située dans la zone sous son contrôle colonial.
    Les bombardements espagnols ont été passés sous silence, mais quelques observateurs de l'aviation militaire, comme Pedro Tonda Bueno dans son autobiographie " La vie et moi ", publiée en 1974, se réfère au lancement de gaz toxiques depuis des avions et à l'empoisonnement qui en a résulté des sources rifaines. Pour sa part, Ignacio Hidalgo de Cisneros, dans son oeuvre autobiographique " Je change de direction ", révèle comment il a participé à plusieurs bombardements avec des gaz.
    Des années après, en 1990, deux journalistes et chercheurs étrangers, les allemands Rudibert Kunz et Rolf Dieter Müller, dans leur ouvrage " Gaz toxique contre Abdelkrim. L'Allemagne, l'Espagne et la guerre aux gaz au Maroc espagnol) ", ont apporté des preuves de ce qui s'était produit dans la région.
    L'historien britannique Sebastian Balfour, de la London School of Economics, dans son livre " Etreinte mortelle " (Editions Penínusla), confirme l'emploi massif d'armes chimiques sur le sol rifain. Balfour, qui a étudié de nombreuses archives espagnoles, françaises et britanniques, soutient que la stratégie des militaires coloniaux espagnols se basait sur le choix de zones très peuplées du Rif pour y lancer des bombes toxiques. Ainsi le confirme, par exemple, un fonctionnaire britannique, H Pughe Lloyd, dans une dépêche envoyée au ministre de la Guerre de son pays en 1926.
    L'Espagne, qui bénéficiait de la collaboration active de la France pendant la guerre contre les rebelles rifains - un conflit qui a provoqué la mort de 20.000 soldats espagnols - a officiellement reconnu les faits. Les historiens franquistes avaient occulté l'affaire et les autorités marocaines n'ont pas montré le moindre petit intérêt à éclaircir les faits.
    Ce qui est logique, le régime marocain ayant aussi utilisé massivement des armes chimiques contre la rébellion rifaine entre 1956 et 1958, une fois atteinte l'indépendance. Hassan II, qui a personnellement dirigé la répression alors qu'il était encore prince héritier, n'a jamais voyagé au Rif pendant son long règne et a maintenu à ce territoire dans un état de marginalisation économique et sociale.
    L'utilisation d'armes chimiques a provoqué des conséquences catastrophiques pour la santé de la population rifaine qui souffre d'infections et de mutations génétiques qui provoquent des cancers, outre des dysfonctionnements psychiques comme la dépression, l'angoisse et la panique. Ainsi l'ont établi dans leurs recherches des scientifiques étrangers et marocains comme le psychologue et criminologue Ahmed Hamdaoui.
    L'Institut d'Oncologie de Rabat étudie lui-même les raisons pour lesquelles le cancer est une cause de mortalité plus fréquente dans le Rif qu'au reste du Maroc. Quelques experts considèrent que ce fait est une conséquence directe de l'utilisation d'armes chimiques. C'est ce qu'affirme l'historien Sebastian Balfour. Le chercheur et médecin de Tanger Abdelouaed Tedmouri explique que, à partir d'une série d'études comparatives il est en mesure d'affirmer que "la moitié des cancers qui sont détectés au Maroc sont dus à l'utilisation de ce type d'armes.

    Auteur :Hakim.boufrioua

    Source: l'agence de presse associative


  2. elsani

    elsani

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    Je voudrais commémorer le jour de la femme et aider les musulmanes à se souvenir ce que la France à fait pour elles en alAgérie au Maroc et Tunisie.Et évoquer ce que les occidentaux font aux femmes palestiniennnes, irakiennes afghanes et toujours algériennes ou tchéchènes oui l'armée française brulait les villageoises dont les maris avait rejoint le maquis au lance flamme et aussi les enfants les bébés comme Israel le fait à Gaza.

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