Les généraux français d'Alger

Discussion dans le forum 'Général' créée par Mechtej le 26 Déc. 2007.

  1. Mechtej

    Mechtej

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    11 janvier 1992 – 11 janvier 2007 : quinze ans d’horreurs et d’impunité en Algérie
    Algeria-Watch, 11 janvier 2007

    Au nom de la « sauvegarde de la démocratie », il y a quinze ans, une poignée de généraux au cœur du pouvoir, avec le soutien actif de leurs clientèles civiles – et celui plus discret de la France –, décidaient d’annuler les premières élections à peu près libres de l’Algérie indépendante, qui allaient donner le pouvoir au Front islamique du salut. C’était pourtant un coup d’État en bonne et due forme, parfaitement semblable dans son objet – maintenir les privilèges des dominants – à ceux d’un Pinochet au Chili en 1973 ou d’un Videla en Argentine en 1976. Mais, à la différence de leurs prédécesseurs d’Amérique du Sud et de bien d’autres pays, les généraux algériens ont innové : ils ont su rester dans l’ombre, fabriquant au fil des années une pseudo-démocratie de façade tout en déchaînant contre le peuple la violence d’un terrorisme d’État clandestin inspiré des méthodes de désinformation et de manipulation apprises de leurs maîtres, les théoriciens militaires français de la « guerre moderne » et les spécialistes du KGB soviétique.

    Cette atroce mascarade a eu trois fondements essentiels :

    – une terrible « machine de mort » – à base de torture généralisée et d’exécutions extrajudiciaires – organisée par les services secrets de l’armée (le DRS) et les « forces spéciales » de l’armée, responsable en une décennie de 200 000 morts et de 20 000 disparus, de dizaines de milliers de torturés et d’un million et demi de personnes déplacées ;

    – une entreprise de désinformation sans beaucoup d’équivalents au cours du XXe siècle, visant à attribuer aux « hordes islamistes » l’essentiel de la violence, alors que, partiellement à partir de 1992 et quasi-totalement depuis 1996, les groupes armés agissant « au nom de l’islam » étaient en réalité manipulés et contrôlés par le DRS ;

    – la complicité de la « communauté internationale » – au premier rang de laquelle la France officielle et une large partie des médias français –, dont les responsables, par aveuglement ou par intérêt, ont activement relayé les mensonges de la désinformation algérienne.

    Quinze ans après le coup d’État du 11 janvier 1992, Algeria-Watch, organisation créée en 1997 pour lutter contre les violations des droits humains en Algérie et la désinformation qui les accompagnent, ne peut que dresser un sombre bilan de cette période.

    Certes, superficiellement, bien des choses ont changé. À coups de massacres, enlèvements, ratissages, tortures et déplacements de populations, le pouvoir algérien a réussi à briser la société et à mater toute possibilité d’une opposition structurée, ce qui lui a permis de décréter, en février 2006, une autoamnistie de ses crimes et d’ordonner une « réconciliation » factice, visant uniquement à officialiser les mensonges de la « sale guerre » et à interdire aux victimes l’accès à la vérité et à la justice : islamistes criminels et officiers tortionnaires, bénéficiant de l’impunité, peuvent désormais s’adonner tranquillement à leurs « business » lucratifs.

    Mais derrière la « normalisation » et la vitrine « démocratique », gérée par un président fantoche et destinée à abuser une opinion internationale devenue totalement indifférente aux souffrances du peuple algérien, les principaux organisateurs de la décennie rouge restent aujourd’hui les seuls maîtres de l’Algérie. Ils contrôlent à la fois la société et les richesses du pays, confisquées à leur profit et à celui de leurs enfants et de leurs clientèles : il s’agit du Mohammed « Tewfik » Médiène, inamovible chef du DRS depuis… septembre 1990, et de son adjoint, le général-major « Smaïn » Lamari, en poste depuis la même date.

    Sous leur tutelle maffieuse, toute expression politique libre a été bannie. Il n’existe pratiquement plus aucun parti politique d’opposition digne de ce nom : la plupart ont été cooptés, les autres interdits, infiltrés ou marginalisés. La liberté d’expression est réduite à rien : les médias audiovisuels, cantonnés à la langue de bois, restent sous la stricte tutelle de l’État ; et dans la presse écrite « indépendante », ne peut se publier que ce que ses parrains de l’ombre et le DRS autorisent. La liberté de réunion et d’association est une pure chimère : ne peuvent se réunir que ceux qui servent au régime. Depuis 1992, l’état d’urgence et une loi « antiterroriste », toujours en vigueur à ce jour, donnent un pseudo-cadre juridique – au demeurant anticonstitutionnel – à toutes ces restrictions. Mais l’étouffement des libertés, individuelles et collectives, s’opère aussi par bien d’autres voies que celles d’une justice aux ordres, et qui empruntent à toutes les ressources classiques du pouvoir mafieux : clientélisme, corruption, menaces, assassinats…

    Au plan économique, grâce à l’envolée des prix du pétrole et du gaz, l’Algérie est passée du surendettement à la convoitise des multinationales américaines, européennes russes et chinoises, non seulement pour ses hydrocarbures, mais aussi pour les formidables opportunités qu’offrent ses 70 milliards de dollars de réserves de change. Et en raison de sa « longue expérience » dans la lutte antiterroriste, elle est devenue, depuis le 11 septembre 2001, un partenaire incontournable de la Global War on Terror conduite par l’administration américaine. C’est pourquoi, depuis 2001, on assiste à Alger à un ballet incessant de responsables politiques et de chefs militaires de toutes les puissances occidentales, la France et les États-Unis en tête, qui viennent cautionner le pouvoir maffieux dans l’espoir de juteux contrats.
     


  2. benami

    benami Pianiste!

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    Tissus de mensonges concocté par les pseudos ong defenderesse de droits de l'homme et qui n'ont toujours pas digéré l'indépendance de l'Algérie couplé aux traitres islamistes qui ont voulu transformer l'Algérie en basse-cour des mollah iraniens!!!
    Honte à vous!
     
  3. mustang10

    mustang10

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    Ce jeux des islamistes est revolu, en plus comme je l'ai deja dis, les autorités international traque les generaux Marocains comme des deliquants et clandestin.
     
  4. Mechtej

    Mechtej

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    Quelle honte celle de désigner la France comme seul obstacle aux bonheur et à l'autodétermination des peuples africains.
     

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