Madrid : plainte contre des generaux algériens par des Sahraouis

Discussion dans le forum 'Actualités marocaines' créée par leclochart le 5 Déc. 2007.

  1. leclochart

    leclochart

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    Madrid, 05/12/07

    - Des Sahraouis victimes de tortures, de détention illégale et de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, ont décidé de poursuivre devant la justice espagnole des dirigeants du Polisario et de hauts gradés de l'armée algérienne, ont annoncé les avocats des victimes mercredi à Madrid.


    La plainte sera déposée dans une semaine par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), qui agit en tant que partie civile, auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, d'autant qu'un grand nombre de ces victimes ont la double nationalité marocaine et espagnole.


    L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal et le "ministre" de l'éducation, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les responsables des séparatistes qui seront poursuivis pour "crimes de guerre, tortures, disparitions forcées, détentions illégales et graves violations des droits de l'Homme".

    Les dénommés Khalil sidi Mhamed, "ministre" des colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire et Mahfoud Ali Beiba, ancien "Premier ministre" sont accusés de tortures de membres de la population sahraouie.

    Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables, comme l'a expliqué le président de l'ASADEDH, Ramdan Mesaud, lors d'une conférence de presse à Madrid.
    Les avocats des victimes, MM. José Manuel Romero Gonzalez et Carlos Sancho de la Calle, ont relevé l'existence de témoins oculaires et de forts indices devant inculper les mis en cause.

    Les deux avocats ont affirmé qu'ils s'étaient rendus à Laâyoune où ils avaient pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des sahraouies et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".

    Des victimes du Polisario, toujours en vie, ont livré aux représentants de la presse espagnole et aux correspondants de la presse internationale accréditée à Madrid, un témoignage émouvant sur leur triste expérience dans les geôles gérés par le Polisario sur le territoire algérien.

    "C'est une énorme injustice que de voir celui qui m'a arrêté et torturé pendant six ans dans les camps de Tindouf puisse circuler librement en Espagne et faire tranquillement sa propagande sans payer pour ses crimes", a dénoncé Houcine Baida, militant sahraoui des droits de l'Homme et victime du Polisario, en référence à Brahim Ghali.

    D'autres victimes, comme les militants des droits de l'Homme Dahi Aguai et Saadani Maalainine, fille d'une figure emblématique du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont eux aussi présenté des témoignages accablants sur la souffrance et l'humiliation d'un grand nombre de sahraouis par des dirigeants du Polisario avec la bénédiction des responsables algériens.
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