Maroc : ces nouveaux kamikazes recrutés dans des bidonvilles

Discussion dans le forum 'Actualités marocaines' créée par boptitprince le 8 Juil. 2007.

  1. boptitprince

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    Fait Du JourTERRORISME. Casablanca (Maroc)
    Maroc : ces nouveaux kamikazes recrutés dans des bidonvilles
    Jean-Marc Ducos
    dimanche 08 juillet 2007 | Le Parisien

    (LP/PHILIPPE DE POULPIQUET.)ZOOM
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    Une semaine après les attaques manquées de Londres, le Maroc a relevé au maximum son seuil d'alerte face à la menace d'attentats.Des actes désormais commis par de très jeunes gens, recrutés dans des bidonvilles, sur le terreau de la misère et du désespoir

    Une semaine après les attentats manqués de Londres et de Glasgow, c'est au tour du Maroc d'être sur le pied de guerre pour « contrer une menace terroriste avérée », selon les services de sécurité. Le seuil d'alerte a été relevé au maximum. Les autorités marocaines ont reçu ces derniers jours des informations liées à la préparation d'actes terroristes sur leur territoire.


    Hier, le ministère de l'Intérieur a annoncé « une mobilisation extrême des forces de sécurité » et « un renforcement du dispositif ». Des patrouilles armées circulaient et inspectaient les voitures en stationnement le long des grandes artères de Casablanca. A Marrakech, capitale touristique, la police redoutait l'intrusion d'un kamikaze parmi les touristes. Quatre Marocains, soupçonnés d'appartenir à une cellule recrutant des islamistes pour les envoyer s'entraîner dans des camps dans le désert du Sahel, viennent par ailleurs d'être arrêtés à Barcelone, en Espagne.

    En revanche, à l'inverse des terroristes arrêtés en Grande-Bretagne, tous diplômés, pour la plupart médecins au parcours brillant, au Maroc, ce sont des kamikazes issus des bidonvilles, souvent d'anciens délinquants illettrés convertis en prison, qui sont recherchés ou en cause. C'était notamment le cas des auteurs des attentats commis en trois vagues successives, en mars et en avril, à Casablanca. Six kamikazes avaient déclenché leurs ceintures d'explosifs, faisant un mort et 45 blessés.

    Des réseaux non identifiés

    Parmi ces terroristes, deux frères, des laissés-pour-compte de la société marocaine. Le premier, Abdelfatah Raydi, 24 ans, a voulu échapper à la police pour protéger son réseau. Sa cible était peut-être le prestigieux lycée Lyautey, le jour de la rentrée prévue le 12 mars. Le second, Ayoub, 23 ans, s'est fait sauter le 10 avril, tuant un policier. Deux autres frères, Mohamed et Omar Maha, petits marchands de vêtements, se sont fait exploser le 14 avril à Casablanca, à deux pas du centre culturel américain. Ils auraient agi par mimétisme.

    Les frères Raydi et Saïd Belouad, un autre kamikaze, venaient du bidonville de Sekouila, où recrutent les mouvements islamistes radicaux. Un quartier tout proche du faubourg miséreux de Sidi Moumen d'où étaient issus les auteurs des attentats de mai 2003 qui ont fait 45 morts.

    « La désespérance sociale n'explique pas tout, décrypte Mohamed Darif, professeur de sciences politiques à l'université de Mohammedia. Al-Qaïda vise le Maghreb et cherche à recruter des combattants pour alimenter la guerre en Irak. Il existe au Maroc des dizaines de cellules dormantes prêtes à viser des objectifs occidentaux. Touristes, hôtels, entreprises seront leurs cibles. » « Ils sont d'autant plus dangereux qu'ils n'appartiennent pas à des réseaux structurés et identifiés », précise Mohamed Tozy, sociologue. « Ce sont souvent des délinquants passés par la prison, d'où ils sortent enragés, ajoute Mohamed Darif. Ces futures bombes humaines évoluent dans des mosquées clandestines où ils sont manipulés. »

    Dans l'immense bidonville de Sekouila, au nord-est de Casablanca, nous avons retrouvé la trace des kamikazes du printemps dernier et de leurs frères de misère (lire page 3) .


    Ranson


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