Au Maroc, la répression est dans l’ADN du pouvoir

Discussion dans le forum 'Actualités marocaines' créée par Garbage le 21 Mars 2012.

  1. Garbage

    Garbage

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    On aimerait tant pouvoir passer à autre chose. En finir avec la répression et la justice arbitraire. Vivre dans un pays qui se respecte et qui garantit la liberté et la dignité de ses citoyens. Ça ne devrait pas être sourcier ! Mais voilà… au Maroc la répression est la violence de l’Etat c’est perpétuel … Comme qui dirait, ces choses-là, c’est l’ADN du pouvoir et il lui est difficile de s’en séparer.

    EZZEDINE, ÉTUDIANT. TAZA. EN PRISON ET EN DANGER DE MORT.
    Ezedine Erroussi est un étudiant de Taza. Arrêté en décembre dernier alors qu’il participait à une manifestation dans sa faculté pour demander l’amélioration des conditions de la vie estudiantine, il a été condamné à quatre mois de prison ferme pour le crime d’« appartenance à une organisation non autorisée ». Ses collègues Ibrahim Saidi, Mohamed Ghaloud, Mohamed Fettal, et Mohamed Ezaghdidi ont écopé de la même peine pour le même motif.
    Depuis Ezedine Erroussi, qui a témoigné sur ses conditions d’interrogatoire et de détention dans une poignante lettre, est entré dans une grève de la faim. Aujourd’hui, il est en danger de mort.


    WALID BAHMANE , 18 ANS, LYCÉEN. RABAT. UN AN DE PRISON FERME POUR OUTRAGE AU ROI.
    L’arbitraire dépasse, parfois, l’inimaginable. Voici Walid, un môme atteignant à peine la majorité pénale. L’histoire incroyable commence par un conflit entre deux ados, sur un ordinateur portable, un portant plainte contre l’autre pour un vol présumé. La police s’en mêle, et découvrant une page Facebook comportant une caricature du roi Mohammed VI, elle décide, toutes affaires cessantes, de traduire Walid devant le procureur pour outrage à la sacralité du roi. Et dès qu’il s’agit du roi, la machine de l’arbitraire s’emballe finissant par condamner un môme à un de prison de ferme pour outrage à la personne du roi Mohammed VI. Walid est actuellement détenu à la prison de Salé. Sa maman, de condition modeste, remue ciel et terre pour le libérer.


    ABDESSAMAD HAYDOUR, 25 ANS. TAZA. TROIS ANS DE PRISON FERME POUR ATTEINTE À LA SACRALITÉ DU ROI.
    Abdessamad est originaire de de Taza la ville qui a payé un lourd tribut à la répression depuis le début de l’année. Parlant pour les opprimés et les laissés-pour-compte de sa ville, emporté par l’amertume et l’émotion, il s’est laissé aller dans une vidéo postée sur youtube et a insulté le roi Mohammed VI. Sur le coup personne n’a prêté attention à l’insulte de cet enfant du peuple révolté par les conditions de vies misérables des Tazaouis. Mas rien n’échappe aux services, qui l’ont interpellé et l’ont traduit devant un tribunal pour « atteinte à la sacralité du roi ». Condamné en première instance à trois ans de prison ferme, sans défense, il a vu sa peine confirmé en appel. Trois ans de prison ferme infligés par une justice de vengeance.

    MUSTAPHA OUCHTOUBANE. IMIDER. 4 ANS DE PRISON FERME.
    Connaissez-vous Mustapha Ouchtoubane ? Figure militante et acteur politique d’Imider, cette commune entrée en résistance contre les agissements de la Société métallurgique d’Imiter une sous-filiale de la holding royal SNI. La semaine dernière la Cour d’appel d’Ouarzazate a confirmé la condamnation de Mustapha à quatre ans de prison ferme pour…. vol de cuivre !

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    http://www.larbi.org/post/2012/03/Au-Maroc-la-repression-est-dans-ADN-du-pouvoir


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