Mawlid nabawi haram?

Discussion dans le forum 'Islam' créée par coolmind le 18 Mars 2007.

  1. coolmind

    coolmind

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    Est ce que c'est haram d'acheter des bougies et des jeux pour ces enfants, dans le but de ne pas les priver de joie à l'occasion du mouloud nabawi?


  2. kerrigan

    kerrigan

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    Nous savons quelle vénération et quel amour les Musulmans vouent, à juste titre, à leur glorieux Prophète (saw) qui les as sortis de l'obscurité à la lumière et de la mort à la vie. c'est pourquoi depuis les fatimides, on prit l'habitude de commémorer cette fête par des prières spéciales et des sucreries qui font la joie des petits et des grands. Cependant, en y regardant de plus près, il s'avère que le Prophète (saw) n'a jamais fêté son anniversaire et que ses Compagnons non plus.

    Certains diront qu'il s'agit d'une bonne innovation mais une règle fondamentale en Islam nous apprend qu'il n'existe pas d'innovation bonne en matière d'adoration. Tous les actes d'adorations sont codifiés par le Coran et la Sunna et il est formellement interdit d'en rajouter de nouvelles même si beaucoup y voient le moyen de rappel sur notre Prophète (saw) bien aimé.

    Le Prophète (saw) a dit : " Ne me louez pas comme les Chrétiens ont loué le Fils de Marie". Il est interdit de dépasser la mesure dans la glorification soit par la parole, soit par la conviction à savoir d'élever une créature au-dessus du degré désigné par Allah Taâla. Nous voyons de nos jours, que parmi les Musulmans, il en est qui vantent à excès le Prophète (saw) dans leur poèmes et écrits ou lors de cet évènement.

    Par ailleurs, il faut rappeler qu'il n'existe en islam que 2 fêtes qui ne sont autres que Al Aïd Al Adha (Fête du sacrifice) et Al Aid Al Fitr (Fête de rupture du jeûne). Aussi frères et soeurs en Islam, tout acte d'adoration a son origine dans le Coran et la Sunna. Si l'un de vous apporte la preuve que cet évènement a été fêté par le Messager d'Allah (saw) et par ses Compagnons illustres (raa) qu'il ne garde pas la source et au contraire qu'il la transmette, mais dans le cas contraire, qu'il s'abstienne de commettre ce qui n'a pas lieu d'être.

    L'innovation ici réside dans le fait qu'un jour dans l'année, à un moment précis, les musulmans célèbrent par des prières, chants....etc.... un acte et en font une "fête mondiale" et c'est cette action qui est interdite.

    http://www.aceiweb.org/mawlid.htm
  3. mohammed.B

    mohammed.B

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    Est-il permis (licite) aux musulmans de célébrer la nuit du 12 Rabi’ al Awal, à
    l’occasion, de la (noble) naissance du Prophète , dans la mosquée pour se
    remémorer la vie du Prophète  (Sirat oun-Nabawiya ach-Charifa) sans pour
    autant qu’ils ne cessent de travailler pendant la journée comme pour l’Aïd. Car
    nous divergeons à ce sujet, certains disent que c’est une bonne innovation et
    d’autres disent qu’elle n’est pas bonne …
    Les musulmans n’ont pas à célébrer la naissance du Prophète  la nuit du 12 Rabi’ al Awal
    ou autre. Tout comme, ils n’ont pas non plus à célébrer la naissance d’une autre personne que
    le Prophète  car la célébration des naissances fait partie des innovations inventées dans la
    religion car le Prophète  n’a pas célébré son propre anniversaire durant sa vie. Et c’est lui le
    transmetteur de la religion et c’est lui le législateur des législations d’après son Seigneur,
    Gloire à Lui. Et, il ne nous l’a pas ordonné non plus et ses califes bien guidés ne l’ont pas fait
    non plus et ni l’ensemble de ses compagnons et ni ceux qui les ont suivies dans l’excellence
    durant les siècles privilégiés. Par conséquent on sait que ceci est une Bid’a (innovation). Et le
    Prophète  a dit :
    « Celui qui fait une chose qui ne fait pas partie de nos enseignements est à rejeter » 1
    Et dans la version de Mouslim, ainsi que al Boukhari en annotation :
    « Celui qui accompli une action qui ne fait pas partie de nos enseignements est à rejeter ».
    Et la célébration des anniversaires de naissance ne fait pas partie de ses commandements (du
    Prophète  ) non sûrement pas ! Mais il fait partie de ce que les gens ont inventés dans la
    religion, dans les siècles qui ont succédés, alors ceci est rejeté. Et le Prophète  disait dans
    son sermon du vendredi :
    « Soit, certes la meilleure parole, c’est le Livre d’Allah, et la meilleure guidée, c’est la
    guidée de Mouhammad  , et les plus mauvaises choses sont les choses forgés, et toute
    innovation est égarement » Rapporté par Mouslim dans son Sahih et recueilli par an-Nassaï
    avec une très bonne chaîne où il ajoute : « …et tout égarement est dans le feu ».
    Cheikh ibn Baz
    (Qu’Allah lui fasse Miséricorde)
    [Fatawa Islamiya, Volume I, P.131-132]
  4. ssineya

    ssineya

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    Source : http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=40


    "Avis sur la célébration du Mawlid


    En parlant du Prophète (paix et salut sur lui), Allah dit dans le Coran :
    «Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les univers.»[1]
    Dieu dit aussi dans le Coran: « De la grâce d'Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc !»[2]. Il incombe donc à tous les musulmans et au-delà à toutes les créatures de se réjouir de la Naissance du Prophète (paix et salut sur lui) qui est la miséricorde pour les univers.

    Un verset du Coran dit : « Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète. Ô vous qui avez cru ! Invoquez pour lui (priez sur lui) sans cesse la bénédiction et le salut de Dieu » [3]
    Allah nous recommande de prier sur le Prophète (paix et salut sur lui), et ce verset mentionne le pluriel.
    La prière sur lui peut se faire en groupe ou individuellement. Prier sur lui abondamment est un signe de son amour.
    L'emploi du terme «Ô les croyants » sous-entend que celui qui ne prie pas sur le Prophète (paix et salut sur lui) n'est pas complètement croyant.

    De nombreux hadîths marquent la prééminence du jour de la naissance du Prophète (paix et salut sur lui) sur les autres jours :
    -Dans le sahîh de Muslim, il est rapporté qu'un Compagnon avait interrogé l'Envoyé de Dieu sur le jeûne du lundi et celui-ci avait répondu : «C'est en ce jour que je suis né et c'est en ce jour que j'ai reçu la prophétie.»
    -Parlant de la grandeur du Vendredi, le Messager d'Allah a dit : «En ce jour, Allah créa Adam». Ce jour est jugé comme spécial par le fait que Adam (sur lui la paix) est né ce jour-là. Qu'en est-il alors du jour de la Naissance du dernier messager (paix et salut sur lui) ? L'Envoyé de Dieu a dit: «En vérité, Allah me fit le sceau des Prophètes pendant qu'Adam était entre eau et argile»[4].
    De la même manière, le jeûne surérogatoire du jour de ‘Âshûrâ fût institué en mémoire de Moïse (paix et salut sur lui), puisque les juifs jeûnaient ce jour-là en commémoration du miracle qui sauva Moïse et noya ses ennemis.

    La célébration du Mawlid est une manière d'accroître notre amour pour le Prophète (paix et salut sur lui). Le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - a dit: « Nul n'est véritable croyant s'il ne m'aime pas plus que son père, son fils et tous les gens.»[5]

    Un verset du Coran ordonne au Prophète de proclamer sa grande station auprès d'Allah (sa grandeur et le devoir de le suivre) :
    «Dis-leur: Si vous aimez Allah, suivez-moi et Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés. »[6].

    La commémoration du Mawlid est aussi une occasion de se rappeler les vertus du Prophète (paix et salut sur lui) et d'essayer de les mettre en pratique de manière accrue. Allah affirme «En vérité tu es (Ô Muhammad) d'un caractère sublime. »[7]

    Montrer de la joie pour la naissance du Prophète (paix et salut sur lui) est bénéfique, même pour les non-croyants. Ainsi il est rapporté dans le Sahîh d'Al-bukhârî : «Chaque Lundi Abû Lahab est libéré de son châtiment, dans sa tombe, parce que de son vivant il libéra sa servante Thuwayba lorsqu'elle lui rapporta la nouvelle de la naissance du Prophète (paix et salut sur lui) son neveu.».

    Les biographes du Prophète (paix et salut sur lui) rapportent que de son vivant l'Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) appréciait les poètes qui faisaient son éloge. La plupart de ses panégyristes ont écrit des poèmes sur la naissance du Prophète (paix et salut sur lui). Par exemple : ‘Ali, Fâtima, Abû Bakr, Al-‘abbâs etc…Ce dernier a laissé un poème où il écrit :
    Lorsque tu es né, la terre brillait et le firmament contenait à peine ta lumière ! Grâce à cette splendeur, à cette lumière, et à cette voie bien guidée, nous pouvons espérer traverser le chemin.

    De nombreux savants ont donné leur avis concernant les bienfaits du Mawlid : Dans une fatwa restée célèbre, l'Imâm As-suyutî écrit :
    « Célébrer l'anniversaire de la Naissance du Prophète pour se réunir, réciter des passages du Coran, raconter les histoires concernant la naissance du Prophète et les signes qui l'ont accompagné, servir de la nourriture, est une bonne innovation ; et celui qui y participe recevra une récompense parce que cela implique de vénérer le degré du Prophète et d'exprimer de la joie pour son honorable naissance. »
    Pour sa part, Ibn Taymiyya considère que : « même s'il n'y avait aucune raison pour célébrer le Mawlid, il n'y aurait aucune raison contre sa célébration. »
    Le Sheikh Abû Shâma, qui était le maître de An-nawawî, a dit que le Mawlid était la meilleure des innovations (bid‘a hasana). De grands savants comme Ibn Hajar, Ibn Al-jawzî, An-nawawî et d'autres encore, ont approuvé et même rédigé de petits traités sur les bienfaits du Mawlid.[8]

    [1] Les Prophètes : sourate 21, verset : 107.

    [2] Sourate 10, verset 58.

    [3] Sourate al Ahzâb, 33, verset 56.

    [4] Rapporté par Al-hâkim dans le « Mustadrak » (2/417,600) et At-tbarânî dans son « Kabîr » (18/253).

    [5] Tradition rapportée par Al-Bukhârî, Hadîth 14 et 15 (p 19) : le livre de la foi (2): « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L'Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I), rapporté aussi par Muslim et Nasa'î.

    [6] Sourate 3, verset 31.

    [7] Sourate 68, verset 4.

    [8] Voir absolument « Ihtîfâl bi al-mawlid An-nabawî bayna fatâwî at-tashrî‘ wa fatâwî at-tabd du professeur Al-Bashîr Al-mahmoudî : éd. : Al-matba‘atu wa al-warrâqatu Al-wataniyya : Marrakech, 2006. "
    Likes reçus iletaitunefois aime ça.
  5. LysBlanc

    LysBlanc

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    Salam 'alaykoum

    Bark'Allah oufik

    Il y'a la majorité des savants qui sont de cet avis, le mawlid est une bonne innovation Maasch'Allah

    Pour notre anniversaire, il n'y a pas de mal de le fêter, celà fait partie des us et coutumes.

    Du moment qu'il n'y a pas l'intention de ressembler aux mécréants.

    Allahou 'Alem
  6. abdNasser

    abdNasser

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    salam aleykoum

    Bonne innovation?

    Les innovations ne sont pas bonnes:

    « Allah a suspendu le repentir de tout innovateur, jusqu’à ce qu’il délaisse son innovation. »Rapporté par At-Tabarânî et Ad-Dhiyâ ul-Maqdissî dans Al-Ahâdîth ul-Mukhtâra, et d’autres avec une chaîne de rapporteurs authen*tique. Al-Mundhirî l’a qualifié de Hassan. Voir les réf. dans Silsilat ul-Ahâdîth is-Sahîha (1620).

    Le Prophète- que la prière et le salut d’Allah soient sur lui- a dit : « Celui qui innove dans mes commandements ce que je n’ai pas prescrit est à rejeter. » (Rapporte par Boukhari et Mouslim)


    L’imam Malek en interprétant le verset ci-dessus a dit : « Celui qui innove et qui voit cette innovation bonne aura prétendu que le Prophète- que la prière et le salut d’Allah soient sur lui- a trahi le message, puisque Allah a dit qu’Il a parachevé la religion. » et le Prophète- que la prière et d’Allah soient sur lui- a dit : « Toute innovation (bonne ou mauvaise) est égarement. » (Rapporté par Mouslim)

    Il a dit également « Celui qui vivra après moi verra beaucoup de divergences, accrochez-vous donc à ma Sunna et à la sunna des califes biens-guidés après moi, mordez de toute vos dents » (Rapporté par Abou Daoud 7/46 et Tirmidhi 2676).

    « Celui qui innove, que la malédiction d’Allah, des anges et des hommes soit sur lui. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim)
    «Observez impérativement mes préceptes (Sunna) et ceux des Califes véridiques et bien-guidés qui viendront après moi. Cramponnez-vous y et tenez-y fermement (litt. mordez-y à pleine dent). Evitez lesnouveautés, cartoutenouveauté est une innovation et toute innovation est un égarement. »Sunan Abu Dawud: Vol. 1, hadith 4590. Sunan Tirmithi: Vol. 10, hadith 43. Sunan Ibn Majah: Vol. 1, hadith 42.

    «En outre, la meilleure parole est le livre d'Allah, et la meilleure voie est celle de Muhammad (e), et la pire des choses est celle des nouveautés (introduites dans la religion), et chaque innovation est un égarement ».Sahih Muslim: Vol. 2, tradition 1885.

    « Quiconque introduit dans notre religion quelque chose qui ne s’y trouve pas, cette chose est rejetée. »Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.





    Et Allah n'a t-il pas dit:

    5.3....Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous....

    Allah Soubhran'Allah wa taala aurait t-Il commis un oublis en ne mentionnant nullement cette fête Allah ister.

    Et Son Méssager Sallalahou alayi wa salem a dit:


    « Il n’y a pas une chose qui puisse vous rapprocher d’Allah sans que je ne l’ai ordonnée Et il n’y a pas une chose qui puisse vous éloigner d’Allah et vous faire entrer en enfer sans que je ne vous l’ai interdite. » (Rapporté par Chafi’i dans Rissala)

    Donc même le Méssager d'Allah sallallahou alayi wa salem qui a dit: "Il n’y a pas une chose qui puisse vous rapprocher d’Allah sans que je ne l’ai ordonnée" aurait donc "oublié" d'ordonner une tel fête que vous qualifiez pourtant de bonne innovation.
    En quoi peut elle être bonne alors que le Messager d'Allah sallallahou alayi wa salem affirme avoir ordonné tous ce qui est bon?

    Par contre il a mainte et mainte fois interdit l'innovation.
  7. abdNasser

    abdNasser

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    Salam aleykoum

    quand au hadith sur lequel se base ceux qui defendent les bidaa voila le hadith et son interprétation:

    D’après Djabir ibn Abd Allah al-Badjali (P.A.a), le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: « Quiconque a initié une bonne pratique adoptée par d’autres recevra sa propore récompense doublée d’une autre égale à celle accordée à tous ceux qui auront adopté son initiative, sans que l’augmontation de la récompense de l’initiateur signifie une amputation de celles des autres.Quiconque instaure une mauvaise pratique adoptée par d’autres en subira une reponsabilité personnelle doublée d’une autre égale à celle qui incombe à tous ceux qui auront perpétué sa pratique, sans que l’alourdissement de sa responsabilité signifie un allègement de la leur. » (rapporté par at-Tarmidhi,n° 2675 qui le qualifie de « beau » et « authentique ».

    Ce hadith s’inscrit dans un contexte impliquant un recit qui permet de saisir le sens des propos: « Quiconque a initié une bonne pratique.. » Le récit est cité dans le Sahih de Mouslim d’après Djabir ibn Abd Allah, rapporteur du présent hadith, qui dit: « Des béduins vétus de laine se présentèrent au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).Celui-ci voyant que leur misérable état traduisait le besoin, exhorta les gens à faire de l’aumône.Mais ces derniers tardèrent à réagir au point que le visage du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) exprima visiblement la désapprobation de cette attitude.Puis, un homme des Ansar apporta une bourse remplie de pièce de monnaie, puis un autre en fit de même, puis des gens se succédèrent de façon à ce que le visage du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) exprima la joie.C’est alors que ce dernier dit: « Quiconque initie en Islam une belle pratique et que d’autres l’adoptent à sa suite, recevra une récompense égale à celle réservée à toute personne qui aura adopté sa pratique, sans que cela soit amputé des récompenses accordées aux continuateurs.Et quiconque instaure une mauvaise pratique adoptée par d’autres en subira une reponsabilité personnelle doublée d’une autre égale à celle qui incombe à tous ceux qui auront perpétué sa pratique, sans que l’alourdissement de sa responsabilité signifie un allègement de la leur. » (rapporté par Mouslim,1017).

    La version de Nassaï comporte l’eclairage que voici.D’après lui,Djabir ibn Abd Allah dit : « Nous fumes chez le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en début de journée, quand arrivèrent des gens nus jusqu’aux pieds,porteurs de sabres et issues sinon tous du moins pour la plupart de la tribut des Moudhar.Le visage du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) s’assombrit en raison des signes de pauvreté qu’il constata en eux.Il entrta chez lui puis il sortit et donna à Bilal l’ordre d’appeler à la prière.Ceci fait,Bilal fit l’annonce du début de la prière . Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dirigea celle-ci, puis prononça le sermon que voici: « ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d' un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d' hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement... Que chaque âme voit bien ce qu' elle a avancé pour demain.» puis les gens se mirent à apporter des aumônes , qui un dinar , qui un dirham, qui un vêtement ou une mesure de blé, qui une mesure de datte ou même une moitié de datte.Ensuite , un homme des Ansar apporta une bourse qu’il eut du mal à fermer - mieux, il fut incapable de le fermer ( tant elle état plein).Puis les gens se succédèrent au point que je vis se former deux tas de denrées et de vêtements et que j’aperçus le visage du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) s’irradier comme s’il était couvert d’or.C’est alors qu’il dit: « Quiconque initie en Islam une belle pratique et que d’autres l’adoptent à sa suite, recevra une récompense égale à celle réservée à toute personne qui aura adopté sa pratique, sans que cela soit amputé des récompenses accordées aux continuateurs.Et quiconque instaure une mauvaise pratique adoptée par d’autres en subira une reponsabilité personnelle doublée d’une autre égale à celle qui incombe à tous ceux qui auront perpétué sa pratique, sans que l’alourdissement de sa responsabilité signifie un allègement de la leur. » (rapporté par an-Nassaï dans al-Moudjtaba,: livre sur la zakat,chapitre: incitation à l’aumône).Ce récit qui marque le contexte du hadith explique que la signification des propos du Prophète: « Quiconque a initié une bonne pratique.. » est de faire revivre une pratique instaurée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ou de la faire connaître ou de la recommander ou l’appliquer de façon à donner l’exemple à celui qui regarde ou écoute.Ce que confirme le hadith d’Abou Hourayra (P.A.a) selon lequel un homme se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), et celui-ci exhorta les gens à lui donner de l’aumône.Un homme dit: je mets à sa disposition tant... puis toute l’assistance se mit à apporter ce qui était disponible, quelle qu’en fût la quantité.C’est alors que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Quiconque prend une initiative de façon à y attirer d’autres recevra entièrement sa propre récompense et une partie de la récompense réservée à ceux qu’il aura attirés, sans que cela entrâine la diminution de la récompense de ceux-ci.De même quiconque prend une mauvaise initiative adoptée par d’autres en assumera entièrement une responsabilité personnelle doublée d’une partie de la responsabilité de ceux qu’il aura entraîné dans l’erreur, sans que la responsabilité de ces derniers en soit allégée. » (rapporté par Ibn Madja dans ses Sunan,n° 204).
  8. abdNasser

    abdNasser

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    salam aleykoum

    C'est un mensonge voici ce qu'en a dit sheikh Ibn Taymiyya (qu'Allah l'agré):

    Le Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son ouvrage intitulé : " Iqtidâ As-Sirâte Al Mustaqîm : Mukhâlafatu Ashâb Al Jahîm " :

    "L’institution, par certains, d’une fête commémorant la naissance du Prophète malgré les divergences existant quant à sa date exacte -et qui vise, soit à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ’Îssa (’alayhi salam), soit à exprimer leur amour et leur vénération pour le Prophète (صلى الله عليه وسلم) - n’était pas pratiquée par les anciens bien qu’ils aient eu raisons de le faire et que rien ne les en empêchait.
    Et si une telle démarche comportait un bien, qu’il soit absolu ou même prépondérant, ces derniers seraient plus en droit de l’appliquer que nous. L’amour et la vénération qu’ils avaient à l’égard du Prophète (صلى الله عليه وسلم) étaient en effet bien plus intenses que les nôtres et ils étaient on ne peut plus soucieux que nous de pratiquer le bien. Leur amour et leur vénération s’exprimaient donc uniquement dans leur mise en conformité avec la voie du Prophète, l’obéissance qu’ils lui vouaient, l’application de ses commandements, la revivification tant dans la forme que dans le fond- de sa Sunna, la propagation [du message] avec lequel il fut dépêché et enfin dans tous les efforts qu’ils déployèrent dans leur coeur, par leur langue ou par les actes- dans cette voie.
    Or, force est de constater que la plupart de ces personnes soucieuses de pratiquer de telles innovations sont dans une totale léthargie lorsqu’il s’agit d’oeuvrer là où l’ordre du Prophète (صلى الله عليه وسلم) leur est parvenu. On ne peut que les comparer à ceux qui ornent et embellissent le Coran sans le lire ou encore à ceux qui le lisent sans l’appliquer. "

    salam
  9. nymphadora

    nymphadora

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    le jour de mouloud nabawi (ou je ne sais comment ça s'apel exactement) il est conseillé par exemple de jeuner, de faire dhikr, de multiplier les prières surérogatoires, les dou3as, .. mais certainement pas de le fêter d'une quelconque façon .. jamais !!!!
  10. LysBlanc

    LysBlanc

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    Salam 'alaykoum

    Concernant l'innovation.

    On n'a donné l'avis de l'école juridique Maléikite, l'avis est le même que chez les hanafites, chaféite, hanbalité.

    Les avis diiférents des écoles juridique sont hors consensus ( ijmâ). On se doit de suivre l'Ijmâ.

    Il existe des bonnes innovations.

    L'innovation se divise en deux sortes :

    L'innovation d'égarement : c'est la nouveauté qui contredit le Qour'an et la Sounnah.

    L'innovation de bonne guidée : c'est la nouveauté qui est en accord avec le Qour'an et la Sounnah.

    Ibn Taymiyyah rahimahullahdit :" "dans son livre iqtida sirat al mustaqim" que les innovations se divisent entre deux catégories, la bonne innovation( qui ne va pas à l'encontre du Coran et de La sounnah) et la mauvaise innovation( qui va à l'encontre du Coran et la sounnah)"

    Le messager de Allah sallAllahu 3alayhi wa sallam a dit : ce qui signifie : Celui qui instaure dans l'Islam une bonne tradition (sounah), il en aura la récompense et la récompense de ceux qui la pratiquent après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et celui qui instaure dans l'Islam une mauvaise tradition, il se chargera de son péché et du péché de ceux qui la pratiquent après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés »

    ( Sahih de Mouslim : livre de Az Zakaat : chapitre l'incitation à l'aumône, même d'une moitié d'une datte ou d'une bonne parole et qu'elle est un écran contre le feu. Ainsi que livre de la science : chapitre celui qui instaure dans l'Islam une bonne tradition ou une mauvaise tradition et qui appelle à la bonne guidée ou à l'égarement.)

    An Nawawiyy a dit dans son livre Tahdheeboul Asmaa'i wal loughaat textuellement ce qui signifie « L'innovation (al bid3ah) dans la Loi de l'Islam, c'est innover ce qui n'existait pas à l'époque du Messager sallAllahu 3alayhi wa sallam, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L'imam, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu'il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu'il y excellait Abou Mouhammed 3Abdoul 3Aziz Ibnou 3Abdis Salaam que Allah lui fasse miséricorde et que Allah l'agrée, a dit à la fin de son livre al Qawaa3id ce qui signifie : «l'innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l'innovation aux règles de la Loi de l'Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l'interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission elle est alors dans ce cas permise » Fin de citation de An Nawawiy.

    Tahdhiboul Asmaa'i wal loughaat, matière (ba. Da3a) 3/2

    La définition d'Al-Shâfi'î de la bonne et de la mauvaise innovation.

    L'une des plus grandes contributions d'Al-Shâfi'î (rahimahullâh) dans les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathât) en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se conforment ou non aux lignes directrices de la Religion. Ceci est rapporté de manière authentique d'Al-Shâfi'î d'après deux de ses étudiants les plus prestigieux durant les derniers temps de sa vie : les traditionnistes égyptiens, maîtres du Hadith Harmal ibn Yahyâ al Tujaybî (rahimahullâh) et al-Rabî' ibn Sulaymân al Murâdî (rahimahullâh).

    Harmala a dit :
    J'ai entendu Al-Shâfi'î dire : "L'innovation est de deux types (al bid'atu bid'atân), approuvée (bid'a mahmûda) et désapprouvée (bid'a madhmûma). Tout ce qui est conforme à la Tradition (Sunna) est approuvé (mahmûd) et tout ce qui s'y oppose est abominable (madhmûm)."

    Il a utilisé comme preuve la parole de Umar ibn al Khattab (rady Allâh 'anhu) concernant la prière surérogatoire en groupe durant les nuits du mois de Ramadân où 3Omar a dit : "Quelle bonne innovation !" [1]

    Al-Rabî a dit :
    "Al-Shâfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathâtu min al-umûri darbân) sont de deux types : l'une est une innovation (mâ uhditha yukhâlifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ân), de la Sunna, de la pratique des Compagnons (athar) ou du Consensus (ijmâ'). Cette innovation est un égarement (fahâdhihi al-bid`atu dalâla).
    L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mâ uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahâdhihi muhdathatun ghayru madhmûma). 'Umar (rady Allâhu 'anhu), a dit concernant la prière du Ramadân : "Quelle bonne innovation !" En voulant dire qu'il s'agissait d'une innovation qui n'avait pas existé auparavant mais qu'il n'y avait rien qui contredisait les sources mentionnées plus tôt." [2]

    Ainsi, Al-Shâfi'î a établi les critères essentiels et indispensables à la détermination des vraies innovations, comme définies par l'Imâm al-Haytamî, le Qâdî Abu Bakr ibn al 'Arabi, et l'Imâm al-Lacknawî entre autres, respectivement :

    "Le mot bid'a en terme de Loi est tout ce qui est innové en contradiction des commandements du Législateur (sallallâhou 'alayhi wa salâm) et des preuves spécifiques et générales." [3]

    "Seule l'innovation (bid'a) qui contredit la Tradition (Sunna) est blâmable." [4]

    "Le terme Bid'a désigne ce qui n'a pas existé durant les trois premiers siècles et qui n'a pas de base parmi les quatre sources de l'islam" i.e le Coran (Qur'ân), la Tradition Prophétique (Sunna), le consensus (Ijmâ'), et le raisonnement pas analogie (Qiyâs)." [5]

    Par conséquent, il n'est pas suffisant qu'une chose soit nouvelle pour qu'elle soit considérée comme une innovation blâmable (bid'a), elle doit aussi contredire la Religion.

    Al Bayhaqî (rahimahullâh) a commenté les propos rapporté d'al-Rabî ainsi :

    De même, débattre avec les gens de l'innovation - lorsqu'ils rendent leur hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour contredire leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est une innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa salâm) ainsi que certains Compagnons (rady Allâhu 'anhum) ont été interrogés à propos du Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se contentaient des mots du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa salâm), ensuite des narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les innovateurs ne se contentent plus de telles réponses, pas plus qu'ils ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de réfuter leurs insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme des preuves. Et la réussite vient d'Allâh. [6]

    C'est une défense claire et nette, de la part de l'Imâm al Bayhaqî de la nécessité et du caractère traditionnel (Sunna) de l'utilisation de la théologie (kalâm) pour réfuter les innovateurs. Des propos similaires sont rapportés de Ibn 'Asâkir (rahimahullâh), Ibn al Salâh (rahimahullâh), al-Nawawî (rahimahullâh), Ibn al Subkî (rahimahullâh), Ibn 'Âbidîn (rahimahullâh), et d'autres grands Imâms.
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    II. La sépartion des bonnes et des mauvaises innovations d'après les savants de la sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres :

    La définition identique d'al Ghazzâli.

    Hujjat al-Islâm al-Ghazzâli (rahimahullâh) a dit sur sa discussion concernant le fait d'ajouter la ponctuation au texte du Coran (Qur'ân) :

    Le fait que cet acte soit innové (muhdath) n'est en rien un obstacle. Combien de pratiques innovées sont excellentes ! Comme il a été dit concernant l'établissement de la prière de Tarawih en groupe, c'était une nouvelle pratique instaurée par 'Umar (rady Allâh 'anhu) et c'était une excellent innovation (bid'a hassana). L'innovation blâmable est uniquement celle qui s'oppose à la Sunna ou qui mène à la changer. [7]

    La définition identique de Ibn al-'Arabî al-Mâliki.
    Le Qâdî Abû Bakr Ibn al-'Arabî (rahimahullâh) a dit dans sa discussion sur l'innovation (bid'a) :

    Sache - Qu'Allâh t'accorde la science ! - que les affaires innovées sont de deux sortes (al-muhdathâtu darbân).
    1) Une innovation qui n'a d'autre base que la passion et la pratique arbitraire. Celle-ci est catégoriquement rejetée. Et
    2) Une innovation instaurée pour correspondre à quelque chose de déjà établi. Telle était la tradition (Sunna) des Califes (rady Allâh 'anhum) et celle des éminents Imâms. Les affaires nouvelles et les innovations ne sont pas blâmables pour la seule raison qu'elles sont désignées par les termes muhdath et bid'a, ni à cause de leur signification ! Allâh, le Très Haut a dit : « Aucun nouveau (muhdath) rappel ne leur vient de leur Seigneur » (21 :2) et 'Umar (rady Allâh 'anhu) a dit : « Quelle bonne innovation ! (bid'a) » Ainsi, seule l'innovation qui contredit la Sunna est blâmable et les pratiques récentes qui invitent à l'égarement aussi. [8]

    La définition identique de Ibn Hazm et Ibn al Jawzi :

    Ibn Hazm al Zâhirî (rahimahullâh) a dit :

    L'innovation en Religion est tout ce qui ne nous a été transmis ni du Coran, ni du Messager d'Allâh (sallallâhu 'alayhi wa salâm), cependant on est rétribué pour certaines d'entre elles et ceux qui les pratiquent sont excusés si leur intention est bonne. On y inclut ce qui est digne de récompense et excellent (hassan), à savoir, ce qui est originellement permis (mâ kâna asluhu al-ibâh) comme il est rapporté de 'Umar (rady Allâh 'anhu) : « Quelle bonne innovation ! ». Parmi les innovations se trouvent toutes les bonnes actions dont les textes ont stipulé le caractère méritoire même si leur pratique n'a pas été textuellement fixée. Et parmi elles se trouve aussi le blâmable pour lequel il n'y a aucune excuse comme tout ce dont l'invalidité est prouvée.

    Ibn al Jawzi (rahimahullâh) a parlé en terme similaire au début de son Tablîs Iblîs. "Certaines nouveautés (muhdathât) ont été apportées qui ne s'opposent pas à la Loi Sacré, pas plus qu'elles ne la contredisent, ainsi, ils (les pieux prédécesseurs) n'ont pas vu de mal dans leur pratique, comme le fait que 'Umar (rady Allâh 'anhu) ait rassemblé les gens pour les prières nocturnes de Ramadân, après quoi il les a vu et a dit : "Quelle bonne innovation !"

    La définition identique de Ibn al-Athîr al Jazarî :

    Le lexicographe Ibn al-Athîr (rahimahullâh) a dit dans son chef-d'œuvre, al-Nihâya fî Gharîb al-Hadîth wal-Athar :

    L'innovation est de deux sortes : l'innovation de guidance et l'innovation d'égarement (bid'atu hudâ wa-bid'ati dalâla). Tout ce qui va à l'encontre des commandements d'Allâh et de Son Messager (sallallâhu 'alayhi wa salam) se trouve dans la sphère du blâme et de la condamnation. Et tout ce qui rentre dans ce qu'Allâh et Son Messager (sallallâhu 'alayhi wa salâm) ont recommandé en général se place dans la sphère du mérite. Tout ce qui n'a pas de précédent comme l'extrême générosité ou l'extrême bonté sont des actes méritoires. Il n'est pas permis de dire qu'un tel comportement va à l'encontre de la Loi car le Prophète (sallallâhu 'alayhi wa salâm) a stipulé qu'il sera récompensé quand il a dit : « Quiconque institue une bonne coutume en Islâm (man sanna fîl-islâmi sunnatan hasana) aura une récompense ainsi que celle de tous ceux qui l'auront suivi. » De même, il a dit : «Quiconque institue une mauvaise coutume en islam (waman sanna fîl-islâmi sunnatan sayyi'atan) recevra un châtiment ainsi que celui de ceux qui l'auront pratiqué. » [10] Il s'agit des cas où l'acte contredit ce qu'Allâh et Son Messager (sallallâhu 'alayhi wa salâm) ont commandé… C'est dans ce sens que le hadith « toute innovation est égarement. » [11]

    est compris : il signifie, tout ce qui s'oppose aux bases de la Loi et qui ne correspond pas à la Sunna. [12]

    La classification en cinq groupes d'Ibn 'Abd al-Salâm.

    Le Shaykh al-Islâm, le Sultan des 'ulama, l'imam al Izz Ibn Abd al Salam (rahimahullâh) a dit de même :

    "Il y a différents types d'innovations (bid'a). Le premier concerne tout ce que la Loi a recommandé ou rendu obligatoire et qui n'était pas pratiqué dans la première période de l'Islâm. Le second type concerne tout ce que la Loi a interdit ou déconseillé, et qui n'était pas pratiqué dans les premiers temps de l'Islâm. Le troisième type concerne tout ce que la Loi a indiqué comme permis et qui n'était pas pratiqué dans la première période de l'Islâm." [13]

    Ailleurs, il déclare qu'il y a cinq catégories d'innovations, de même que les savants ont classé les actions en cinq groupes : obligatoire (wâjib), interdite (harâm), recommandée (mandûb), déconseillé (makrûh), permise (mubâh). [14]

    Confirmation de la classification par al Nawawi :

    Shaykh al-Islâm, Imam al Nawawi (rahimahullah) a dit :
    L'innovation (al bid'a) dans la Loi, est le fait d'innover ce qui n'existait pas du temps du Messager (sallallâhu alyhi wa salâm) et elle est divisée en 'excellente' et 'mauvaise' (wahya munqasimatun ila hasana wa qabîha). Le Shaykh, l'Imâm, dont l'autorité, la grandeur, le rang et l'intelligence dans toutes sortes de sciences islamiques font l'unanimité, Abû Muhammad 'Abd al-'Aziz ibn 'Abd al-Salâm -qu'Allah le prenne en miséricorde et soit satisfait de lui !-a dit à la fin de son livre, al Qawa'id (al-Kubrâ) :

    "L'innovation est divisée en celle qui est obligatoire (wâjiba), interdite (muharrama), recommandée (mandûba), déconseillée (makrûha) ou indifférente (mubâha).
    La manière de décider est d'examiner l'innovation à la lumière des règles de la Loi (qawâ'id al-sharî'a). Si elle tombe dans le champ des obligations (îjab), elle est donc obligatoire, si elle tombe dans le champs des interdictions, elle est interdite (tahrîm), dans le champs des recommandations, elle devient recommandée, déconseillé si elle concerne ce qui l'est et permise si elle touche aux permissions." [15]
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    Confirmation de la classification par Ibn Hajar.

    Al Hâfidh ibn Hajar (rahimahullâh) a dit :
    La signification première de l'innovation est ce qui est produit sans précédent. Ce terme est employé dans la Loi par opposition à la Sunna, ainsi elle est blâmable. De manière précise, si elle fait partie de ce qui est classé comme désirable par la Loi, alors c'est une bonne innovation (hasana), tandis que si cela fait partie des actes blâmables, alors c'est une innovation blâmable (mustaqbaha), sinon elle tombe dans la catégorie de ce qui est permis (mubah). Elle peut être classée dans les cinq catégories connues." [16]

    Accord des Ecoles sur la classification en cinq statuts juridiques.

    Les Quatre Ecoles sont en accord sur la classification des innovations (bid'a) comme l'illustre l'acceptation de la majorité des autorités de chacune d'elles.

    Parmi les Hanafis : Al Kirmânî, Ibn 'Âbidin, al-Turkmâni, al-'Ayni et al-Tahânawî. [17]

    Parmi les Mâlikîs : al-Turtûshî, Ibn al-Hâjj, al-Qarâfî, et al-Zurqânî, tandis qu'al-Shâtibi a tenté une réfutation en déclarant que les classification est « une affaire inventée sans aucune preuve dans la Loi » ! [18]

    Cette question fait l'objet d'un consensus( Al-Ijjma) chez les shafi'ites. [19]

    Acceptation timide parmi les Hanbalites qui ont modifiés la terminologie d'Al-Shafi'î et d'Ibn 'Abd al-Salâm en employant les expressions « innovation lexicale » (bid'a lughawiyya) et « innovation légale » (bid'a shar'iyya) pour correspondre respectivement - bien que de manière imprécise - à l'innovation « approuvée » et « blâmable » d'Al-Shafi'î. [20]
    Cette manière de couper les cheveux en quatre est devenue une caractéristique du Wahhâbisme dans tous les micro-débats sur l'innovation, ceci malgré le fait que l'attitude correcte - comme d'habitude - est de s'attacher à l'avis majoritaire (Jumhûr).

    Shaykh Muhammad Bakhît al-Mut.î`î (rahimahullâh) a conclu que « L'innovation légale est celle qui égare et qui est condamnée. Quant à l'innovation que les savants ('ulama) ont divisée en obligatoire, interdite et ainsi de suite ; c'est l'innovation lexicale qui est plus globale que la légale car cette dernière en fait partie. » [21]

    Al-Shawkânî (rahimahullâh) a conclu dans son Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises et la position la plus authentique et la plus correcte. [22]

    voici toutes les preuves ici tu peux aller vérifier, ce sont les plus grands savants MAasch'Allah

    Notes :
    [1] Rapporté de H.armala par Abû Nu`aym avec une châine qui remonte à travers Abû Bakr al-âjurrî dans H.ilyat al-Awliyâ' (9:121 #13315=1985 ed. 9:113) et cité par Abû Shâma dans al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wal-H.awâdith (Ryadh 1990 ed. p. 93), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52= Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253), al-Turt.ûshî dans al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 158-159), et al-Shawkânî, al-Qawl al-Mufîd fî Adillat al-Ijtihâd wa al-Taqlîd (1347/1929 ed. p. 36). La parole de`Umar (rady Allâh 'anhu) est rapporté par Mâlik dans al-Muwat.t.a' et al-Bukhârî dans son S.ah.îh..
    [2] Rapporté d'al-Rabî` par al-Bayhaqî dans son Madkhal et Manâqib al-Shâfi`î (1:469) avec une chaîne authentique comme le dit Ibn Taymiyya dans son Dâr' Ta`ârud. al-`Aql wa al-Naql (p. 171) et à travers al-Bayhaqî par Ibn `Asâkir dans Tabyîn Kadhib al-Muftarî (Kawtharî ed. p. 97). Cité par al-Dhahabî dans le Siyar (8:408), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52-53=Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), et Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253).
    [3] Al-Haytamî, al-Tabyîn fî Sharh. al-Arba`în (p. 32).
    [4] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:147).
    [5] Cf. al-Lacknawî, Iqâmat al-H.ujja (p. 12).
    [6] Al-Bayhaqî, Manâqib al-Shâfi`î (1:469).
    [7] Al-Ghazzâlî, Ih.yâ' `Ulûm al-Dîn (1:276).
    [8] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:146-147).
    [9] Ibn H.azm, al-Ih.kâm fî Us.ûl al-Ah.kâm (1:47).
    [10] Rapporté de Jarîr ibn `Abd Allâh al-Bajalî par Muslim, al-Tirmidhî, al-Nasâ'î, Ibn Mâjah, Ah.mad, and al-Dârimî. Aussi rapporté avec une formulation similaire de Abû Hurayra par Ibn Mâjah et Ah.mad; de Abû Juh.ayfa par Ibn Mâjah; et de Hudhayfa par Ah.mad.
    [11] Rapporté de al-`Irbâd. ibn Sâriya par al-Tirmidhî (qu'il classe comme étant h.asan s.ah.îh.), Abû Dâwûd, Ibn Mâjah, Ah.mad, al-Dârimî, Ibn H.ibbân (1:178-179 #5 s.ah.îh.), al-H.âkim (1:95-97=1990 ed. 1:174-177) - qui le considère autentihique s.ah.îh., ce que confirmera al-Dhahabî - et dans al-Madkhal ilâ al-S.ah.îh. (p. 80-81), al-âjurrî dans al-Sharî`a (p. 54-55 #79-82=p. 46 s.ah.îh.), Ibn Abî `âs.im in al-Sunna (p. 29 #54 s.ah.îh.), al-T.ah.âwî dans Mushkil al-âthâr (2:69=3:221-224 #1185-1187 s.ah.îh.), Muh.ammad ibn Nas.r al-Marwazî dans al-Sunna (p. 26-27 #69-72 s.ah.îh.), al-H.ârith ibn Abî Usâma dans son Musnad (1:197-198), al-Rûyânî dans son Musnad (1:439), Abû Nu`aym dans H.ilyat al-Awliyâ' (1985 ed. 5:220-221, 10:115), al-T.abarânî dans le Musnad al-Shâmiyyîn (1:254, 1:402, 1:446, 2:197, 2:298) et dans al-Kabîr (18:245-257), al-Bayhaqî dans al-Sunan al-Kubrâ (10:114), al-Madkhal (p. 115-116), al-I`tiqâd (p. 229), et Shu`ab al-'mân (6:67), al-Baghawî qui le déclare bon (hassan) dans h.asan in Sharh. al-Sunna (1:205 #102 isnâd s.ah.îh.), Ibn al-Athîr dans Jâmi` al-Us.ûl (1:187, 1:279), Ibn `Asâkir dans al-Arba`în al-Buldâniyya (p. 121), Ibn `Abd al-Barr dans al-Tamhîd (21:278-279) et Jâmi` Bayân al-`Ilm (2:924 #1758) où le déclare authentique (sahih), et d'autres.
    [12] Ibn al-Athîr, al-Nihâya (1:79 entry b-d-`).
    [13] Ibn `Abd al-Salâm, al-Fatâwâ al-Maws.iliyya (p. 129).
    [14] Ibn `Abd al-Salâm, al-Qawâ`id al-Kubrâ (2:337-339) cf. al-Nawawî dans al-Adhkâr (Thaqâfiyya ed. p. 237) et Tahdhîb al-Asma' wal-Lughât (3:20-22), al-Shât.ibî dans al-I`tis.âm (Beirut ed. 1:188), al-Kirmânî dans al-Kawâkib al-Darârî (9:54), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (13:253-254), al-Suyût.î, en introduction à H.usn al-Maqs.id dans al-H.âwî lil-Fatâwâ; al-Haytamî dans ses Fatâwâ H.adîthiyya (p. 150), Ibn `âbidîn dans Radd al-Muh.târ (1:376) etc.
    [15] Al-Nawawî, Tahdhîb al-Asmâ' wal-Lughât (3:20-22).
    [16] Ibn Hajar, Fath al-Bârî (1959 ed. 5:156-157=1989 ed. 4:318).
    [17] Al-Kirmânî, al-Kawâkib al-Darârî Sharh. S.ah.îh. al-Bukhârî (9:54), Ibn `âbidîn, H.âshiya (1:376, 1:560); al-Turkmânî, al-Luma` fîl-H.awâdith wal-Bida` (Stuttgart, 1986, 1:37); al-Tahânawî, Kashshâf Ist.ilâh.at al-Funûn (Beirut, 1966, 1:133-135); al-`Aynî, `Umdat al-Qârî in al-H.imyarî, al-Bid`at al-H.asana (p. 152-153).
    [18] Al-T.urt.ûshî, Kitâb al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 15, p. 158-159); Ibn al-H.ajj, Madkhal al-Shar` al-Sharîf (Cairo, 1336/1918 2:115); al-Qarâfî, al-Furûq (4:219) cf. al-Shât.ibî, al-I`tis.âm (1:188-191); al-Zurqânî, Sharh. al-Muwat.t.a' (1:238). Al-Shât.ibî's I`tis.âm a recirculé grâce à deux Wahhâbîs: Rashîd Rid.â puis Salîm Hilâlî. Un troisième, Muh.ammad `Abd al-Salâm Khad.ir al-Shuqayrî - étudiant de Rida - est l'auteur d'al-Sunan wal-Mubtada`ât al-Muta`alliqa bil-Adhkâr wal-S.alawât qui est rempli de contes invérifiables qu'il s'est appliqué à dénoncer.
    [19] Abû Shâma, al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wa al-H.awâdith (Riyad: Dâr al-Raya, 1990 p. 93, Cairo ed. p. 12-13) comme il a déjà été mentionné. Note: "consensus” (ijmâ`) est plus global que le terme "accord” (ittifâq), et cause d'obligation.
    [20] Ibn Rajab, al-Jâmi` fîl-`Ulûm wal-H.ikam (2:50-53), et la section consacrée à l'innovation dans le Iqtid.â' al-S.irât. al-Mustaqîm Mukhâlafat As.h.âb al-Jah.îm d'Ibn Taymiyya'. C'est la position d'Ibn Kathîr: voir son exégèse du verset (Il est Le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant !) (2:117) dans son Tafsîr. Il a suivi son professeur Ibn Taymiyya sur cette question.
    [21] Bakhît, Fatâwâ H.adîthiyya (p. 205).
    [22] Al-Shawkânî, Nayl al-Awt.âr (4:60).
  13. abdNasser

    abdNasser

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    Salam aleykoum

    C'est incroyable, tu as la parole du méssager d'Allah qui est clair est limpide et tu améne la parole de savants pour le contredire:

    «Observez impérativement mes préceptes (Sunna) et ceux des Califes véridiques et bien-guidés qui viendront après moi. Cramponnez-vous y et tenez-y fermement (litt. mordez-y à pleine dent). Evitez les nouveautés, car toute nouveauté est une innovation et toute innovation est un égarement. »Sunan Abu Dawud: Vol. 1, hadith 4590. Sunan Tirmithi: Vol. 10, hadith 43. Sunan Ibn Majah: Vol. 1, hadith 42.

    «En outre, la meilleure parole est le livre d'Allah, et la meilleure voie est celle de Muhammad (e), et la pire des choses est celle des nouveautés (introduites dans la religion), et chaque innovation est un égarement ».Sahih Muslim: Vol. 2, tradition 1885.

    « Quiconque introduit dans notre religion quelque chose qui ne s’y trouve pas, cette chose est rejetée. »Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.

    Al-Lâlakâ-y rapporte qu’ibn ‘Abbas a dit : « Par Allah ! Je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un que le diable voudrait voir périr plus que moi ! ». On lui dit : « Comment cela ? ». Il dit : « En effet, des innovations surgissent de l’Orient ou de l’Occident, puis les gens les propagent avec eux, puis lorsqu’elles arrivent jusqu'à moi, je les brise avec la Sounnah et elles sont alors rejetées sur lui ! » (C’est à dire rejetées sur le diable qui en est le véritable inspirateur).


    « Celui qui a fait un acte qui n’est pas conforme à notre religion, cet acte est rejeté. »Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4267.

    « Allah a suspendu le repentir de tout innovateur, jusqu’à ce qu’il délaisse son innovation. »Rapporté par At-Tabarânî et Ad-Dhiyâ ul-Maqdissî dans Al-Ahâdîth ul-Mukhtâra, et d’autres avec une chaîne de rapporteurs authen*tique. Al-Mundhirî l’a qualifié de Hassan. Voir les réf. dans Silsilat ul-Ahâdîth is-Sahîha (1620).

    « Celui qui innove, que la malédiction d’Allah, des anges et des hommes soit sur lui. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

    « Il n’y a pas une chose qui puisse vous rapprocher d’Allah sans que je ne l’ai ordonnée Et il n’y a pas une chose qui puisse vous éloigner d’Allah et vous faire entrer en enfer sans que je ne vous l’ai interdite. » (Rapporté par Chafi’i dans Rissala)

    Mais malgré cela vous persistez a prendre la parole d'homme faillible aussi pieux soit il!


    chaque individu pris isolément n’est pas infaillible ; mais le seul modèle exempt de toute faute est la personne du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) comme a dit Allah :

    "En effet, vous avez en la personne du Messager d’Allah un excellent modèle à suivre, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier, et invoque Allah fréquemment" S33V21 et non tel ou tel savants.

    Ibn ‘Abbas disait : « Peu ne s’en faut qu’une pierre ne tombe sur vous du ciel ! Je vous dis le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit et vous osez dire Abou Bakr et ‘Omar ont dit ! ».



    l’Imam Ahmad disait : « Je reste perplexe devant ces gens qui connaissent la chaîne des transmetteurs et son authenticité et qui pourtant choisissent l’avis de Soufiyân ! ». Et pourtant il s’agit de l’Imam Soufiyân ibn Sa’îd ibn Masrouq ath-Thawri ! Et c’est un grand Imam, un savant, une montagne parmi les montagnes de la Sounnah !

    C'est comme quand Allah dit de Lui même:"Celui qui est au ciel":

    Ou êtes-vous à l'abri que Celui qui au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres ? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement. 67.17

    et que vous dites Allah n'est pas au ciel, vous suivez la parole des hommes contre celle d'Allah alors que Lui n'est pas sujet a l'erreur en aucun cas ce qui n'est pas le cas d'aucun savants.


    Salam aleykoum
  14. LysBlanc

    LysBlanc

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    Salam 'alaykoum

    TOUTE en arabe veut dire aussi majorité ;)

    Moi aussi je t'ai donné des hadith avec les références.

    Quelle est la parole de Ibn Baz à coté des quatres écoles juridiques ? Rien du tout.

    Je t'ai donné l'avis des plus grands savants, de l'Ijmâ et c'est toi qui t'obstines (r avec toutes les références en plus !).

    Il y'a pleins d'explication sur ce hadith.

    Celui qui a fait un acte qui n’est pas conforme à notre religion, cet acte est rejeté. »Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4267.

    Je n'ai pas dit le contraire. ( voir la distinction des innovations)

    Tu sais le chapelet est une innovation, la prière du tarawih est une innovation aussi.

    As-tu lu ce que j'ai mis?

    Bon mon frère, on a jamais les mêmes références... Allahou 'Alem

    Que Allah te préserve
  15. abdNasser

    abdNasser

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    Salam aleykoum

    Tu m'as donné un hadith dont le contexte est totalement absent mais je l'ai posté plus haut,

  16. li0n

    li0n

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    salam

    Les avis des savants sont partagés. Certains disent que c'est bida d'autres non.

    Commémorer le Mawled, dont la nature même est de rassembler les gens, de réciter les versets du Coran, de raconter les récits concernant la naissance du Prophète (PSSL) et les signes qui l’ont accompagnée, ensuite de servir aux convives de la nourriture et après quoi s’en éloigner, est une des bonnes innovations ; Et celui qui le pratique en est récompensé, car cela l’incite à révérer le noble statut du Prophète (PSSL) et à exprimer la joie de son honorable naissance.

    L’Imam Abu Shama (Imam du cheikh Nawawi) dit dans son livre Al ba’ith ala Inkar Al Bida’a wal hawadith (p23):

    « Une des meilleures innovations de notre temps est ce qui se fait chaque année à l’anniversaire du Prophète (PSSL) tel que l’aumône, accomplir de bonnes actions, exposer des décorations et exprimer sa joie puisque cela traduit les sentiments d’amour et de révération dans le cœur de ceux qui le célèbrent.
    Cela montre aussi la gratitude envers Allah pour Sa Bonté d’avoir envoyé Son Messager, le seul qui ait été envoyé comme une Miséricorde au monde. »




    D’après le Mufti de la Mecque, Ahmad ibn Zayni Dahlan, dans son livre Al Sira al-nabawiyya wa al-athar al-muhammadiyya ( p 51) :

    « Célébrer le Mawled et se souvenir du Prophète (PSSL) est accepté par tous les ‘Ulama musulmans. »
    La plupart des citations suivantes sont extraites de ce travail.

    L’Imam Subki a dit :

    « Quand nous célébrons l’anniversaire du Prophète (PSSL), une grande intimité pénètre notre cœur et nous ressentons quelque chose de spécial. »


    L’Imam Shawkani a dit dan son livre Al-Badr at-tali’ :

    « Il est acceptable de célébrer l’anniversaire du Prophète. »



    L’Imam Sakhawi a dit :

    « Le Mawled avait commencé trois siècles après le Prophète (PSSL) et toutes les nations musulmanes l’avaient célébré, et tous les ‘Ulama l’avaient admis en n’adorant qu’Allah, en faisant des dons et en lisant la Sira du Prophète (PSSL). »

    Le Prophète (PSSL) commémorait donc le jour de sa naissance et remerciait Allah pour la grande faveur de l’avoir fait naître en jeûnant le lundi, comme cela est mentionné dans le hadith de Abou Qatada.
    Cela signifie que le Prophète (PSSL) exprimait sa joie pour ce jour par le jeûne, qui est une forme d’adoration.

    Ibn al-Jawzi (d-597) a écrit un petit livre de poèmes et Sira pour être lue à la célébration du Mawled.
    Elle s’intitule Mawled al-‘arus et commence ainsi :

    « Al-Hamdu lillah al-ladhi abraza min ghurrati ‘arusi al-hadrati subhan mustania : Louange à celui qui de l’éclat du jeune marié a révélé de Sa présence une aube illuminante. »
  17. abdNasser

    abdNasser

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    et il existe au moins 6 hadith interdisant les bida'a.

    Le chapelet est une bidaa oui d'ailleurs le sahaba Ibn Massoud a mis en garde contre cela:
    d’après as-Salt Ibn Bahram qui a dit : « Ibn Massoud passa à côté d’une femme qui utilisait un chapelet et il le coupa et le jeta. Ensuite il passa près d’un homme qui utilisait des cailloux pour le même objectif et il lui donna un coup de pied puis il dit : « vous avez devancé ; vous avez injustement inventé des pratiques et avez surpassé les compagnons de Muhammad en connaissances ».( al-bia’ wa an-nahy anha )

    Le tarawih n'est pas une bidaa:


    Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
    Louange à Allah

    Il est inexact de dire que l’accomplissement des prières dites tarawih est une innovation. En revanche, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une initiation d’Omar ibn al-Khattab (bénédiction et salut soient sur lui) qui n’avait pas existé au temps du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ou s’il s’agit d’une pratique instaurée par ce dernier ?

    Certains ont prétendu que c’est une initiative d’Omar. Et ils arguent que ce dernier avait donné à Ubay ibn Kaab et à Tamim ad-Daari l’ordre de diriger une prière de 11 rak’aa pour les gens et que, quand, au cours d’une nuit, il trouva les gens entrain de prier, il dit : « quelle belle innovation ! ». Ce qui indique que la pratique n’avait pas existé avant lui.

    Cet avis est faible et ses partisans n’ont pas tenu compte de ce hadith authentique rapporté dans les deux Sahih et ailleurs et selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) célébra la prière en public pendant trois nuits puis s’absenta au cours de la quatrième nuit et dit (en guise d’explication) : « Je crains qu’elle ne vous soit prescrite » (rapporté par al-Boukhari, 872). La version de Mouslim dit : « Mais je crains qu’elle ne vous soit prescrite et que vous soyez incapables de vous en acquitter » (1271).

    Aussi s’atteste-t-il que la prière des tarawih repose sur la pratique du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et que celui-ci a expliqué ce qui l’avait empêché de perpétuer sa célébration en public, à savoir la crainte de sa prescription.

    Cette crainte disparut avec le décès du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) qui entraîna l’interruption de la révélation et l’impossibilité de nouvelles prescriptions. La dite crainte, qui constituait la cause du non maintien de la pratique, étant disparue, le caractère de pratique prophétique de la prière demeure. Voir ach. Charh al-mumti’ d’Ibn Outhaymine, tome 4/p.78.

    Selon un hadith authentique cité dans les deux Sahih, Aïcha, (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) s’abstenait d’une pratique qu’il aimait par crainte que les gens l’adoptassent et qu’elle fût rendue obligatoire (rapporté par al-Boukhari, al djoum’a, 1060 et par Mouslim,
    salat al-moussafirine, 1174).

    An-Nawawi a dit : « la hadith montre l’ampleur de la grande compassion qu’il éprouvait à l’endroit de sa Umma ».

    Aussi est-il inexact de dire que la prière des tarawih ne constitue pas une pratique du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) car elle en est une et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ne s’en était abstenue que par crainte de la voir transformer en obligation. Sa mort mit fin à cette crainte…

    Abou Bakr dont le califat ne dura que 2 ans était de surcroît absorbé par les combats qu’il livrait aux apostasiés… Quand Omar arriva au califat et rétablit l’ordre musulman, il donna aux fidèles l’ordre de se rassembler pour célébrer la prière en question pendant le Ramadan comme ils l’avaient fait au début avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) Omar n’avait donc fait que restaurer une pratique prophétique (suspendue). Allah est le garant de l’assistance. ..


    Donc cessez de qualifier une pratique faite par le Méssager d'Allah sallallahou alayi wa salem d'innovation car cela est mensonger.

    Barak Allah oufik, qu'Allah te préserve également.

    Salam aleykoum
  18. abdNasser

    abdNasser

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    Salam aleykoum

    Le hadith ne dit pas cela:

    D’après Abou Qatada al-Ansari (P.A.a) le messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a été interrogé sur le jeûne du lundi et il a répondu : « c’est en ce jour que je suis né. C’est pendant ce jour encore que j’ai reçu (pour la première fois) la révélation divine » (rapporté par Mouslin, 1978)

    Il y a donc également le fait que ce sois le jour de la révélation Divine, et le Messager d'Allah sallallahou alayi wa salem a donc dit de jeuner le lundi et non de faire une occasion une fois par ans a une date qu'il n'a jamais préciser.Sans compter que aucun compagnons n'ont fait cela malgrés qu'ils soient ceux qui avaient le plus d'amour pour Rassoul sallalahou alayi wa salem.
  19. li0n

    li0n

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    salam

    Pour le tasbih ce n'est pas une bida

    L'usage du chapelet est considéré comme étant une bid'ah (innovation religieuse) par un groupe de oulémas, étant donné que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), lorsqu'il faisait le tasbîh, comptait avec ses doigts et non avec autre chose.



    Néanmoins, cette opinion n'est pas partagée par d'autres oulémas: En effet, comme vous l'indiquez vous-même, il est rapporté au sujet de certains Compagnons (radhia Allâhou anhou) qu'ils avaient recours à certains objets comme moyen pour les assister à compter le nombre de "tasbîh" qu'ils faisaient. Voici deux rapports à ce sujet (parmi les nombreux autres qui existent; voir: "touhfat oul ahwadhi" – Voluem 9 / Page 322):



    - Safiyya (radhia Allâhou anha) –la mère des croyants- raconte en ce sens: Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est entré chez moi et il y avait devant moi quatre mille graines (de dattes) que j'utilisais pour faire le tasbîh (glorification d'Allah). Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) s'enquit alors auprès d'elle au sujet des graines. Elle répondit: "Je m'en sers pour le tasbîh". Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui enseigna alors la formule suivante dont la récitation lui rapporterait plus de récompenses que tout ce qu'elle lisait: " سبحان الله عدد خلقه". (Rapporté par Tirmidhi, Hâkim, Tabrâni, Abi ya'lâ, entre autres…La fiabilité de ce Hadith est sévèrement critiquée par al Albâni. Néanmoins, ach chawkâni affirme que cette Tradition a été authentifiée par as souyoûti…)



    - Sa'd ibnou waqqâs (radhia Allâhou anhou) raconte qu'il entra une fois en compagnie du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) chez une femme devant laquelle il y a avait des graines ou des cailloux qu'elle utilisait pour le tasbîh. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit alors: Ne t'informerai-je pas de ce qui est plus aisé ou plus méritoire que ceci pour toi ? (Récite):


    سبحان الله عدد ما خلق في السماء وسبحان الله عدد ما خلق في الأرض وسبحان الله عدد ما بين ذلك وسبحان الله عدد ما هو خالق والله أكبر مثل ذلك والحمد لله مثل ذلك ولا إله إلا الله مثل ذلك ولا حول ولا قوة إلا بالله مثل ذلك

    (Rapporté par Tirmidhi, Abou Dâoûd et Ibnou Hibbân; authentifié par ce dernier. Qualifié de dhaïf par al Albâni)



    Après avoir cité ces deux Hadiths, ach chawkâni (rahimahoullâh) écrit: "Ces deux Traditions montrent la permission de compter les tasbîh en faisant usage de graines, de cailloux, et autres choses de ce genre." (Réf: "nayl oul awtâr" – Volume 2 / Page 358)



    On constate donc à partir de là que l'on ne peut qualifier l'usage de chapelet pour compter ses tabîh d'innovation religieuse. Néanmoins, il est vrai que si une personne peut se passer du "soubhah" (chapelet), il lui est préférable d'agir comme le faisait le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et de compter avec ses doigts, et ce, d'autant plus que le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a affirmé en ce sens dans un Hadith que les phalanges des doigts seront questionnées et témoigneront le Jour Final en faveur de celui qui les a utilisées pour le tasbîh. (Réf: "nayl oul awtâr" – Volume 2 / Page 358)
  20. li0n

    li0n

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    salam

    Le hadith dit les deux tu ne peux savoir l'intention du prophète à l'instant t, ses propos sont clair il a dit je jeune le lundi car c'est le jour où je suis né.

    La fête n'est pas égale à guirlande, pétard etc ... mais s'asseoir pour parler de la vie du prophète, c'est un jour a marqué d'une pierre blanche surtout en France et en Europe où les rappels sur la vie du prophète sont rare.

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