MP3, un danger public

Discussion dans le forum 'Général' créée par Mims le 22 Sept. 2008.

  1. Mims

    Mims VIB

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    On a beaucoup parlé du MP3 à l’occasion des polémiques sur le téléchargement illégal. Mais aujourd’hui, le MP3 est de nouveau sur la sellette, pour des questions esthétiques et surtout sanitaires.

    Le MP3 est un format compressé, c'est-à-dire qu’il supprime des données sonores jugées inutiles pour occuper moins d’espace en octets. C’est pratique, pour une foule de raisons. Mais le son est nettement moins bon que celui d’un fichier WAV, d’un CD ou d’un vinyle. Cela n’est pas trop perceptible pour les musiques électriques d’aujourd’hui, déjà soumises à une « compression dynamique », mais c’est patent pour les musiques acoustiques ou classiques. La compression égalise les niveaux, de sorte que les sons doux sont systématiquement amplifiés pour atteindre le même niveau que les sons forts. Certaines musiques peuvent ainsi perdre toute leur richesse en contrastes sonores.

    Les audiophiles exigeants craignent que toute une génération biberonnée au MP3 s’habitue à ce rabotage sonore et oublie ce qu’est vraiment un « beau son ».

    Mais il y a plus grave. On sait depuis longtemps que l’écoute au casque à très haut volume ou la fréquentation de concerts lorsqu’on est proche des enceintes d’une sono poussée au maximum provoque des troubles auditifs irréversibles, acouphènes ou surdité. Et c’est là où le MP3 pause problème. L’élimination des contrastes, même si elle n’est pas perçue consciemment, pousse les auditeurs à augmenter le volume pour retrouver un son comparable à celui d’un CD ou d’une radio FM. Résultat, 140 décibels dans les esgourdes, alors que le seuil de la douleur est de 120 décibels et le seuil de sécurité à 70 décibels.

    Selon Bernard Janssen, chirurgien O.R.L., qui voit de plus en plus de jeunes atteints, on peut s’attendre à une pandémie de surdités précoces dans les prochaines années. Il faudrait légiférer. « Mais je ne suis pas optimiste : dans une époque si soucieuse de liberté individuelle, chacun est évidemment libre de devenir sourd".


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