les neqqachattes de jamaâ El feena

Discussion dans le forum 'Général' créée par - le 23 Juin 2004.

  1. Ancien-Membre

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    Tatouages au henné à Djamaâ Lafna : Attention danger !…

    22.06.2004 | 16h22

    La ville ocre, Marrakech, est flagornée d’être le fleuron du tourisme national avec le nombre de touristes qu’elle reçoit tous les ans. Partout, brochures, publicités et autres outils de la communication vantent la beauté de cette cité située dans la plaine fertile du Haouz, au pied des superbes montagnes de l'Atlas. Mêmes les touristes nationaux font de Marrakech une destination de choix, ou au moins une escale indispensable à leurs plans de vacances. Pourtant, des pratiques dangereuses viennent aujourd’hui entacher la réputation de cette cité impériale. Le lieu : l’historique place de Djamaâ Lafna. Le temps : toute l’année. Le coupable : quelques “neqqachates” (tatoueuses) de henné.


    Les victimes : les millions de touristes qui passent par là. En effet, plusieurs témoignages concordants laissent croire que quelques “neqqachates” de Djamaâ Lafna utilisent dans leurs mélanges exotiques de henné, des produits acides (diluant, essence…) pour que la couleur du tatouage tienne plus longtemps.

    Ainsi, en quelques minutes, leurs clients se voient poser sur la main des produits hautement nocifs, sans en avoir connaissance. Quelques picotements se déclenchent tout de suite, mais rien qui puisse alerter outre mesure. Pis encore, les “neqqachates” sont doublement rassurées.

    D’abord, elles portent toutes des “n’gab” (sorte de voile ne laissant paraître que les yeux), qui rend impossible l’éventualité de les reconnaître. Ensuite, le temps que l’allergie ou dégâts apparaissent, le touriste est souvent bien loin. “A part les quelques rougeurs que je croyais liées à la présence d’un jus de citron dans le mélange, l’allergie en tant que telle ne s’est déclenchée que dix jours après avoir posé mon tatouage”, nous explique Leila A., une victime. Leila a aujourd’hui la main totalement défigurée à cause de l’acide utilisé par la " neqqacha ". " Mon médecin m’a prescrit un traitement avec un corticoïde très fort. Il faudra attendre plusieurs jours avant de voir, si ça peut avoir un effet, ou si je vais garder ces séquelles toute ma vie ", explique-t-elle.

    Mouna T. a aussi fait un tatouage à Djamaâ Lafna. " Je n’aurai jamais pensé que ces femmes peuvent agir en toute impunité, en mélangeant leurs produits avec des substances chimiques acides qui peuvent porter gravement atteinte à la peau. Pour moi, à partir du moment où elles sont là, c’est qu’elles sont autorisées à exercer. Donc, je n’ai pas à me faire de soucis ", nous confie Mouna. Une autre victime, qui garde depuis plusieurs mois, une trace inesthétique d’un tatouage au henné sur l’épaule.

    Nous avons essayé de remonter les rouages administratifs qui sont censés permettre à ces personnes à exercer, pour savoir si elles ont réellement des autorisations pour le faire. Mais du Centre régional de tourisme, nous sommes arrivés au Conseil de la ville, qui nous a ensuite orientés vers l’arrondissement de Djamaâ Lafna… Une fois arrivés à ce stade, et après avoir échangé quelques propos pour se faire expliquer, on finit par nous apprendre que ces femmes n’ont pas d’autorisation. Contrairement à ce qu’on nous avait dit aux précédents stades de cette hippique recherche d’informations. En l’absence du Caïd, d’autres personnes travaillant avec lui nous confirment la même information.

    Donc deux scénarii sont possibles, l’un est plus scandaleux que l’autre. Le premier serait le fait que ces femmes sont autorisées à exercer mais qu’elles ne sont pas surveillées par la suite, auquel cas, il serait temps de faire quelque chose pour mettre fin à leurs abus, car il y va de la santé de milliers de gens qui tombent dans leur piège. Le deuxième serait que ces dames exercent un travail illégal, en plein jour et ce, sur une place publique. Des questions mériteraient donc d’être soulevées à ce sujet.

    Des dangers sanitaires, aux retombées économiques de ces pratiques, ce ne sont pas les arguments qui manquent pour tirer la sonnette d’alarme et mettre fin aux abus. Alors, à quand une action des autorités compétentes ?



     


  2. Lilou78

    Lilou78

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  3. Ancien-Membre

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    ca a l'air jolie comme ca mais bon... faut faire attention qd meme...
    lété dernier au bled a agadir j'me suis fait un p'tit tatouage sur l'epaule stylée un lézard mais je t'assure qd en y repensant ca me piquait et bien el'hamdulillah ca va g eu ke des rougeurs...
    je ne dis pas sue toutes le neqqachatte sont ainsi mais faut prendre ses precautions voila tout...
     
  4. Ancien-Membre

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    les sources de ton reportage ? please....
     
  5. Ancien-Membre

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    www.lematin.ma
     
  6. Ancien-Membre

    Ancien-Membre

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    thanks ;-)
     

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