Parker dans la légende

Discussion dans le forum 'Autres Sports' créée par - le 16 Juin 2003.

  1. Ancien-Membre

    Ancien-Membre

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    [img align=left]http://www.lequipe.fr/Xml/Basket/Dossiers/Media/parker_robinson_vestiaires.jpg[/img]
    C'était il y a presque dix ans. En aôut 1993 s'éteignait Drazen Petrovic, premier Européen à avoir atteint le statut de star NBA. Le Croate venait d'être élu dans le troisième meilleur cinq majeur de la Ligue. Il jouait aux New Jersey Nets. Ironie de l'histoire, c'est en venant à bout de cette même équipe de New Jersey que Tony Parker devient le premier Européen titulaire dans son équipe à décrocher le titre de champion NBA . Digne représentant du vieux continent - né en Belgique, de mère néerlandaise - « TP » s'est surtout érigé, en cette douce nuit de juin, et à seulement 21 ans, en incontestable plus grand joueur de l'histoire du basket français.

    Mais, Parker n'en serait pas là aujourd'hui s'il n'avait pas eu Tim Duncan à ses côtés. Ce deuxième titre dans l'histoire des San Antonio Spurs est une nouvelle fois frappé du sceau du double MVP de la saison régulière (2002, 2003). Comme en 1999, « Dream Tim » est élu MVP de la finale. Ce trophée, personne ne pouvait le lui contester, pas même Parker. Héroïque durant les trois premiers matches (21 points de moyenne), le Français a craqué par la suite (7 pts). À l'inverse, Tim Duncan a terminé en trombe, bouclant le match n°6 à deux doigts du quadruple-double (21 points, 20 rebonds, 10 passes et 8 contres). Ce graal statistique, seuls quatre joueurs NBA l'ont atteint en 50 ans. Quatre, dont David Robinson...

    Un titre sans astérisque

    [img align=right]http://www.lequipe.fr/Xml/Basket/Dossiers/Media/parker_trophee_finale_6.jpg[/img]
    Pour ce qui a finalement été le dernier match de sa carrière, « l'amiral » Robinson a offert une prestation héroïque (13 pts à 6/8, 17 rebonds). Plus agressif que jamais, alors qu'il vient d'avoir 38 ans, le MVP de la saison régulière en 1995 a symbolisé la principale qualité de San Antonio cette saison : l'abnégation. Alors qu'ils comptaient dix points de retard à dix minutes de la fin, les Spurs ont trouvé le ressort nécessaire pour revenir dans la partie. Auteur inattendu d'un 3/3 à trois points au coeur de la quatrième période, après avoir quasiment tout raté jusque là, Stephen Jackson a été à la source d'un
    19-0 fatal aux Nets (de 63-72, 40e, à 82-72, 44e).

    Pour New Jersey, cette défaite a, en revanche, un goût amer. L'équipe de Jason Kidd (21 points) a mené durant 42 minutes avant de s'écrouler par manque de lucidité. Les Nets ont payé cash la faillite de leur intérieur vedette, Kenyon Martin, auteur d'un terrible 3/23 aux tirs. Mais, sans pivot ni shooteur fiable, ils ont peut-être atteint leurs limites, tout simplement. Déjà corrigés par les Lakers la saison dernière en finale (4-0), les banlieusards new-yorkais auraient même pu repartir avec une nouvelle valise si Stephen Jackson et « Manu » Ginobili avaient réussi leurs tirs décisifs lors des matches n°2 et n°4 .

    Grâce à cet ultime succès acquis à domicile, dans une salle inaugurée cette saison - la nature est bien faite -, les Spurs remportent finalement la série sur le même score (4-2) que toutes leurs séries de play-offs cette année. Ils confirment aussi la suprématie de la conférence Ouest sur la NBA depuis la deuxième retraite de Michael Jordan en 1998. Succédant aux Los Angeles Lakers, vainqueurs des trois précédents trophées, les Spurs obtiennent enfin un titre sans « astérisque ». Le premier avait en effet été acquis lors d'une saison tronquée par le lock-out. De quoi rendre hystériques Duncan, Robinson, mais aussi Malik Rose et Steve Kerr, tous déjà présents à San Antonio en 1999. Pour ce dernier, il s'agit même d'un cinquième sacre, en comptant les trois acquis avec Chicago, entre 1996 et 1998. Allez Tony, tu es sur la bonne voie...

    L'equipe, France


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