tafsir el fatiha partie 6

Discussion dans le forum 'Islam' créée par romanophores le 15 Sept. 2005.

  1. romanophores

    romanophores VIB

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    7 Juin 2005
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    Je serais gres a Zigotino de ne pas intervenir sur ce post si ce n' est pour parler du tafsir ou du theme l' englobant.


    « C'est Toi que nous adorons et c'est à Toi que nous demandons l'Aide ».

    « Iyyâ ka na'budu wa iyyâJta nasta'înu ».

    Commentaire de "Iyyâ-Ka nabudu" - « C'est Toi que nous adorons »

    Ce passage signifie : c'est à Toi, mon Dieu, que nous nous soumettons et c'est devant Toi que nous nous abaissons et nous humilions en reconnaissant la Seigneurie à Toi seul.

    Ibn Abbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux) rapporte que l'Ange Gabriel (‘aleyhi salam) a dit à Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui): «Dis: C'est Toi que nous adorons» et Ibn Abbâs commente ainsi: « C'est Toi dont nous proclamons l'Unicité, c'est Toi que nous craignons et c'est en Toi, ô Seigneur, que nous espérons et en nul autre que Toi ».

    Or il n'y a pas d'espoir ni de crainte sans abaissement [de la part du serviteur] car le fondement de la servitude, disent les Arabes, c'est de s'abaisser et de se faire aussi petit que possible.

    C'est pourquoi un chemin qui a été foulé au pied, où tout a été abaissé et aplani est également nommé ma'bad.



    Commentaire de "Iyyâ_Ka nasta'înu" « C'est à Toi que nous demandons l'aide ».

    Ce passage signifie : « C'est à Toi, Seigneur, que nous demandons l'aide pour T'adorer et T'obéir en toutes nos affaires et à nul autre que Toi ; c'est à Toi que nous demandons l'aide pour accomplir tous nos actes en Te consacrant [dans ces actes mêmes] une dévotion parfaitement sincère.

    C'est l'avis d'Ibn Abbâs qui commente ainsi ce passage : « C'est à Toi que nous demandons l'aide pour T'obéir dans toutes nos affaires ».

    Quelqu'un nous dira peut-être ceci : puisque ces versets de la Fâtiha sont des Paroles divines qu'Allah a ordonné à Ses serviteurs de répéter (Dis : la louange est à Dieu... Dis : c'est Toi que nous adorons. Dis : c'est à Toi que nous demandons l'aide), lorsque le serviteur prononce ces mots n'est-il pas déjà en état d'obéissance auquel cas Dieu le soutient déjà dans cette obéissance même? Alors pourquoi demander l'aide divine puisque le seul fait de réciter ces versets prouve que l'aide est déjà là?

    Ce n'est pas ainsi qu'il faut comprendre cette demande : le croyant qui implore son Seigneur pour obtenir un soutien en vue de Lui obéir demande cette aide pour ce qui lui reste à vivre et pour tous les actes qu'il lui reste à accomplir et non pas pour ce qu'il est en train de faire [sauf en vue d'un surcroît] ni pour ce qu'il a déjà fait.

    Il est légitime que le serviteur demande à Allah qu'il lui accorde l'aide nécessaire pour accomplir ce qu'il lui a imposé, car pouvoir s'acquitter des obligations d'institutions divines et obéir à Dieu avec tous les membres du corps est une pure Faveur que Dieu accorde à Qui Il veut. Toutefois, il faut se garder de croire que le fait que Dieu retire Son Soutien aux uns et l'accorde aux autres signifie qu'il y a là quelque injustice [car Il est seul Juge pour savoir à qui Il accorde Ses Dons].

    Raison de l'ordre des termes dans ce verset :

    On nous dira peut-être : pourquoi dire d'abord « C'est Toi que nous adorons » et demander ensuite l'aide pour accomplir cette adoration?

    Il est évident que le serviteur ne peut adorer Allah sans Son assistance et il est impossible qu'il soit assisté par Dieu pour cela, sans L'adorer effectivement. C'est pourquoi, mentionner l'adoration avant la demande d'aide ou l'inverse est équivalent quant au sens.




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