Téhéran tance Kouchner, la Russie gronde

Discussion dans le forum 'Actualités marocaines' créée par petitbijou le 18 Sept. 2007.

  1. petitbijou

    petitbijou VIB

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    Pour la diplomatie russe, une action militaire en Iran serait "une erreur politique" avec des conséquences "catastrophiques".
    En France, les réactions se poursuivent : pour Dominique de Villepin, il ne faut pas "donner de mauvais signaux à l'administration Bush".

    Un vent glacial souffle sur les relations franco-iraniennes. Mahmoud Ahmadinejad se refuse à "prendre au sérieux les déclarations" de Bernard Kouchner. Lundi soir, Téhéran avait déjà jugé que les propos du chef de la diplomatie française évoquant un risque de guerre portaient "atteinte à la crédibilité de la France". Mais la première réaction de l'Iran, par la voix de l'agence officielle Irna, avait été beaucoup plus virulente. "Le nouveau locataire de l'Elysée veut aujourd'hui copier la Maison Blanche", écrivait l'agence en ajoutant que "cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements".

    Vive méfiance également de la part de la Russie, laquelle juge ce mardi, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, qu'une éventuelle intervention militaire en Iran serait "une erreur politique" avec des conséquences "catastrophiques". La mise en garde d'Alexandre Lossioukov vise une possible action militaire américaine, mais elle survient alors même que Bernard Kouchner est arrivé lundi soir à Moscou pour une visite de deux jours.

    "La France doit (...) défendre une solution de paix"

    Selon le vice-ministre russe, une intervention sous forme par exemple de bombardements ne pourrait "qu'aggraver la situation au Proche-Orient" et "susciterait une réaction très négative de la part du monde musulman". Et s'il affirme la juger improbable, au moins avant la clôture du sommet des pays riverains de la Caspienne qui doit se tenir le 16 octobre à Téhéran, Alexandre Lossioukov n'a pas exclu un éventuel rapatriement des experts russes travaillant sur la construction d'une centrale nucléaire à Bouchehr : "Comme la situation en Iran est difficile, nous avons des plans pour évacuer nos spécialistes. Mais je compte que la force ne sera pas utilisée".

    Les déclarations du chef de la diplomatie française continuent aussi à faire des vagues à Paris. Déjà jugées "inquiétantes" par le PS, analysées par le PCF comme "une confirmation dangereuse" de la "politique atlantiste de Nicolas Sarkozy" et vues comme "un événement extrêmement lourd" par François Bayrou, elles ont également suscité lundi soir les critiques de Dominique de Villepin. Il a jugé qu'il ne fallait pas "donner de mauvais signaux à l'administration Bush". Pour l'ancien Premier ministre, "la France doit jouer tout son rôle pour défendre une solution de paix. Il faut obliger les Etats-Unis à accepter de s'avancer vers une véritable négociation (...) Il faut qu'ils acceptent de se battre pour la paix".

    D'après agence


  2. petitbijou

    petitbijou VIB

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    Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a dénoncé mardi à Moscou une "manipulation" de la presse qui aurait mal compris ses déclarations sur les risques de guerre avec l'Iran et a appelé à la "négociation" et à des "sanctions" pour éviter le "pire".
    De son côté, la Russie s'est dite inquiète après l'évocation d'un scénario militaire à l'encontre de l'Iran, un pays qu'elle défend sur la scène internationale et avec qui elle entretient d'importantes relations économiques.
    "Comme d'habitude avec les journalistes, ils prennent une phrase et on ne sait pas ce qu'on a dit après", a critiqué le ministre français des Affaires étrangères sur l'antenne de la station de radio Echo de Moscou, au terme d'une visite de deux jours à Moscou.
    "On m'a posé la question: cela veut dire quoi s'attendre au pire? j'ai dit le pire ce serait la guerre, je n'ai pas dit le mieux ce serait la guerre", s'est défendu le ministre français.
    "On se retrouve à la tête d'un maelström. On dit: Bernard Kouchner veut la guerre, mais ce n'est pas vrai. C'est une manipulation. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix", a martelé M. Kouchner.
    Le chef de la diplomatie française a déclenché une vague d'inquiétudes et de critiques en déclarant dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la guerre avec l'Iran.
    Arrivé lundi soir dans la capitale russe, il a rencontré mardi matin son homologue Sergueï Lavrov. Si les deux hommes ont montré une bonne entente sur le plan personnel, ils n'ont pas pu cacher leurs divergences sur le dossier nucléaire iranien.
    "La Russie s'inquiète devant les multiples informations selon lesquelles des actions militaires sont sérieusement envisagées contre l'Iran", a réagi M. Lavrov.
    Le ministre russe a mis en garde contre les "conséquences possibles" d'une telle opération dans la région, en renvoyant au précédent de l'intervention américaine en Irak. Il a également rappelé que l'accord trouvé dans le dossier nucléaire nord-coréen montrait qu'une solution était possible si toutes les parties faisaient des efforts.
    Tout comme la Russie, la Chine, autre membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, s'est élevée contre les "menaces incessantes" d'intervention militaire en Iran.
    "Tout doit être fait pour éviter la guerre (...) il faut négocier, négocier, négocier, sans relâche, sans crainte de rebuffade", a déclaré M. Kouchner en répétant qu'il privilégiait le processus diplomatique.
    "J'ai dit que le pire serait la guerre (...) On ne peut pas faire plus pacifique (que moi) mais il ne faut pas se voiler la face", a-t-il toutefois ajouté, réitérant ainsi que la guerre serait l'ultime issue, selon lui, si des sanctions se révélaient insuffisantes pour convaincre Téhéran de suspendre son programme nucléaire.
    M. Lavrov s'est prononcé contre des sanctions unilatérales, en dehors du cadre de l'ONU, suggérées notamment par M. Kouchner au niveau de l'Union européenne (UE).
    "Si nous nous sommes mis d'accord pour travailler collectivement, dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU, à quoi bon des sanctions unilatérales?", s'est-il demandé.
    Le ministre russe a appelé dans l'intervalle à poursuivre les "négociations avec l'Iran" et souhaité une reprise "au plus vite" des contacts entre le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien Ali Larijani et le représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.
    Notant des divergences avec son homologue russe, M. Kouchner a insisté sur la nécessité de nouvelles sanctions afin de montrer à l'Iran la détermination de la communauté internationale et de pousser ce pays à revenir sur son programme d'enrichissement d'uranium.
    Les sanctions montrent "le sérieux, l'intérêt que nous attachons à la résolution pacifique du problème", a-t-il dit.
    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi qu'il ne prenait "pas au sérieux" les déclarations du chef de la diplomatie française.
  3. petitbijou

    petitbijou VIB

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    il a pourtant bien expliqué le pire = la guerre

    et franchement pren il les gens pour d délurés ou koi? il sai pertinement que l Iran ne cedera pas donc la conclusion est bien simple pas besoin d avoir fai Havard pour comprendre

    La France a hérité d un W bis et honnetement Kouchner déçoit avec d propos pareils lui qui nous a habitué a son sens de médiation de diplomatie :(

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