La violence contre les femmes, grande oubliée des lois

Discussion dans le forum 'Général' créée par kalaloly le 15 Août 2003.

  1. kalaloly

    kalaloly Co-Webmaster Administrateur

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    · Un phénomène protéiforme qui ne cesse de s'amplifier...

    · ...la violence conjugale n'est toujours pas pénalisée

    · Une étude sur son coût pour la société doit bientôt être menée

    Aucun problème n'est sans doute aussi universel que celui de la violence à l'égard des femmes. Ou plutôt des violences, car ce phénomène peut prendre divers aspects. Cela va de la sauvagerie criminelle -meurtres, viols ou prostitution forcée-, aux ségrégations sociales, professionnelles ou légales, en passant par les brutalités exercées dans le cadre familial, qu'elles soient physiques ou morales. Le récent décès de l'actrice française Marie Trintignant, tombée sous les coups de son compagnon, nous rappelle ainsi que ce fléau n'épargne malheureusement aucun pays ni aucune classe sociale.
    Une enquête menée par le gouvernement français montre ainsi que, dans l'Hexagone, une femme sur dix est victime de violences conjugales et que six d'entre elles en meurent chaque mois.

    · Restaurer la confiance

    En Espagne, pas moins de 30.000 femmes battues ont porté plainte en 2002, ce qui a conduit le 30 juillet dernier le gouvernement à adopter une loi renforçant la protection des victimes de violences domestiques. Malheureusement, au Maroc, comme dans les autres pays du Maghreb, de telles statistiques font encore largement défaut. Elles ne sont en fait disponibles qu'auprès des associations d'écoute pour les femmes violentées, et de ce fait, restent très incomplètes puisque nombreuses sont celles qui ne parlent pas. Elles suffisent néanmoins pour constater l'ampleur du problème, ainsi que son implacable aggravation.
    C'est donc pour briser ce tabou et sensibiliser la population à ce fléau que trois de ces associations, venues du Maroc, d'Algérie et Tunisie, ont récemment publié un ouvrage intitulé "Casablanca, Alger, Tunis, femmes unies contre la violence". Dans cette oeuvre, dont la traduction arabe devrait paraître en septembre, chaque groupe raconte son expérience: les difficultés financières, logistiques ou légales qu'il a pu rencontrer dans sa mise en place, mais aussi et surtout différentes histoires, souvent dramatiques, de femmes qui sont un jour venues frapper à leur porte. Cependant, comme l'explique Fatna El Bouih, membre du bureau de l'Association marocaine de lutte contre la violence (AMLV, une des trois organisations à l'origine de l'ouvrage), il n'est pas question pour autant de conforter les femmes brimées dans un rôle de victime. Bien au contraire. A travers un suivi psychologique et juridique, les membres de l'AMLV cherchent à "renforcer la capacité des femmes à se prendre en main". Un travail qui nécessite beaucoup de patience et commence simplement par l'écoute. Une fois que ces femmes retrouvent un peu de confiance en elles, moyens limités obligent, l'AMLV prend alors en charge juridiquement le cas des plus indigentes ainsi que ceux qui permettraient d'aboutir à une décision pouvant faire jurisprudence. Car c'est bien sur le terrain juridique que se situe avant tout le combat de l'AMLV, même si elle mène par ailleurs plusieurs actions de sensibilisation, dans les lycées et les quartiers populaires.

    · Faire changer la loi

    Elle propose ainsi des ateliers artistiques, d'écriture ou d'hygiène, mais aussi une "alphabétisation juridique", tout cela en relation avec le thème de la violence. Toutefois, qu'il s'agisse de prévention ou d'aide aux femmes en détresse, le même problème se pose: "Il est difficile d'expliquer aux femmes leurs droits tant qu'elles n'ont pas surmonté leur fragilité", explique Fatna El Bouih.
    Créée en 1995, l'AMLV est une des associations pionnières en matière d'écoute des femmes victimes de violence au Maroc. Et malgré une vive opposition de la part de certaines entités politiques, elle a depuis considérablement essaimé puisqu'il existe aujourd'hui pas moins de 21 centres d'écoute similaires à travers tout le pays. Si elles sont indépendantes les unes des autres, ces associations n'en sont pas moins complémentaires, chacune se spécialisant sur un aspect précis de ce vaste sujet que constitue la violence à l'égard des femmes: mise en valeur du travail des femmes, rétention des biens entre époux. Mais cette complémentarité se réalise surtout dans leurs différents projets communs, qu'ils soient "matériels", comme la mise en place de centres d'hébergement, ou intellectuels. Plusieurs de ces associations se réunissent ainsi régulièrement à l'occasion de colloques au cours desquels sont soulevées certaines questions sensibles. Et, après avoir dernièrement réfléchi sur le concept même de violence, elles devraient prochainement entreprendre avec l'aide des pouvoirs publics une étude concernant le coût de cette violence pour la société. Quoi qu'il en soit, leurs actions, "individuelles" ou communes, poursuivent toujours un même objectif principal: faire changer les lois. Car si leur action conjointe a ainsi permis dans les années 90 la reconnaissance par l'Etat du problème de la violence à l'égard des femmes et le lancement de plusieurs campagnes nationales de sensibilisation en 1999, 2000 et 2002, aucune avancée n'a encore été enregistrée sur le plan juridique, indiquent les militantes. Aucune sanction n'est en effet prévue à l'encontre du mari qui bat sa femme, la moudouwana considérant que de tels agissements relèvent du domaine privé, ajoutent-elles. "Le fait que les associations soient écoutées par une commission est déjà une victoire en soi", affirme Fatna El Bouih, "cependant, nous ne pouvons pas dire que nous soyons réellement satisfaites". Et cela devrait durer tant que la violence domestique restera impunie.

    Carte de visite

    Depuis sa création il y a huit ans, le Centre d'écoute et d'orientation juridique et psychologique pour femmes agressées, rebaptisé en 2002, Association marocaine de lutte contre la violence, a offert près de 4.903 consultations juridiques et un soutien psychologique à 1.069 femmes. Il regroupe aujourd'hui 24 bénévoles et 6 salariés.


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  2. Ancien-Membre

    Ancien-Membre

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    On exagère en occident à propos de la violence conjugale.
    Rien qu'au Canada, on estime à 80 p.100 environ le nombre de fausses allégations en matière de violence conjugale et d'abus sexuels sur les enfants.
    Les conflits au sujet de la garde des enfants lors d'un divorce en est la cause principale.

    Il y a un gros problème relatif au parti-pris contre les hommes par les jugee, le substitut du procureur de la couronne et le système en général contre les hommes.
    C'est pire si le mec est un arabe,hein, dans ce cas là la cause est entendue d'avance.
    Je connaissais un type réglo de Tunisie qui s'est fait f... à la porte du Canada suite à une histoire de cet acabit.

    Oui, la violence conjugale existe, mais attention svp!
     
  3. RACHIDD

    RACHIDD

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    lA MEILLEURE DES ARMES CONTRE LES VIOLENCES QUE LES FEMMES SIBISSENT EST L'EDUCATION.

    Hors qui eduquent les futurs hommes? Ce sont les femmes en generale.

    alors mesdames,ou futurs dames, il est temps d'eduquer vos enfants de facons eradiqer ou du moins à diminuer ces violences.

    et par pitie, cessez de leur donner une education archaique!

    bye :)
     
  4. Ancien-Membre

    Ancien-Membre

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    Ah! ce n'est pas tout. Car j'ai oublié de mentionner que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à molester leurs enfants si on se fie aux statistiques.
    Bon bref, comme le dis si bien vous savez qui, j'arrête la guéguerre des sexes pour aujourd'hui.
     

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