
Personne ne sait combien ils sont au Maroc, mais nombreux sont les citoyens qui n’ont jamais officialisé leur mariage selon la procédure en vigueur. Dans le cadre de la généralisation de la formalité du livret de famille, la Moudawana leur avait accordé un délai de 5 ans pour régulariser leur situation en s’adressant à la section notariale du tribunal de leur circonscription aux fins d’enregistrement. Ce délai vient à expiration le 6 février 2009.

Après les produits bancaires islamiques halal, ou « alternatifs » selon la terminologie officielle, aura-t-on un jour sur le marché des produits d’assurance estampillés conformes à la charia ? Takaful Re, compagnie émiratie de réassurance implantée à Dubaï et créée en 2004, est aujourd’hui en prospection au Maroc.

Beaucoup de tapage pour si peu de résultats ? Lancés en grande pompe en octobre 2007, les produits « halal », dit alternatifs, étaient destinés à un avenir prometteur. Cinq mois plus tard, les résultats sont décevants : très peu d’établissements de crédit en commercialisent, et la demande n’est pas au rendez-vous.

Depuis qu’Attijariwafa bank (AWB) a ouvert le bal des produits alternatifs, en octobre dernier, plusieurs autres banques s’y sont mises. Les lancements successifs de ces produits bancaires « halal » se sont toutefois effectués sans tambour ni trompette. A l’instar de la première banque citée, toutes les autres que nous avons contactées, en l’occurrence BMCE Bank, Banques populaires, BMCI..., se sont montrées plutôt discrètes et hésitent à communiquer sur le sujet, presque comme s’il s’agissait d’un tabou.

Depuis dix ans, le nombre d’élevages porcins au Maroc s’est réduit comme une peau de chagrin. La baisse continue des droits de douane sur l’importation de viande porcine pourrait bientôt sonner le glas du porc “made in Morocco”.

La scène se passe dans une grande surface alimentaire, à Paris. Au rayon des surgelés, Melle Tazi se laisse tenter par un hachis parmentier Maggi estampillé halal. Plus loin, un jeune couple français est séduit par le Marrakech Mint tea de Lipton : le design arabisant et les palmiers sur l’emballage lui rappellent ses dernières vacances au Maroc.

Orient Boureks “com’o bled”, frites-kebab, tajines à toutes les sauces : le prêt-à-déguster halal fait son entrée dans les rayons des hypers. A la grande joie des consommateurs modernes, musulmans ou pas.

Après plusieurs années d’attente, les Marocains auront enfin accès aux solutions bancaires islamiques. A compter de début juillet, les banques sont autorisées à commercialiser trois produits « alternatifs » conformes à la Chariâa. Le premier, nommé Ijara, est assimilé au leasing et peut s’appliquer aussi bien aux équipements qu’à l’immobilier. Le deuxième, Musharaka, adopte les mêmes règles que le capital investissement. Quant à la Murabaha, elle concerne principalement le financement des commerçants.