
L’apparition de la chanteuse britannique Jessica Ellen Cornish alias Jessie J, en culotte blanche sur la scène de l’OLM Souissi à Rabat, à l’occasion du festival Mawazine, a suscité la colère des islamistes au Maroc.

Les deux cheikhs salafistes marocains, Hassan Kettani et Omar El Haddouchi ont été interdits d’entrée en Tunisie lundi dernier, en raison d’une note datant du temps du président tunisien déchu Zine Al Abidine Ben Ali.

Qui est derrière les attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca ? Si l’affaire a été classée par le ministère de l’Intérieur, cette date n’en demeure pas moins un tournant historique pour le Maroc sur le plan politique, religieux, sécuritaire, social et même économique.

Les Cheikhs marocains de la Salafiya Jihadia, Hassan Kettani, Mohamed Rafiki alias Abou Hafs et Omar Haddouchi, qui purgeaient des peines de prison depuis 2003, ont été graciés samedi par le Roi Mohammed VI.

Abdelwahab Rafiki et Hassan Kettani, tous deux théologiens reconnus, ont été condamnés vendredi en appel à 25 et 20 ans de prison ferme pour l’"endoctrinement des islamistes" qui avaient perpétrés les attentats de mai 2003 à Casablanca.

Prédicateur sunnite radical ? Il l’est certainement. Idéologue du terrorisme ? Plus difficile à prouver. Qui est vraiment Hassan Kettani ? Un entêté ? Un manipulé ? Portrait d′un homme condamné à 20 ans de prison.

Abdelwaheb Rafiki -dit Abou Hafs-, 33 ans, et Hassan Kettani, 31 ans, présentés comme « les cerveaux » des attentats islamistes de Casablanca (45 morts, dont 12 kamikazes, le 16 mai), ont été condamnés dans la nuit de jeudi à vendredi à 30 ans et 20 ans de réclusion criminelle.
Mercredi, le procureur général de la cour criminelle de Casablanca avait requis la peine de mort à l’encontre de ces deux prédicateurs considérés comme les « idéologues » du mouvement clandestin « Salafiya Jihadia » (le salafisme combattant).

La peine de mort a été requise à Casablanca contre trois prêcheurs islamistes accusés d’être des "cerveaux" du terrorisme au Maroc, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

La presse marocaine l’a surnommé "l’émir aux yeux bleus". Quand le Français Pierre Robert, 31 ans, s’est présenté devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Rabat, vendredi matin 29 août, peu de temps avant que l’audience ne soit reportée, pour la seconde fois, de soixante-douze heures, cet homme plutôt frêle, au visage fatigué et blême, était chaussé de claquettes en plastique ; il portait un pantalon de jogging ainsi qu’un maillot jaune et rouge du club de football turc de Galatasaray.

Traditionnellement présenté comme une terre d’islam modérée, le Maroc est en fait devenu un vivier pour les mouvements les plus extrémistes. Une vérité que le pouvoir royal a toujours voulu masquer.
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