
Une nouvelle génération d’Imams a vu le jour après la réforme du champ religieux au Maroc. Ils sont les stars incontestées des minbars du Royaume. Ils sont jeunes, modérés et leur point fort est leur lecture qui favorise l’interprétation des versets coraniques et la méditation. La capitale économique du Royaume rassemble les plus célèbres de ces Imams.
L’Imam qui a vraiment le vent en poupe aujourd’hui, c’est certes Omar Al Kazabri, 35 ans, Imam de la mosquée Hassan II, à Casablanca, qui a rassemblé près de 250.000 fidèles lors de la nuit sacrée ce Ramadan.
Surnommé le rossignol des minbars, Omar Al Kazabri réussit à fédérer les fidèles autour de lui. Les prieurs pleurent d’émotion, certains même s’évanouissent à entendre la psalmodie coranique du jeune Sheikh pendant les taraouihs.
Le baccalauréat en poche, Omar Al Kazabri, poursuit ses études dans l’institut islamique à la Mecque, en Arabie Saoudite, où il approfondit ses connaissances dans les sciences de l’Islam (Fiqh), avant de devenir Imam à la Mosquée de l’université à Jeddah.
De retour au Maroc, il s’installe dans sa ville natale Marrakech, avant de rejoindre Casablanca au début des années 2000, où il devient célèbre en tant qu’Imam de la mosquée Oulfa, pour ses prêches et psalmodies, avant de devenir Imam de la mosquée Hassan II
Laâyoune El Kouchi, officie à la mosquée Andalouss, à Sidi Bernoussi, non loin du célèbre bidonville Douar Sekouila et Karian Thomas. Cet érudit de 41 ans, est invité par des MRE pour diriger des prières aux quatre coins du monde.
Ancien fonctionnaire de la préfecture de Safi, il avait quitté son travail pour s’adonner à 100% à la religion. Ces fans viennent de plusieurs villes du Royaume juste pour l’écouter psalmodier.
Abdelaziz El Garâani, l’Imam de la mosquée Kadi Ayyad, à Sidi Maârouf, la trentaine, a le don d’être l’Imam qui fait pleurer le plus de fidèles. L’homme qui aurait été chanteur de chaâbi, avant d’opter pour la théologie et les sciences religieuses traditionnelles est réputé pour être le plus cultivé des Imams. Beaucoup d’étrangers se sont convertis à l’Islam entre ses mains.
Abdelhadi Kanouni, l’Imam de la mosquée des Carrières centrales à hay Mohammadi, le jeune Mohamed Iraoui, l’Imam de la mosquée de Riad El Oulfa, ou encore Abdelkébir Hadidi, de la mosquée du quartier Californie, sont des Imams à la notoriété grandissante.
A Marrakech, Tanger, Fès, Meknès et plusieurs autres villes du Royaume, des Imams sortent du lot et officient à guichets fermés. La fièvre des vertus thérapeutiques de la prière et des larmes à l’écoute de la psalmodie du Coran d’Imams hors normes, gagne le Maroc.
Leurs principaux rivaux sont les politiciens et les partis politiques désertés par les citoyens. Ces Imams sont unanimes, ils veulent remettre ’’la Oumma sur le droit chemin’’.
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