
En ces temps agités où l’amazighité fait figure de cheval de bataille brandi bien tardivement par des partis de la mouvance populaire et alors que des activistes imazighen sonnent le tocsin de la mobilisation pour la libération des détenus de Boumaln Dades, la question amazighe est arrivée jusqu’au Conseil des droits de l’Homme qui tient session à Genève.

En 2008, le paysage audiovisuel va accueillir un nouveau-né : une chaîne amazighe. Une date circule déjà. « Il est fort probable que l’annonce officielle de son lancement soit le 14 janvier », affirme Karim Taj, conseiller au ministère de la Communication. La Primature va d’ailleurs présider la prochaine réunion de la commission mixte qui veille sur le projet. Elle est fixée à la même date. Cette dernière parraine techniquement la création de la TV amazighe.

Où en est l’amazighité six ans après le discours royal d’Agadir ? Discours qui marque aussi la naissance de l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam). Le bilan de cette expérience, initiée en 2001, a été présenté par Ahmed Boukouss, président de l’Institut, vendredi dernier à Rabat. Ce fut ainsi l’occasion de détailler les différentes actions menées par l’Ircam pour la sauvegarde et la promotion de la langue et culture amazigh au sein de la société marocaine.

L’enseignement de l’amazigh franchit une nouvelle étape au Maroc, après la décision de l’Ircam d’insérer les études berbères à l’université. Ahmed Boukous, recteur de l’Institut royal de la culture amazighe, révèle un ensemble de projets au titre de la saison en cours, dont notamment l’entrée de l’amazigh dans les universités.

Pour son cinquième anniversaire, l’Institut Royal pour la culture amazigh (IRCAM) a choisi la célébration festive. Comme pour signifier que, malgré les problèmes, les lacunes, les promesses non tenues et les engagements non respectés par les uns et les autres, rien n’empêche de célébrer l’amazighité dans sa dimension artistique et créatrice. Car c’est justement là, dans le champ de l’art, que l’amazighité s’exprime le mieux, en tout cas le plus librement.

Une convention portant sur la création d’un Prix national de la chanson amazighe moderne, a été signée entre l’Institut royal de la culture amazigh (IRCAM) et l’association Festival international de Rabat.

La liste des nouveaux candidats à siéger au sein de l’IRCAM (Institut Royal pour la Promotion de la Culture Amazighe) fait bouger le gotha intellectuel du royaume, en général, et celui qui s’intéresse à la culture amazighe, en particulier.

L’Ircam a organisé son premier prix de la Culture Amazighe samedi dernier. Mohamed Mestaoui a remporté le prix du mérite pour l’ensemble de son œuvre littéraire. Le prix de la pensée est revenu à Miloud Taifi, auteur d’un grand dictionnaire de la langue amazighe.