
La justice a confirmé le jugement en appel contre le directeur du quotidien Al Massae, Rachid Niny. Ce dernier devra verser la somme de 6 millions de dirhams à des substituts du Procureur du Roi à Ksar El Kebir pour "diffamation et injures publiques".

Le directeur du quotidien marocain arabophone indépendant Al Massae, Rachid Nini, a été condamné mardi à verser la somme de 6 millions de dirhams en faveur de quatre substituts au ministère public pour délit de diffamation et d’injures. Le tribunal de première instance de Rabat a condamné, en outre, le journal à verser 120.000 dirhams au profit de la trésorerie publique.

Une pétition internationale en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité consentie au Maroc a été lancée par deux organisations des droits de l’Homme américaine et marocaine après la récente condamnation de six personnes dans le nord du royaume. Human Rights Watch basée à New York et l’Association marocaine des droits humains appellent le gouvernement marocain abroger la loi condamnant à des peines de prison des actes d’homosexualité librement consentis.

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L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a demandé jeudi l’annulation des peines de prison prononcées lundi à l’encontre de six Marocains condamnés pour homosexualité et a réclamé leur libération.

Le tribunal de première instance de la ville de Ksar El-Kébir a condamné le principal accusé d’une peine de 10 mois de prison ferme et d’une amende de 1000 dirhams pour des délits de perversion sexuelle. Trois autres accusés ont écopé de 6 mois de prison ferme pour perversion sexuelle assortie d’une amende, tandis que deux autres prévenus auront à purger quatre mois de prison ferme après avoir bénéficié de circonstances atténuantes.

De tout temps, l’homosexualité a suscité révulsion et haine, rarement compréhension et tolérance. La dernière affaire d’homosexualité à avoir provoqué une vive polémique au Maroc est celle de Ksar El Kébir, le 19 novembre dernier, où deux hommes auraient « convolé en (in)justes noces ». N’avaient été les explications de Chakib Benmoussa, ministre de l’intérieur, devant le Parlement, selon lequel il ne s’agissait que d’une « fête personnelle marquée par des rituels de charlatanisme que les personnes concernées avaient coutume d’exercer localement », l’affaire, que les propos démagogiques d’une certaine presse ont gonflée de manière disproportionnée, aurait pris une tournure tragique.

La pression exercée par la rue a fini par pousser le procureur du Roi près le tribunal de première instance de la ville de Ksar El Kébir à procéder à l’arrestation de certaines personnes ayant participé à une fête dite de « mariage homosexuel ».
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