
Personnage central du roman, Khalil est fondé de pouvoir dans une banque d’affaire. Intrusion de deux femmes. L’une devient sa maîtresse. L’autre est son nouveau supérieur hiérarchique, une diplômée dont l’expérience s’est faite à l’étranger.
Elle lui barre la route de l’ascension sociale en sanctionnant son comportement corrompu. Bien décidé à rester parmi les nantis et à se venger de la responsable de sa mise au placard, Khalil endosse l’habit de maître-chanteur. Des petites magouilles au trafic de drogue, en passant par le meurtre, le roman présente la déchéance d’un homme conduit par l’ambition, la peur, la haine et la vengeance, le mensonge et, au-delà, la dénonciation d’un mode de vie. Volontairement familière, parfois crue, l’écriture s’adapte au caractère des personnages. Et à l’arrivée de ce voyage dans les bas-fonds des cœurs et de Casablanca, il y a bien la faillite sentimentale et totale d’un homme, pris dans un système cupide et vénal, qui a choisi de le servir plutôt que de rester modeste.