
Le très honorable maître d’école Si-El-Hadi, devrait effectivement se poser la question de savoir s’il n’est pas pour quelque chose dans la tragédie programmée de son propre fils Mohamed dont la vie a été marquée au fer rouge de l’exclusion.
Mohamed ? Un petit délinquant comme tant d’autres que fabrique à une échelle industrielle le sous-développement et la tyrannie des hommes. Une frange de la population destinée à faire le bonheur des tabloïdes à la rubrique « faits divers » avant d’être broyée par la machine infernale de l’exclusion et du mépris.
La vie de Mohamed finit d’ailleurs au bas de page d’un journal du même type après une courte mais néanmoins tumultueuse vie inaugurée dans le dénuement et l’exclusion et conclue dans la délinquance et la mort violente.