
Ce roman nous fait découvrir l’histoire, l’ethnologie, la géographie et les liens sociaux d’une région du Maroc profond, Imarighen, entre 1948 et 1955.
Une partie du livre est réservée aux relations entre juifs et musulmans. L’auteur raconte des anecdotes des liens entre les deux communautés. Barokh le couturier, juif amazigh, disait un jour à l’oncle de l’auteur : « Nous avons maintenant un sultan, nous avons vaincu les musulmans et nous sommes entrés à Jérusalem ». Etonné, le vieil oncle lui rétorquait : « C’est qui ce sultan ? Nous connaissons qu’un seul qui est notre sultan à nous tous ».
Un jour, le cheikh de la tribu prononça un jugement obligeant les musulmans à rendre à sa famille un garçon qui s’est converti à l’islam : « êtes-vous minoritaires pour avoir besoin d’agrandir votre rassemblement, la juive dans votre tribu n’allaite-t-elle pas le fils de la musulmane ? » argumentât-il.