
Le narrateur, on le devine, revient aux lieux de son enfance - une ville du Maroc où il est né dans les années qui suivirent la décolonisation.
Ce voyage dans les souvenirs est l’occasion d’évoquer des silhouettes tour à tour cocasses et pathétiques : Madame Kolomer, la veuve d’un sous-officier français qui s’accroche aux restes dérisoires de ses splendeurs passées, Milouda, la « mère blanche » et le Fqih, parents du narrateur et notables vénérés, le porteur d’eau, surnommé l’Allemand parce qu’il est albinos, et bien d’autres, colorés, volubiles, campés dans leur singularité et « types » éternels.