
Cette autobiographie de Mohammed El Ghormli raconte sa jeunesse en utilisant des mots et des expressions du terroir pour décrire sa première vie de misère à la Kasbah « Annouar ».
Un vécu ardu passé auprès de sa petite famille, à moyens très limités, rappelant un Maroc où nattes en jonc, lampes de pétrole, eau rapportée des fontaines, pain et olives, insultes à outrance, entre autres, faisaient le quotidien de plusieurs familles pauvres durant cette époque, où intervient, également, les événements de la résistance face au colonialisme français.
Le déménagement de la famille de Mohammed vers un quartier plus pauvre et une vie encore plus dure, n’a fait qu’empirer les choses lui faisant découvrir la monstruosité d’une jungle humaine qui se débat pour survivre, mais qu’il va fuir, pendant un certain temps, en accompagnant son père vers son nouveau emploi au village de Ras Tamouda où il a eu le privilège d’être chouchouté par la femme de l’officier français affecté dans ce bled.
Un paradis qui n’a pas trop duré pour le jeune Mohammed, l’ayant quitté avec beaucoup de regret, vu la belle vie qu’il avait pu mener aux côtés de Mme Juliette s’occupant précieusement de lui et entreprenant même de lui apprendre à lire et à écrire.