
Le narrateur, on le devine, revient aux lieux de son enfance - une ville du Maroc où il est né dans les années qui suivirent la décolonisation.

Des sourires dans ce récit coloré, et ce don remarquable de la silhouette déjà noté dans Le Sommeil de l’esclave, mais surtout un portrait de femme et de mère simple et bouleversant et un ton qui mêle le quotidien, le rêve et le conte avec une grande intensité.

Sur le mont des Esclaves, deux adolescents rêvent ensemble. Tous deux pratiquent avec un même bonheur l’art de jouer avec les mots et leurs illusions.

Ah ! Antar, le grand, l’unique, le mythique Antar Ibn Cheddad. Drapé d’un nom pareil, on ne peut échapper à son destin de héros : Voyages extraordinaires, luttes homériques, victoires triomphantes et effroyables défaites y sont gravés dès la naissance. Nous le savions. Et nous restions là, à croupetons, hypnotisés par tant de sang et de lumière, d’amours et de trahisons, de peines inconsolables et de joies éphémères.

Sur la place Jemaa el fna, les lampes à pétrole auréolaient déjà les marchands de nuit. Les restaurateurs s’installaient avec fracas : tréteaux, bancs, planches, braseros ; brochettes et merguez lâchaient leur fumet comme un pêcheur son appât. Les mendiants étaient les premiers à s’attrouper à l’orée du festin….

Sans doute lassé de devoir toujours répondre aux mêmes et lancinantes questions sur le pourquoi, le pour qui et le comment de l’écriture, l’écrivain marocain Abdellatif Laâbi a choisi de poursuivre et d’anticiper la demande dans un petit livre significativement intitulé L’Ecriture au tournant.
L’ouvrage « Mahi Binebine » est une monographie des peintures de l’artiste et romancier marocain.

Le vernissage d’une exposition de l’artiste-peintre marocain Mahi Binebine a eu lieu mercredi soir à Paris.
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