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Le Maroc a besoin de plus de flux financiers

7 décembre 2007 - 17h56 - Economie

Le Maroc a besoin de plus de flux financiers et d’une plus grande ouverture du marché européen à ses produits, surtout agricoles, afin de réaliser son programme 2007-2010.

L’accord d’association entre le Maroc et l’Union européenne « a renforcé nos relations avec l’UE qui nous accompagne dans nos grandes réformes sociétales, économiques et politiques », selon Fathallah Oualalou, ancien ministre des Finances. « Le Maroc souhaite la mise en place d’une politique de solidarité d’intérêt dans le domaine industriel et dans ceux de la reconversion de l’agriculture, de l’offshoring et de la gestion commune de l’émigration », a-t-il ajouté.

Evoquant la question de l’émigration, Oualalou, qui a plaidé pour une approche positive de ce phénomène, a relevé que l’émigration contribue à l’enrichissement de l’Europe, à sa croissance économique et à son épanouissement et qu’elle est un relais de la modernisation sociale pour nos pays. « Nous devons rattacher notre réflexion sur ce phénomène au problème du développement », a-t-il dit, soulignant l’importance de chercher ensemble les moyens de limiter l’émigration illégale et d’organiser celle légale en vue de réduire l’asymétrie entre l’Europe et les pays sud-méditerranéens.

Pour ce qui est de l’articulation entre le processus Euromed et la Politique européenne de voisinage, il a estimé que la PEV doit avoir une valeur ajoutée en plus de celle du partenariat euro-méditerranéen et doit également tenir compte de tout ce qui s’est passé dans le monde depuis la fin des années 90 jusqu’à aujourd’hui, notamment au plan politique.

Le Maroc pourrait adhérer à la proposition du président français Nicolas Sarkozy d’Union méditerranéenne si ce concept apporte une valeur ajoutée, c.à.d. plus de flux financiers, un meilleur accompagnement de nos politiques industrielles, de reconversion agricole, de formation et de lutte contre la pauvreté.

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