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Les (probables) futurs ministres du gouvernement Benkirane

6 décembre 2011 - 15h01 - Maroc

Le Parti Justice et Développement multiplie les contacts avec la Koutla pour former le prochain gouvernement. Plusieurs noms sont déjà proposés, mais le PJD tient à conserver les ministères de la Justice et des Finances.

Les candidats du PJD en lice pour diriger le ministère des Finances seraient les députés Lahcen Daoudi et Najib Boulif. Mustapha Ramid, le turbulent membre du parti islamiste, serait quant à lui le candidat idéal pour occuper le poste de ministre de la Justice, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum.

Pour le ministère de l’Agriculture, le PJD proposerait Abdelkader Amara ou Réda Benkhaldoun. Le Ministère du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité serait confié à Bassima El Hakkaoui ou à Jamila El Mossali, toutes deux très influentes au sein du PJD.

Mustapha Khalfi, directeur du quotidien Atajdid, serait lui appelé à occuper les fonctions de directeur de cabinet du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

Au sein du parti de l’Istiqlal, ce seront probablement Nizar Baraka, beau fils d’Abbas El Fassi, Abdallah Bakkali et Bouâmar Taghaouane qui feront partie du prochain exécutif, renforcé par le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme Nabil Benabdellah, et Amine Sbihi, neveu de l’ancien président du PPS Ismaïl Alaoui.

Le secrétaire général du Mouvement Populaire (MP) Mohand Laenser et Lahcen Haddad, membre du bureau politique de la même formation, feraient également partie des ministrables.

La présidence du parlement serait confiée à Saâdine El Othmani si les partis qui formeront la coalition gouvernementale se contentent des portefeuilles qui leur seront accordés, sinon ce poste devrait être attribué à Nouredine Mediane, figure amazighe de l’Istiqlal, ou à Mohand Laenser du Mouvement Populaire.

Taïb Fassi Fihri, l’actuel ministre des Affaires étrangères se vanterait de sa relation directe avec le palais, mais semble ne pas être concerné par la formation du futur gouvernement. La nomination ce mardi de 29 ambassadeurs à leurs postes, dont le plus en vue est le secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, Saâd Hassar qui deviendrait ambassadeur du Maroc en Arabie Saoudite, semble conforter sa position.

L’exécutif Abbas El Fassi ne gouverne plus depuis le 29 novembre. Sa mission se limite aujourd’hui à la liquidation des affaires en cours, conformément à un dahir publié au dernier bulletin officiel.

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