
Mustapha Hormatallah, journaliste à l’hebdomadaire Al Watan Al An, a été libéré ce vendredi après avoir purgé une peine de 7 mois.

C’est plus clair que jamais. La liberté d’expression au Maroc laisse trop de points de suspension. Dès qu’une affaire s’achève, une autre reprend. Toujours sous les verrous, Mustapha Hormatallah, journaliste à l’hebdomadaire Al-Watan Al-An, entame une grève de la faim du 2 au 4 mai courant pour protester contre son emprisonnement jugé d’« injuste ».

Jusqu’où ira l’affaire Al Massae ? Condamné, en première instance, à payer 120.000 DH d’amende, auxquels il faut ajouter 6 millions de DH de dommages et intérêts au profit de quatre substituts du procureur de la ville de Ksar El Kébir, Rachid Niny, directeur de publication du quotidien arabophone le plus lu du pays, attend de connaître son sort en appel.

Le Syndicat national de la presse marocaine a réclamé vendredi à Rabat la libération d’un journaliste marocain condamné à sept mois de prison pour avoir publié des textes confidentiels sur la lutte antiterroriste au Maroc.

Dans la soirée du mardi, Mustapha Hormatallah, reporter de l’hebdomadaire Al Watan Al An, a été remis en détention à la prison de Oukacha. Quelques jours auparavant, le pourvoi en cassation interjeté par ses avocats avait été rejeté par la Cour suprême de Rabat. Hormatallah avait été condamné en août à huit mois de prison après la publication de son article sur “Les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc”.

Un tribunal marocain a allégé d’un mois les peines de prison prononcées contre les deux journalistes d’Al Watan Al An, condamnés pour publication de textes confidentiels sur la lutte antiterroriste.

La Cour d’appel de Casablanca rendra le 18 septembre courant son verdict dans l’affaire du journaliste de l’hebdomadaire Al Watan Al An, Mustapha Hormatallah, condamné en première instance à 8 mois de prison ferme et 1000 dh d’amende.

Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, mercredi, le journaliste Mustapha Hormatallah de l’hebdomadaire ’’Al Watan Al An’’ à huit mois de prison ferme et à une amende de 1.000 dh et le directeur de la publication, Abderrahim Ariri, à six mois de prison avec sursis assortis de 1.000 dh d’amende.

Huit militaires marocains de différents grades, soupçonnés d’avoir transmis des documents secrets à des journalistes, ont été condamnés mardi à des peines allant de six mois à cinq de prison ferme.

Deux procès se déroulent en ce moment même à Rabat et à Casablanca à propos d’une affaire de divulgation de documents secrets "relatifs à la défense nationale". Huit militaires marocains, parmi lesquels deux colonels, deux commandants et des officiers de gendarmerie, sont soupçonnés d’avoir transmis des documents confidentiels à l’hebdomadaire arabophone Al-Watan al-An. Ils ont été mis aux arrêts et sont traduits, pour cette raison, devant le tribunal militaire de Rabat depuis le jeudi 2 août.
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