
Le récit principal et éponyme de l’œuvre met en jeu la chute de Grenade en 1492 et, aux « Nouvelles Indes », le massacre des autochtones, dans un récit d’exil.
Nadir, jeune andalou doit fuir sa terre en proie aux violences de l’inquisition et de la reconquista. Etrangement, au lieu de partir vers le Maghreb, comme la majorité de ses coreligionnaires, il choisit d’embarquer vers les Amériques où il doit trouver sa voie dans un monde de violence qui le force sans cesse à la fuite et à l’esquive.
Effectivement, où qu’il aille, il rencontre la haine, la violence, la folie, et la nécessité de partir à nouveau. Mais il découvrira aussi que l’exil doit demeurer un chant perpétuel, car nous sommes nous-mêmes les artisans de notre propre destin, et si nous devons trouver notre chemin et qu’il ne se trouve nulle part, s’il n’est qu’une fiction, nous aurons cherché l’impossible, envers et contre tout.