
Des militants antiracistes de Nanterre ont de nouveau appelé jeudi à rebaptiser la rue des Suisses, où siège le Front national, du nom de Brahim Bouarram, un Marocain jeté dans la Seine le 1er mai 1995 par des manifestants issus d’un cortège du parti d’extrême droite.

Le MRAP et l’ATMF ont demandé au maire de Nanterre, Jarry Patrick, de baptiser une rue de cette ville du nom du Marocain Brahim Bouarram, jeté, le 1er mai 1995, dans la Seine par des manifestants du Front national .

Les cinq marocains décédés dans l’accident de l’autocar survenu sur l’autoroute 1-AP, à une dizaine de km au nord de la ville de Burgos en Espagne, sont originaires de Paris, Pantoise et Nanterre (région parisienne), a-t-on appris dimanche auprès des services de la chancellerie du Royaume du Maroc en France.

Abdelaziz Amri, un Marocain de 31 ans, comparaît libre, à partir d’aujourd’hui, devant la cour d’assises de Seine-et-Marne, accusé d’avoir violé en novembre 1994 une jeune fille de 17 ans épousée de force dans son pays d’origine, ce qu’il nie. Le père de la victime, Slimane Toumi, un ouvrier du bâtiment de 51 ans originaire du Maroc, arrivé en France en 1972, est poursuivi pour complicité de viol, mais est en fuite. Un mandat d’arrêt international a été lancé à son encontre.

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné vendredi un policier pour violences légères à l’encontre d’une jeune femme marocaine détenue en 1998 au centre de rétention de la préfecture des Hauts-de-Seine, et en relaxé deux autres. Francis Dizambourg, 47 ans, a été relaxé des faits de ’’harcèlement sexuel’’ pour lesquels il était initialement poursuivi et a vu ceux d’’’agressions sexuelles’’ requalifiés en ’’violences légères’’.