Quand Madame Chouhayri meurt, les quinze familles du hameau des Mramda s’accaparent la terre que l’étrangère leur a pourtant achetée un prix élevé par le passé.
Pour donner bonne conscience à sa communauté, Lemriss prénomme Chouhayra sa troisième fille née à la place du fils tant espéré, que la tribu charge inconsciemment de la faute collective. Devenue une sorte de victime expiatoire pour ses parents et les villageois superstitieux, l’enfant grandit ignorée et rejetée par tous, en compagnie des bêtes et des pins de la colline qui surplombe la mer. Fluide et élégant, le récit retrace les vingt premières années d’une héroïne consciente de ses désirs, déterminée à se forger sa propre identité en affrontant l’absence, la privation et l’exclusion.