
Beaucoup d’émotion dans des témoignages poignants. Ceux de femmes courageuses qui, sans aucune préparation, ont défié leurs conditions d’abord, celles d’un pays parfois peu accueillant ensuite, et y ont réussi. Elles ont témoigné à Marrakech de leur ténacité et surtout de leur appartenance « au Maroc ».

A l’occasion du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Maroc intensifie ses efforts de lutte contre la mendicité professionnelle. Mais pour ceux, nombreux, qui trouvent cette pratique lucrative, une réinsertion dans la société n’offre que peu d’attraits.

“Pss, Pss… Manchoufoukch azzine ?”. La formule est usuelle chez les dragueurs impénitents de la rue marocaine. Mais bientôt, ils devront tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de proférer pareilles sérénades. Un projet de loi veut en effet pénaliser le harcèlement sexuel sur la voie publique, la “drague” pour le commun des mortels. Selon ses (futures) dispositions, toute personne ayant prononcé des paroles obscènes à l’adresse d’une femme dans un lieu public risque une peine allant d’un mois à deux ans de prison, assortie d’une amende variant de 1200 à 2000 DH.

Ils ont échappé au trépas mais les 35 miraculés des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca meurent à petit feu : durement touchés dans leur chair, ils ont perdu leur emploi et n’ont reçu aucune indemnité de l’Etat.

L’initiative récente du gouvernement marocain visant à lutter contre les violences faites aux femmes va de la mise en place de nouveaux centres d’écoute et d’abri pour les femmes battues à une révision du Code pénal, afin de pénaliser les violences liées au sexe.

Le Maroc a été l’invité d’honneur au Colloque International organisé par Handicap International à Lyon, les 12 et 13 février, sous le thème « Quel avenir pour les ONG dans la gouvernance mondiale ? ».

Un collectif d’ ONG marocaines a réclamé jeudi une plus forte présence des femmes dans les instances élues et un quota d’au moins un tiers des sièges des collectivités locales lors du scrutin communal de 2009, au cours d’une conférence de presse à Rabat. Ce collectif de 27 ONG regroupe notamment l’Association démocratique des femmes du Maroc qui assure la coordination-, l’Association marocaine des droits des femmes, Amnesty International-Maroc et l’Organisation marocaine des droits humains.

Interpellée par une question sur le phénomène de la mendicité avec recours aux enfants, aux nourrissons et aux personnes aux besoins spécifiques, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli, s’est appuyée sur les résultats des recherches déjà effectuées pour confirmer l’existence au Maroc de 195 mille mendiants, dont 62,4% sont professionnels.
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