
FèsShore, Fès Technovalley Technopôle, investissement, formation et transfert de compétences » étaient les principales thématiques abordées la semaine dernière à Paris, indique Mohcine Zouak, doyen de la Faculté des sciences et techniques (FST de Fès). C’était à l’esplanade de la Défense à Paris lors d’un dîner-débat autour de l’offshoring au Maroc.

Le Maroc gagne quelques places dans la cartographie mondiale des pays les plus compétitifs en matière d’offshoring. En effet, à en croire une récente étude du cabinet américain AT Kearney, grand spécialiste des études stratégiques internationales, sur 50 pays concernés par le classement, le Maroc est passé du 36e rang en 2008 au 30e, juste derrière les Emirats Arabes Unis et loin devant l’Afrique du Sud qui dégringole de huit places au 39e rang.

Le Maroc est classé à la 30è position sur les destinations offshore les plus compétitives, a indiqué le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, Ahmed Reda Chami suite au classement du cabinet de conseil AT Kearney.

Le Roi Mohammed VI a présidé la signature, vendredi 13 février à Fez, du Pacte National pour l’Emergence Industrielle, un accord de collaboration entre les secteurs public et privé concernant le développement industriel du Maroc. Ce nouveau programme exigera un financement de 12,4 milliards de dirhams, dont 34 pour cent iront à la formation et aux ressources humaines et 24 pour cent à l’incitation à l’investissement.

La réalisation d’une nouvelle zone d’activité à Fès, baptisée "Fès Shore" a été lancée ce vendredi pour un investissement d’un milliard de dirhams.

Mi-décembre, la société française RISC Group annonçait la relocalisation des activités de ses centres d’appel du Maroc à Orléans. Raison invoquée ? Un turn over trop important pour mettre en place une qualité de service constante. Début d’une période de relocalisation ou simple choix d’une entreprise isolée, quel est l’avenir des calls center au Maroc ?

Le Maroc ne serait pas un pays agricole, mais plutôt un pays des services ! Une image totalement opposée à l’idée que l’on se fait d’habitude de l’économie marocaine.

Le Maroc croule sous les demandes. C’est à peu près l’image que les officiels voudraient donner de l’état actuel de l’offshoring dans le pays. « Nous recevons de plus en plus de demandes de la part des opérateurs européens mais aussi de nos clients actuels qui souhaitent renforcer leur présence au Maroc. Aujourd’hui, nous adoptons une démarche positive. Le Maroc arrive actuellement en tête des implantations au Maghreb. C’est un fait. Le programme Émergence lancé par le gouvernement porte donc ses fruits », insiste Mohamed Lasry, administrateur directeur général de Casanearshore.