Programmes des partis politiques marocains Elections 2011 : Programmes des partis politiques 19 novembre 2011 
Grâce à son capital humain, son patrimoine historique, ses ressources naturelles et sa position géographique, le Maroc est en mesure de garantir la dignité à ses citoyens, d’assurer son développement et d’occuper une position privilégiée parmi les Nations émergentes.
Notre but
L’édification d’un Maroc nouveau, le Maroc de la Liberté, de la Dignité, du Développement et de la Justice.
Notre diagnostic
Malgré les ressources exceptionnelles dont a bénéficié le Gouvernement, il a échoué à réaliser le développement promis et a gâché les équilibres économiques empêchant une majorité de marocains d’atteindre ou de maintenir un niveau de vie décent. Cet échec est la résultante naturelle de sérieux dysfonctionnements dans l’approche adoptée dans la gestion de la chose publique.
Principes fondateurs
Gouvernance éclairée sur les plans politique, économique, social, culturel, et au niveau de la politique extérieure
Démocratie réelle
Sens des responsabilités
Concurrence loyale
Transparence et intégrité
Lecture réitérée de notre référentiel musulman et de notre identité marocaine multiple, dans la perspective de la meilleure utilisation possible des moyens et des opportunités.Notre vision
Notre conception de la société idéale, au Parti de la Justice et du Développement, se fonde sur l’aspiration à l’édification d’une société équilibrée, stable, solidaire et épanouie, appuyée sur une large classe moyenne, et dotée d’un régime de solidarité à même d’assurer à ses pauvres une existence dans la dignité, et qui offre à ses riches la sécurité, et les conditions d’efficience à même de les amener à plus de responsabilité sociale.
Les politiques adoptées jusqu’à aujourd’hui ont conduit le Maroc à une situation de rupture entre ses pauvres et ses riches, et à un affaiblissement progressif de sa classe moyenne. Elles ont aussi induit une dégradation des valeurs, une recrudescence de la corruption, des malversations et du pillage des ressources, et une perpétuation de l’économie de rente, en opposition avec les choix voulus par la société et ses aspirations. Cela a abouti à un système de gouvernance qui a atteint ses limites, démontrant son inaptitude à mener notre pays à une position reconnue parmi les Nations.
Notre responsabilité
Nous pensons que mettre un terme à ce processus est un fait inévitable, devenu incontournable en cette année du Printemps Arabe. Le peuple marocain a dit clairement, avec force et conviction, sa volonté de changement. Il est de notre responsabilité de soutenir et d’accompagner ce nouvel élan. Après le Discours Royal du 9 mars 2011, et le Référendum Constitutionnel du 1er juillet 2011, nous voilà à une autre étape du chemin sur lequel nous nous sommes engagés, aux côtés de nos concitoyens : les élections législatives du 25 novembre 2011.
Notre projet
Le Parti de la Justice et du Développement, en se lançant dans cette campagne électorale législative, avec la détermination requise et la préparation adéquate pour réussir, se présente devant le peuple marocain avec une nouvelle approche, et un projet de société construit autour de trois axes principaux :
1) Mettre l’Etat au service du citoyen en plaçant le facteur humain au centre de toute réflexion, le Marocain étant pour nous l’axe et l’objectif de tout projet visant le développement du pays et de ses habitants
2) Favoriser l’esprit d’initiative et libérer les énergies des Marocains dans la concurrence et la production, en rompant avec les abus de monopole et l’économie de rente
3) Mettre en place un régime efficace de solidarité et d’équilibre social, de correction des écarts et d’équité dans la distribution des richesses.
Nos piliers phares
La réussite de ce projet repose sur trois piliers :
1) Restauration du système de valeurs dans le cadre du référentiel musulman et de l’identité marocaine dans toute sa diversité
2) Réforme effective du système de l’Education Nationale
3) Réforme globale de la Justice
Pour un Maroc Nouveau.1ère partie
Orientations majeures
Cinq orientations majeures fondent les cinq parties de notre programme un etat des institutions, un etat de droit et de la démocratie, où la corruption n’aura plus de place
1) Une économie nationale forte, compétitive et productive, garante de justice sociale
2) Une famille sereine, une femme reconsidérée, une jeunesse entreprenante, pour une large solidarité
3) Une cohésion et un essor véritables de la société
4) Un système de valeurs revisité et consolidé, fondé sur l’islam, et redonnant tout son sens à l’identité marocaine
5) Un Maroc souverain sur ses terres, à la politique extérieure clairvoyante et au rayonnement étendu
Demarches adoptées
Acteurs, procédé et finalités
Acteurs :
Une commission centrale de 25 cadres hautement qualifiés
Vingt commissions thématiques issues du partiRéférences et Procédé :
La Charte du parti : notre point de départ
Travail collectif et participatif pour la définition des problématiques centrales et par secteur
Exploitation des documents internes du parti (programme de 2007 et Mémorandum des propositions du parti)
Proposition de réponses selon une méthodologie arrêtée pour l’évaluation des politiques publiques
Exploitation des travaux des différentes commissions thématiques du parti
Prise en considération des études statistiques des institutions nationales et organismes internationaux
Mise à profit de l’expérience du groupe parlementaire, et de son bilan
Approfondissement de la réflexion au moyen de rencontres thématiques avec des experts des thèmes envisagés
Mise à profit des expériences de partis dans des pays tiersObjectifs :
Mise en lumière des principaux défis et priorité
Détermination d’une approche alternative du développement
Définition de mesures détaillées avec des indicateurs précisLe Maroc aujourd’hui : Aggravation des ecarts et des deficits et recul des indicateurs malgre des ressources exceptionnelles
Le Maroc social
Indicateur de développement humain : 114ème sur 182 pays
Pauvreté : 8,5 millions d’indigents
Habitat : Déficit de 700.000 unités, avec 43 villes encore à l’état de bidonvilles et augmentation de l’habitat insalubre de 117.000 unités, contre une réalisation effective de 30 à 35.000 habitations sociales
Chômage : Plus de un million de personnes, dont 24% de diplômés
Analphabétisme : 30% de la population est analphabète
Déperdition scolaire : 10,8% au niveau du collège et 18% au niveau de la 1ère année de l’enseignement universitaire
Mortalité infantile : 30‰ des enfants de moins de 1 an
Mortalité maternelle : 112 mères pour 100.000 accouchements en 2010, 26% de personnes privées de soins
Divorces : 60.000 cas par an avec une moyenne d’un divorce pour 5 mariages et une moyenne de 1 divorce pour 7 mariages sur une période de 10 ans
Endettement des ménages : 26% des crédits destinés aux ménages, soit une valeur de 169 milliards de DH Le Maroc économique
Croissance : Recul du taux de croissance hors agriculture de 5,5% entre 2004 et 2007 à 3,2% entre 2008 et 2011
Compétitivité : 73ème sur 142 pays
Doing Business 2012 : 94ème (la Tunisie est 46ème)
Protection des investisseurs : 97ème (la Tunisie est 46ème)
Déficit extérieur : taux de couverture de 48%, avec un déficit de 149 milliards de DH
Déficit intérieur : 92 milliards de DH en 2011, contre 65 milliards de DH en 2006
Endettement intérieur : 55% du PIB
Partenaire économique principale : l’Union Européenne avec 60% des échanges, 80% des investissements extérieurs, et 80% des touristes
Concentration des richesses : 10% de la population profite de 50% du PIB
Ecarts entre les régions : 5 régions produisent 60% du PIB
Efficience fiscale : 112ème sur 183 pays (17 types, 238 heures et charge fiscale de 49,9% des bénéfices), en comparaison avec la Tunisie (64ème, 8 types d’impôts, 144 heures, malgré une augmentation de la charge fiscale à 62% des bénéfices)
Financement : Besoin de financement de 34% du PIB contre un taux d’épargne de 30% Le Maroc politique
Intégration politique : moins de 1% de la population adhère à un parti politique en 2010
Elections communale en 2009 : taux de participation de 52,4%
Elections législatives de 2007 : taux de participation de 37%
Participation citoyenne : -2,8% des -35 ans adhèrent à une association
Liberté de la presse : 132ème, d’après Reporters sans Frontières (rapport 2011)
Efficacité judiciaire : 89ème sur 183 pays en exécution des contrats (la Tunisie est 76ème d’après le rapport DOING Business 2012)
Efficacité des services publics : (d’après DOING Business 2012)A/ Octroi de permis de construire : 75ème (97 jours et 15 procédures au Maroc)
B/ Transfert de propriété : 144ème (75 jours et 8 procédures) contre 39 jours et 4 procédures pour la Tunisie, classée 65ème
Corruption : 85ème en 2010 contre 79ème en 2007
Criminalité : 391.000 suspects présentés à la Justice en 2010
Drogues : 1er producteur de chanvre indien selon le classement ONU en 2011, avec 47.500 hectares de terres cultivéesLes objectifs en chiffres
Les indicateurs économiques visés
Taux moyen de croissance : 7%
Taux de chômage : réduit de 2 pts
Moyenne de pauvreté : réduite de moitié
Revenu moyen par habitant : + 40%
Déficit budgétaire : maintenu dans la limite de 3% du PIB
Indicateur de compétitivité : 60ème position (+13 places)
Classement général au DOING Business : 70ème position (+24 places)
Investissement public : multiplié par 2
Limite de l’investissement qualifié : la baisser de 200 à 100 millions DH
Participation des PME aux marchés publics : pour 30% des parts au moins
Réforme fiscale performante :A/ Réduction de la charge fiscale de l‘IR pour les catégories sociales défavorisées et moyennes, et augmentation de la contribution pour les hauts revenus
B/ Réduction de l‘IS jusqu’à un seuil de 25%, avec incitation à l’intégration du secteur informel et renforcement de la contribution des PME à l’effort d’embauche
C/ Relèvement du chiffre d’affaires imposé de 15% à 5 millions de DH
D/ Adoption d’un nouveau système de TVA qui vise l’exonération des produits et services de première nécessité (produits alimentaires et domaine de la santé)
E/ Application du taux de 30% pour les articles de luxe et adoption d’un taux unique pour les autres produits
Les indicateurs sociaux visés
Classement IDH : 90ème au moins Taux du PIB réservé à la recherche scientifique : 1,5%
Lutte contre la corruption : 40ème , au lieu de 85ème en 2010
Réduction du taux d’analphabétisme : à 20% à l’horizon 2015 et à 10% en 2020 et suppression totale de l’analphabétisme des 15-24 ans dans les cinq ans à venir
Accompagnement scolaire pour les ménages concernés par le programme « Villes sans bidonvilles », estimés à 350.000 familles, en plus des familles concernées par le programme de l’INDH
Mortalité néonatale : <5‰
Mortalité maternelle : <56 pour 100 000
Unités d’habitat social réellement construites : nombre doublé
Bourse de formation : 100 000 bénéficiaires par an en vue de leur intégration au marché du travail
Smig : 3.000 DH par mois
Seuil minimum des pensions : >1.500 DH par moisPour un Maroc Nouveau.2ème partie
27 objectifs prioritaires
1) Un Etat des Institutions , un Etat de Droit et de la Démocratie, où la corruption n’aura plus de place
Mise à niveau constitutionnelle, législative et institutionnelle
Amélioration de la gouvernance, lutte contre la corruption, réforme de l‘Administration, réhabilitation du Service Public et mise en place d’une Régionalisation avancée
Reconsidération et réhabilitation des ressources humaines et de leur rôle dans l’Administration Publique et dans la Société Civile
Efficience du pouvoir judiciaire et mise en place des conditions de son intégrité
Instauration d’une ère nouvelle en matière de libertés et de droits de l’Homme2) Une Economie Nationale forte, compétitive et productive, garante de Justice Sociale
Une approche nouvelle du développement économique, fondée sur une gouvernance éclairée
Un redoublement de la compétitivité
Un marché plus transparent, une activité gagnant en efficience et en équité, mettant fin aux monopoles abusifs
Un nouveau système de Finances Publiques et un nouveau cadre fiscal, simplifié, élargi et plus efficace
Un système plus efficace et plus juste de la redistribution des revenus, une classe moyenne consolidée pour moins de pauvreté, et un chômage en baisse
Des stratégies par secteurs pour redresser la productivité3) Une famille sereine, une femme reconsidérée, une jeunesse entreprenante, pour une large solidarité, une cohésion et un essor
véritables de la société
Une Ecole et une Université de l’excellence pour tous
Une politique de Santé assurant le droit et l’accès aux soins à tous
Un habitat salubre et digne pour tous
Renforcement de la famille et amélioration de la situation des femmes
Mise en place de structures d’orientation et d’encadrement de la Jeunesse et du Sport
Développement social et stratégie associative représentative
Une intégration effective des personnes à besoins spécifiques4) Un système de valeurs revisité et consolidé, fondé sur l’Islam, et redonnant tout son sens à l’Identité Marocaine
Etablissement et adoption d’une Charte Nationale de promotion des valeurs, fondant et encadrant l’ensemble des politiques publiques
Une politique nationale des langues fondée sur une approche plurielle, garantissant la souveraineté linguistique
Liberté responsable et créativité citoyenne, pour une identité marocaine renouvelée
Une politique médiatique nouvelle, pour l’émergence d’une presse indépendante et responsable, reflet de la pluralité politique et culturelle5) Un Maroc souverain sur ses terres, à la Politique Extérieure clairvoyante et au rayonnement étendu
Le rétablissement de notre Unité Territoriale
Les MRE, des partenaires véritables pour nos politiques intérieure et extérieure
Des relations pérennes et équilibrées avec la zone UE, Amérique et Asie
Des relations ravivées avec la zone arabe, les pays musulmans et les pays d’Afrique
Une politique étrangère et un corps diplomatique repensésUn Etat des Institutions , un Etat de Droit et de la Démocratie, où la corruption n’aura plus de place
1/ Mise à niveau constitutionnelle, législative et institutionnelle
Adoption d’un plan global de réformes législatives pour l’amélioration de la production de lois et la modernisation du corpus juridique du Maroc, à la lumière de la nouvelle Constitution, et en commençant par les lois organiques prioritaires
Mise en place d’un cadre juridique et établissement des nouvelles institutions constitutionnelles, selon une méthodologie participative et sur la base d’interprétations démocratiques
Adoption et présentation d’études sur l’impact juridique des projets de lois, qui devront être retenues comme base d’actualisation, de révision et d’évolution des lois
Définition et délimitation du rôle du Secrétariat général du Gouvernement et préparation d’un programme intégré de qualification et de formation des services juridiques des différents départements ministériels
Création au sein du parlement d’un centre d’expertise législative et d’analyse juridique
Mise en place d’une procédure d’accompagnement des textes législatifs par les textes et décrets d’application2/ Amélioration de la gouvernance, lutte contre la corruption, réforme de l‘Administration, réhabilitation du Service Public et mise en place d’une Régionalisation avancée
Instauration d’une Régionalisation avancée :
* Fondée sur l’affermissement de la démocratie
* Découpage régional garantissant la réalisation des objectifs de développement économique, social et environnemental,
* Consolidation du processus de déconcentration et de décentralisation administratives
* Création d’un Ministère de la Régionalisation et des Collectivités Locales Autonomie financière :
* Réforme du régime fiscal local et régional
* Définition juridique des critères de redistribution des parts revenant aux Collectivités Locales dans les ressources fiscales de l’Etat Adoption d’une approche territoriale dans la mise en place des projets, dans le cadre d’une politique globale d’aménagement du territoire et dans une logique de complémentarité entre l’Etat et les Collectivités Locales
Aménagement du Territoire et de l‘Urbanisme :
* Révision radicale des formes de gestion et de planification
* Mise en place d’un système complémentaire intégrant les aspects réglementaires, opérationnels, financiers et de planification Promotion du principe de Primauté de la Loi dans la relation du citoyen avec l’Etat, et renforcement de l’approche participative dans :
* La conception
* L’exécution
* L’évaluation des politiques publiques et de la production législative Lutte contre la corruption et moralisation de la vie publique :
* Lancement d’un Programme National intégré de sensibilisation aux dangers de la corruption et mise en place d’un Pacte National de Prévention contre la Corruption
* Communication autour des dispositions réglementaires retenues pour la lutte contre ce fléau
* Sévérité dans l’application de ces dispositions Renforcement :
* De la transparence
* Du contrôle
* De la reddition des comptes Garantie de l’efficacité des organes administratifs en tant que moyens mis à la disposition du Chef du Gouvernement pour l’accomplissement de sa mission, et du suivi et l’évaluation des politiques publiques :
* Réforme du cadre juridique des marchés publics
* Spécialisation accrue des juridictions financières
* Réforme du système de l‘Inspection Générale des Finances
* Réforme du système de l‘Inspection Générale de l‘Administration Territoriale3/ Reconsidération et réhabilitation des ressources humaines et de leur rôle dans l’Administration Publique et dans la Société Civile
Garantie de l’efficacité et de l’intégrité requises dans la désignation aux hautes fonctions :
* Promulgation d’une loi organique définissant les principes et les critères des nominations, dont (surtout) l’égalité des chances, le mérite, la compétence et la transparence Garantie de la transparence et de l’efficacité dans l’intégration à l‘Administration Publique et la nomination à des postes publics :
* Adoption d’une Charte Nationale de Déconcentration Administrative
* Définition, aux termes de la loi, des critères d’intégration, des conditions de candidatures et de nominations par les ministres
* Criminalisation des manquements aux critères d’égalité des chances et de mérite Révision des textes réglementaires définissant les attributions des gouverneurs, en veillant à leur mise en conformité avec les nouvelles dispositions de la Constitution et le nouveau rôle de l’Etat Reconsidération des principes de formation des élites et des hauts-fonctionnaires, tant au niveau central que local :
* Optimisation de l’implication de l’Ecole Nationale d’Administration et de l’Institut Supérieur d’Administration dans la formation
* Reconsidération de la notion de Service Public, qui doit être fondé sur des valeurs d’intégrité, de dévouement, en même temps qu’un esprit d’excellence Mise en place d’une loi qui réglemente les organismes d’œuvres sociales à destination des fonctionnaires et auxiliaires de l‘Administration Centrale et des Collectivités locales
Instauration d’un programme des mouvements administratifs, permutations et redéploiement de ressources humaines entre les administrations centrales et locales, dans le but de répondre aux exigences de la Charte Nationale de la Déconcentration Administrative4/ Efficience du pouvoir judiciaire et mise en place des conditions de son intégrité
Amélioration du corpus législatif du pouvoir judiciaire :
* Promulgation des lois organiques et ordinaires se rapportant à la Justice, selon une méthode participative et une interprétation démocratique des dispositions de la Constitution
* Diversification des méthodes de conciliation par l’instauration et le renforcement d’un système de médiation et d’arbitrage s’appliquant à tous types de différends Encouragement de la création d’organes spécialisés en arbitrage en matière de commerce, d’affaires et de finances, et mise en relation de ces organes avec leurs homologues étrangers
Aménagement des conditions de transparence :
* Déploiement supplémentaire de missions d’inspection administrative et judiciaire
* Protection et encouragement des dénonciation de cas de corruption
* Octroi du statut d’utilité publique aux organismes civils œuvrant pour l’intégrité de la Justice Amélioration de l’efficacité de la Justice :
* Encouragement à la spécialisation par secteur des Magistrats
* Accélération de la création d’un organe de formation des Avocats
* Modernisation du cadre juridique organisant les différentes professions liées à la Justice (avocats, notaires, interprètes/traducteurs, expertises, syndics...)
* Développement du cadre légal de la consultation juridique
* Amélioration de la qualité de la formation de base, de la formation continue, de la qualification informatique et technique dans les différentes juridictions
* Prise en considération des conditions matérielles et sociales des personnes travaillant dans le secteur de la Justice5/ Instauration d’une ère nouvelle en matière de libertés et de droits de l’Homme
Adoption d’un plan réglementaire d’actualisation du corpus juridique se rapportant aux libertés, à la lumière des dispositions de la Constitution, essentiellement celles figurant dans le chapitre des libertés fondamentales
Réforme du cadre juridique des organismes nationaux œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme, selon les critères de bonne gouvernance
Aménagement des garanties d’une justice équitable avec renforcement du principe de l’égalité devant la Justice :
* Application des mêmes procédures et des mêmes mesures pour tous les justiciables
* Adoption effective du principe de la non-impunité Révision des sanctions privatives de liberté pour la presse
Criminalisation du non-respect de la loi, aboutissant à une limitation ou à une entrave au principe de liberté de réunion, de regroupement et de manifestation
Clarification et publication du cadre juridique des services de sécurité, de renseignements et des autorités administratives chargées de la protection de l‘Ordre Public ou en charge de la Force Publique
Criminalisation de tous les actes portant atteinte à la sécurité des personnes, physique, morale, spirituelle ou touchant à leur dignité :
* Instauration des peines les plus sévères pour les crimes d’enlèvement, de disparitions, d’emprisonnement ou d’arrestation arbitraires, pour les actes de tortures physique ou morale, pour les actes de racisme sous toutes ses formes, et pour les crimes contre l’humanité, sans qu’ils puissent faire l’objet de mesures de grâce individuelle ou collective
* Application du principe de non-prescription pour les crimes précités Adoption d’une approche intégrée pour la réhabilitation des populations carcéralesUne Economie Nationale forte, compétitive et productive, garante de Justice Sociale
1/ Une approche nouvelle du développement économique, fondée sur une gouvernance éclairée
Adoption d’un cadre stratégique intégré pour le développement économique et social 2012-2016, avec la mise en évidence des grandes orientations du Maroc d’ici 2025
Evaluation et intégration de stratégies par secteurs actualisées, sur la base d’un audit précis et avec la révision objective de leurs priorités, leurs objectifs et leurs sources de financement dans une perspective d’efficacité et de pérennité
Adoption d’une stratégie efficace aux fins de développement des structures de l’économie sociale (solidaire et coopérative)
Soutien à l’économie réelle, basée sur la production (agriculture, industrie, énergie, mines, pêche maritime, technologies nouvelles, services...)
* Diversification des sources de croissance
* Réhabilitation de l’industrie Mise en place d’une politique volontariste en vue de :
* Mettre fin à l’économie de rente, aux monopoles et aux positions dominantes
* Réduire autant que faire se peut les pratiques de spéculation Adoption d’une politique transversale, dans le cadre de la Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable, visant :
* L’évaluation des conséquences environnementales des activités humaines et urbaine
* Le respect par les entrepreneurs et investisseurs économiques des contraintes environnementales pour :
> Une exploitation optimale des ressources naturelles
> Un investissement efficient dans les énergies renouvelables
> Le respect du patrimoine2/ Un redoublement de la compétitivité
Traitement global des dysfonctionnements des équilibres extérieurs :
* Mise en place d’une politique visant à la réduction des déficits commercial et de la balance des paiements
* Elaboration d’une stratégie particulière pour tirer profit des accords de libre - échange, qui sache prévenir les répercussions négatives Augmentation des exportations :
* Diversification des produits, et l’amélioration de leur qualité et de leur compétitivité
* Simplification des procédures et du coût des exportations avec l’ouverture sur de nouveaux marchés, asiatiques et africains Respect des Conventions Internationales et adoption d’une politique de protection commerciale efficace fondée sur :
* La réciprocité,
* La protection de l’entreprise et du consommateur dans le respect des critères sanitaires, environnementaux et techniques Mise en place d’une politique d’anticipation des variations de cours des matières premières
Limitation du nombre et du chevauchement des organismes œuvrant à la promotion des exportations :
* Amélioration de leur efficacité
* Animation des réseaux diplomatiques dans le domaine des exportations Elaboration d’une nouvelle Charte d’incitation à l’investissement, sur la base de l’évaluation du cadre actuel
Implication du tissu entrepreneurial national dans l’exécution des grands marchés publics dans une proportion minimale de 30%
Mise en place d’une politique d’investissement pour les Marocains Résidents à l‘Etranger
Mise en place d’un système de suivi des privilèges accordés dans le cadre des accords conclus entre l’Etat et les investisseurs, et évaluation de leur impact sur les plans de la croissance, de l’emploi et de la compétitivité
Traitement des problématiques liées au financement de l’économie à travers la diversification et la promotion des produits financiers :
* Facilitation de l’installation des organismes qui œuvrent dans la cadre de la finance islamique Elargissement du rôle de la Bourse des Valeurs dans le financement des entreprises, en même temps que :
* Le renforcement du cadre juridique des marchés de Capitaux
* La révision de leur gouvernance et de leur gestion
* La prise de mesures sévère à l’égard des infractions et fraudes, en vue de préserver la crédibilité des opérations financières3/ Un marché plus transparent, une activité gagnant en efficience et en équité, mettant fin aux monopoles abusifs
Amélioration et application des dispositions relatives à la transparence des marchés publics et à la cession de biens appartenant à l’Etat, selon un cadre juridique précis
Adoption d’une réglementation pour l’attribution de concessions, de dérogations et de privilèges, avec une réforme des lois et procédures d’expropriation
Application du contrôle parlementaire dans les institutions et organismes publics, avec obligation de présentation de rapports annuels au Parlement
Subordination des contrats et programmes définissant les engagements de l’Etat envers les Institutions Publiques à l’approbation du Parlement
Regroupement des ministères œuvrant dans la sphère économique au sein d’un seul grand Département, dans le cadre de la formation de grands pôles gouvernementaux, homogènes et cohérents
Création d’une Agence Nationale, autonome, pour les Statistiques
Concrétisation du Guichet Unique
Révision des procédures des Tribunaux Commerciaux :
* Mise à disposition de tous les moyens humains et matériels nécessaires
* Formation permanente
* Réduction des délais pour les rendus des jugements
* Définition de garantie de l’exécution de ces jugements4/ Un nouveau système de Finances Publiques et un nouveau cadre fiscal, simplifié, élargi, et plus efficace
Réforme globale du cadre juridique portant organisation de la loi de Finances conformément aux conditions de transparence, de simplification, d’unification et de gestion, basée sur les performances et les programmes
Maîtrise du déficit des Finances Publiques dans une limite de 3% du PIB
Mise en place d’une stratégie courageuse de remédiation aux problématiques structurelles des Finances Publiques liées à la Compensation et aux Régimes de Retraite :
* Transparence de la procédure de soutien aux prix, et son analyse
* Financement par l’impôt et les ressources dédiées Mise en place de ressources humaines qualifiées, dans le domaine de la gestion des dépenses publiques, essentiellement dans les domaines de la Santé et de l’Education
Amélioration de la transparence et de l’efficience de l’investissement public, pour une augmentation nette de sa rentabilité
Révision de la politique fiscale en vue d’en faire un pourvoyeur des fonds nécessaires pour l’Etat et ses politiques publiques qui permettent :
* Une orientation du développement économique
* Une garantie de la compétitivité
* Un maintien des équilibres entre les secteurs intérieurs, en plus de la réinstauration des équilibres sociaux Rationalisation des relations entre l’Etat et le citoyen en vue du rétablissement de la confiance en matière fiscale
Réforme fiscale globale dans la perspective de l’élargissement de l’assiette et de la baisse de la charge fiscale :
* Réduction de la charge fiscale de l‘IR pour les catégories sociales défavorisées et moyennes
* Augmentation de la contribution pour les hauts revenus
* Réduction de l‘IS jusqu’à un seuil de 25%
* Intégration du secteur informel à l’Economie Nationale
* Encouragement de la contribution des PME à l’effort d’embauche par un relèvement du chiffre d’affaires imposé à 15% à 5 millions de DH
* Adoption d’un nouveau système pour la TVA :
> Perspective d’exonération des produits et services de première nécessité (alimentaires et dans le domaine de la santé)
> Application du taux de 30% pour les articles de luxe et adoption d’un taux unique pour les autres produits • Application du taux de 20% sur les tranches élevées de la consommation d’eau et d’électricité
> Exonération fiscale des institutions religieuses et sociales Réalisation de la transparence et de l’efficience administratives dans la mise en pratique de la politique fiscale et du recouvrement des créances par l’application du taux unique pour les assujettis
Maîtrise du pouvoir discrétionnaire de l‘Administration dans le domaine fiscal :
* Renforcement des contrôles
* Réduction des délais de prise de décisions dans les litiges fiscaux5/ Un système plus efficace et plus juste de redistribution des revenus, une classe moyenne consolidée pour moins de pauvreté, et un chômage en baisse
Augmentation de la rentabilité et de l’efficacité de l’auto-emploi :
* Facilitation de l’accès des sociétés personnelles aux marchés publics en leur facilitant l’accès aux institutions publiques Création d’une bourse mensuelle de formation, dans une limite de deux ans, au profit des jeunes diplômés
Encouragement des entreprises à l’embauche à travers la prise en charge par l’Etat des dépenses de sécurité sociale, pendant les deux premières années après le recrutement
Mise en place de mécanismes efficaces pour l’observation et l’intermédiation dans le marché du travail, et :
* Programme homogène d’accompagnement des besoins du marché du travail en main-d’œuvre qualifiée hautement formée Encouragement au respect de :
* La réglementations du travail, de la protection des travailleurs
* Des conditions de sécurité et d’hygiène et promotion d’une culture du dialogue au sein des entreprises Création d’une Caisse d‘Indemnisation en cas de perte d’emploi, selon un régime participatif
Initiation d’un débat pour l’évaluation des conséquences sociales et économiques du Code du Travail, dans la perspective d’en faire un moyen de promotion de l’investissement et de l’emploi
Promotion des régimes de solidarité et renforcement de la classe moyenne :
* Réforme de la Caisse de compensation conformément aux règles de transparence et d’efficience économique, avec l’amélioration du système de recours à la compensation en le limitant aux catégories réellement nécessiteuses
* Amélioration du financement de la Caisse de Compensation par l’instauration d’impôts de solidarité Développement du Programme de Protection Sociale contre pauvreté et précarité6/ Des stratégies par secteurs pour redresser la productivité
Les stratégies par secteurs adoptées représentent un capital qui doit pouvoir être contrôler et faire l’objet de corrections et d’améliorations, par :
L’adoption d’une méthodologie démocratique, participative et scientifique dans l’évaluation et la décision
La définition des priorités et des objectifs tracés selon les besoins, les moyens et les perspectives
Une meilleure assimilation des problématiques de la sécurité alimentaire, de la garantie de la concurrence, de la distribution des richesses issues de la croissance, et de l’emploi
La réalisation de l’intégration et de la convergence des programmes
La garantie d’assurer les ressources humaines et financières
La mise en place d’un cadre adéquat et efficace de gestion des stratégiesUne famille sereine, une femme reconsidérée, une jeunesse entreprenante, pour une large solidarité, une cohésion et un essor véritables de la société
1/ Une Ecole et une Université de l’excellence pour tous
Amélioration du rôle de l’administration scolaire dans la conception des programmes d’habilitation des établissements, du contrôle pédagogique et de l’évaluation des rendus, dans le cadre d’un régime contractuel
Lancement d’un dialogue national et mobilisation des formateurs autour de la réforme pédagogique sur le plan de la qualité des programmes, et des ouvrages scolaires, en vue de :
* L’efficacité des structures pédagogiques, et
* L’efficacité des processus de mesures et d’évaluation des données Réhabilitation de la fonction pédagogique, morale et sociale de l’école publique et amélioration de l’enseignement des valeurs dans l’école publique nationale
Mise en place d’une stratégie nouvelle de réduction du taux d’analphabétisme (à 20% d’ici 2015, et 10% à l’horizon 2020, et suppression totale pour les 15-24ans dans les cinq ans)
Edification d’un leadership de l‘Université marocaine dans le domaine de la formation et de la recherche scientifique, par :
* La mise en place d’une stratégie de développement en conformité avec les orientations socio-économiques du pays
* L’ouverture de l’Université sur les organisations estudiantines et soutien de la participation des étudiants dans la prise de décision des Universités Etablissement de pôles d’excellence universitaires en fonction des qualifications régionales, pouvant apporter des réponses aux besoins de développement de leur environnement
Mise en place d’un régime de santé juste et équilibré par :
* Le bénéfice et l’accès équitables aux services de santé
* La répartition équilibrée des ressources humaines Mise en œuvre de politiques efficientes pour une réduction (de moitié) des décès des mères à l’accouchement et des enfants de moins de 5 ans
* Amélioration du niveau d’hygiène et de santé de la mère et de l’enfant
* Elargissement de la base des bénéficiaires des régimes de sécurité sociale en matière de santé, avec la priorisation des catégories actuellement non protégées2/ Une politique de Santé assurant le droit et l’accès aux soins à tous
Organisation et modernisation de l’offre médicale en milieu hospitalier, en particulier du service des Urgences
Mise en place d’une stratégie de gestion et d’entretien des matériels et équipements médicaux dans les hôpitaux
Industrie pharmaceutique et pharmacie :
* Mise en place d’une Stratégie Nationale fondée sur la qualité des produits
* Politique tarifaire plus juste
* Promulgation d’une loi portant organisation de la profession d‘aide pharmacien Mise en place d’un système de veille sanitaire efficace de lutte contre les épidémies, les maladies chroniques, avec création d’unités médicales mobiles
Réflexion autour de politiques de prévention des maladies liées au troisième âge, aux maladies chroniques, dans le cadre des mutations démographiques, des évolutions des pathologies et des modes de vie nouveaux
Application de réformes globales dans :
* La formation des médecins et pharmaciens
* L’encadrement au sein des Facultés de Médecine et de Pharmacie et des Centres Hospitaliers Universitaires en prenant en considération les contraintes de la recherche scientifique3/ Un habitat salubre et digne pour tous
Intégration des projets immobiliers d’habitation, dans le cadre d’une politique urbaine et rurale globale, et d’une révision des règles d’aménagement adoptées jusque-là dans le traitement de l’habitat insalubre :
* Réduction de moitié du déficit en logements
* Création d‘Institutions Publiques Régionales spécialisées dans le financement et la gestion des projets de lutte contre toutes les formes d’habitat insalubre
* Prise en compte engagée des logements menaçant ruine, à travers la mise en place d’un cadre réglementaire juridique et financier, et de gestion adéquat Réforme globale de la règlementation de la location :
* Facilitation de l’accès au logement des différentes catégories de population
* Encouragement de l’investissement dans les logements à vocation locative Réforme globale de la règlementation de la location : (suite)
* Incitation fiscale des ménages désirant louer
* Réduction du phénomène des logements inoccupés et fermés Accélération du rythme de mise sur le marché de logements sociaux :
* Augmentation du nombre d’unités produites, dans un souci permanent de la qualité de construction des projets d‘habitation
* Evaluation rigoureuse du programme « Villes sans bidonvilles »
* Nouvelle approche dans la lutte contre ce fléau Adoption de mesures en vue de plus de justice et de transparence dans le marché de l’immobilier, et plus d’équité dans les relations liant bénéficiaires et promoteurs4/ Renforcement de la famille et amélioration de la situation des femmes
Mise en place de structures d’accompagnement des familles et promotion de l’institution du mariage :
* Mise en place de mécanismes de conciliation et de médiation
* Adoption d’une approche préventive et évolutive dans la lutte contre la dislocation familiale et le phénomène du vagabondage Lutte contre la pauvreté et la marginalisation des familles en situation précaire :
* Aide aux femmes mères ayant leur famille à charge
* Révision à la hausse de la contribution de L’Etat au Fond de Solidarité Familiale Implication auprès des familles marocaines à l’étranger, et prise de mesures préventives contre les risques de dispersion
Renforcement du rôle de la mosquée dans la sensibilisation aux valeurs de générosité, de bienveillance et de solidarité au sein de la famille et de la société
Adoption d’une politique efficace à l’égard de la femme, prenant en considération ses responsabilités familiales :
* Amélioration des conditions de travail, d’éducation, d’accès aux soins, de participation sociale
* Lutte contre l’exploitation sexuelle et la violence
* Encouragement de la présence active de la femme dans la société civile et les partis politiques
* Discrimination positive à l’égard des femmes dans les nominations aux postes de responsabilité dans les administrations, et les différentes structures intéressant la société civile
* Mise en place du Conseil Supérieur de la Famille5/ Développement social et stratégie associative représentative
Mise en œuvre d’une politique associative publique, fondée sur :
* L’équité du financement
* La transparence dans la publication des données
* Le mérite dans la désignation aux postes de responsabilité associatifs
* L’efficacité des programmes de formation
* L’affectation de 10% des fonds publics aux projets associatifs (pour les charges administratives) Réalisation d’un programme de télévision consacré au travail associatif "les soldats du développement", et renforcement des émissions radiophoniques en relation avec le travail associatif
Optimisation de l’efficacité de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain :
* Précision des orientations de la seconde phase
* Création d’une Agence Nationale de Supervision de tous les programmes de lutte contre la pauvreté et la précarité Révision de la politique des constructions et aménagements de centres sociaux au profit de l’encadrement et de l’amélioration de leur gestion
Mise en œuvre d’une politique publique d’accompagnement des activités génératrices de revenu pour en assurer le succès, avec prise en charge des aspects transversaux (études de marché, soutien technique, commercialisation)
Adoption de mesures d’optimisation du Plan National pour l‘Action Associative programme spécial pour la formation des acteurs associatifs
Lancement du programme de prise en charge « Takaafoul » pour raffermir les valeurs de solidarité et faciliter l’accès des catégories défavorisées aux différents services publics
Promulgation d’une loi dite de Convergence en vue de la coordination des programmes par secteurs de développement6/ Des structures d’orientation et d’encadrement pour la Jeunesse et le Sport
Perfectionner l’encadrement des jeunes
Adoption d’une Stratégie Nationale Intégrée pour les Jeunes
Soutien, sur la base de contrats-programmes, des mouvements des jeunes des écoles et des universités, des associations de jeunes, et du scoutisme
Reconnaissance et valorisation des mérites, talents et innovations des jeunes dans tous les domaines :
* Organisation de rencontres thématiques pour l’innovation et la créativité des jeunes Modernisation des colonies de vacances
Soutien et encouragement de la participation des jeunes à la gestion de la chose publique
Mise en œuvre d’une politique sportive nationale avisée
Réforme du corpus législatif pour le sport
Préférer l’investissement dans les équipements sportifs plutôt que dans les complexes sportifs géants
Prise en compte de l’héritage sportif populaire national7/ Une intégration effective des personnes à besoins spécifiques
Mise en place d’une stratégie nouvelle face au handicap, prenant en compte les enquêtes et études effectuées sur la question
Facilitation de l’intégration sociale des personnes à besoins spécifiques :
* Mise en place d’un cadre législatif global et intégré, incluant l’approche régionale
* Adoption d’une politique fondée sur les principes de développement et de total respect des droits de l’Homme et de participation non discriminatoire Mise en œuvre de mesures de prise en charge par le Gouvernement des dépenses relatives aux personnes handicapées, seules et sans revenus
Adoption de mesures fiscales incitatives aux familles qui prennent en charge des personnes handicapées
Mise en place d’une assurance couvrant intégralement les dépenses médicales liées aux handicaps
Etablissement d’une politique dédiée à l’autisme :
* Mise en place d’une Stratégie Nationale de détection précoce de l’autisme
* Création de centres de formation médicale et paramédicale dans le domaine dans tous les Centres Hospitaliers Universitaires
* Création de centres socio-éducatifs pour les autistes dans toutes les régions du Maroc Création et mise en place d’un Programme et d’un Centre National des maladies génétiques et héréditairesUn système de valeurs revisité et consolidé, fondé sur l’Islam, et redonnant tout son sens à l’Identité Marocaine
1/ Etablissement et adoption d’une Charte Nationale de promotion des valeurs, fondant et encadrant l’ensemble des politiques publiques
Adoption d’une politique transversale englobant les différents secteurs médiatiques, culturels, éducatifs, sociaux et religieux :
* Mise en œuvre d’un mécanisme de coordination entre ces différents secteurs pour le retour, la diffusion et l’enracinement des valeurs morales indispensables à la renaissance de notre Nation Implication du Ministère des Habous et des Affaires Islamiques dans :
* Les projets portés par d’autres Ministères, et concernés par les notions d’identité et de valeurs et dans la sensibilisation à la prise de conscience religieuse
* L’initiation d’un dialogue national sur la mise en pratique de la Zakat et la conception et réalisation d’un Régime National de Solidarité Accompagnement des Institutions Sociales de Prédication, en vue de :
* La facilitation de leur contribution dans la diffusion des valeurs de modération et de tempérance
* La reconsidération des valeurs et de la pratique religieuses, à l’aune de la mondialisation accélérée et d’une vision qui encourage l’ouverture constructive et féconde2/ Une politique nationale des langues fondée sur une approche plurielle, garantissant la souveraineté linguistique
Soutien et renforcement de la présence de la langue Arabe dans les différents secteurs éducatifs, culturels, économiques et sociaux, et dans l’ensemble de la vie publique :
* Lancement effectif de l’Académie Mohammed VI de la langue Arabe
* Prise en considération de la formation des éducateurs et développement des méthodes d’enseignement par l’introduction des nouvelles technologies de communication, dans le cadre d’une politique publique intégrée pour la langue Arabe Développement d’une stratégie d’enseignement de la langue Amazigh, en collaboration avec l’Institut Royal pour la Culture Amazigh en vue de :
* L’augmentation du rendement des programmes d’apprentissage scolaire de l‘Amazigh
* L’adoption de la formation continue en la matière
* La mise en œuvre d’une direction pour l’enseignement de l‘Amazigh au sein du ministère de l’Education
* La création de branches spécifiques à l‘Amazigh dans les universités marocaines
* Adoption d’une nouvelle discipline dans les programmes régionaux, intitulée "culture régionale", qui reflète la diversité du pays dans le cadre des fondements religieux et historiques marocains Renforcement de l’apprentissage du français et de l’anglais :
* Amélioration des méthodes didactiques d’apprentissage
* Augmentation du nombre d’heures qui y sont consacrées
* Adaptation du contenu des cours dans les deux langues aux spécificités marocaines
* Ouverture pondérée sur les deux cultures3/ Liberté responsable et créativité citoyenne, pour une identité marocaine renouvelée
Reconsidération de la culture nationale, dans un effort de développement et de réforme :
* Encouragement à l’esprit critique dans le traitement des questions culturelles, et des questions relatives aux médias audiovisuels et à la presse écrite
* Introduction de ces questionnements dans les programmes de l‘Enseignement Fondamental Education et formation des petits à l’utilisation des médias, tout en prévoyant la protection réglementée de ces enfants à leurs dangers (incitation au racisme, radicalisme et extrémisme, pédophilie, apologie de la violence)
Adoption du principe de l’exception culturelle, par le soutien et la priorité accordée à la production nationale sur le plan culturel, sous toutes ses formes
Encouragement de l’édition marocaine :
* Mise en relation des auteurs et du public à travers des rencontres régulières
* Intégration des publications marocaines dans les programmes scolaires à tous les niveaux
* Création de clubs de lecture Adoption d’une politique transparente pour :
* Le soutien aux œuvres culturelles, fondé sur des critères objectifs
* Mise sur pied d’une approche démocratique de formation de Commissions de soutien et de contrôle, avec évaluation annuelle de leurs actions Adoption d’une politique régionale sur le plan de la gestion administrative :
* Mise à disposition des moyens humains et financiers requis
* Délégation des prérogatives nécessaires pour assurer la décentralisation culturelle et encourager la production4/ Une politique médiatique nouvelle, pour l’émergence d’une presse indépendante et responsable, reflet de la pluralité politique et culturelle
Promotion d’un secteur médiatique démocratisé, indépendant et responsable qui soit :
* Le reflet de la diversité politique et culturelle
* Au service de la promotion de l’identité marocaine
* Soutien à la production nationale et aux entreprises de presse
* Formation et qualification des employés dans le secteur de la presse
* Prise en considération de leurs conditions matérielles et morales de travail Adoption d’une loi garantissant l’accès à l’information, sous peine de sanction en cas de refus d’accorder l’information, notamment de la part de l’Administration Publique
Révision du Code de la Presse :
* Renforcement des principes de liberté, de responsabilité dans l’exercice de la profession de journaliste, et dans l’accès à cette profession
* Suppression des peines privatives de liberté liées à la libre expression et à la libre opinion Etablissement d’un Conseil National de la Presse en tant qu’organe de référence autonome et indépendant , veillant aux conditions d’exercice du journalisme et le respect de la déontologie
Mise en place d’une politique nouvelle de soutien à la production nationale, avec diffusion de cette production à travers les moyens audiovisuels à disposition, dans le cadre du respect de la qualité, de la concurrence et du professionnalisme
Soutien à la production de programmes didactiques sur la civilisation marocaine, ses figures historiques et son patrimoine culturel et linguistique
La femme dans les médias :
* Interdiction de la chosification du corps féminin à des fins commerciales, réduisant la femme à sa seule dimension sexuelleUn Maroc souverain sur ses terres, à la Politique Extérieure clairvoyante et au rayonnement étendu
1/ Le rétablissement de notre Unité Territoriale
Lancement d’une campagne amorçant le dialogue avec les Etats soutenant la thèse séparatiste dans le dossier du Sahara marocain, et communication sur le bien-fondé de la solution apportée par le Maroc
Réfugiés dans les camps de détention de Tindouf :
* Maintien de la pression pour procéder à leur recensement
* Maintien de la pression pour leur permettre de bénéficier de leurs droits les plus fondamentaux : protection, assistance adéquate, liberté de mouvement et libre décision de retour dans leur pays et au milieu de leurs proches Sensibilisation des équipes parlementaires et de la société civile à la question de l’Unité Territoriale :
* Confirmation du soutien apporté aux cercles d’amitié existants
* Incitation à la création de nouveaux comités de soutien et associations pour conforter l’action diplomatique officielle dans ce dossier Soutien aux initiatives de sensibilisation des Marocains Résidant à l‘Etranger
Résolution globale de la question des prisonniers et des disparus au Sahara :
* Renforcement de l’assistance matérielle, sanitaire et morale aux anciens prisonniers marocains et aux réfugiés revenus de Tindouf, ainsi qu’à leurs familles Réhabilitation des familles des martyrs, des veuves et des retraités :
* Création d’une Caisse dédiée à la prise en charge des familles et enfants des personnes séquestrées
* Assistance aux personnes malades se trouvant dans une situation précaire Dossier de Sebta et Melilia :
* Ouverture du dialogue avec l’Espagne au sujet des villes occupées de Sebta et de Melilla
* Lancement d’une initiative au niveau de la Commission de la décolonisation des Nations-Unies2/ Les MRE, des partenaires véritables pour nos politiques intérieure et extérieure
Implication des MRE dans le processus électoral législatif
Reconsidération de la structure et des prérogatives de la Fondation Hassan II des Marocains Résidents à l‘Etranger OU dissolution de la Fondation
Création d’un Institut Educatif et Pédagogique Marocain :
* Implantation de ses antennes dans les principales capitales européennes et internationales, abritant une forte communauté de Marocains
* Etablissement de son plan d’action sur la base de programmes fournis par le Ministère de l’Education Nationale, en coordination avec le Conseil Marocain des MRE Prise en considération des problèmes de discrimination et de racisme envers les marocains à travers le monde
Incitation et encouragement des MRE à investir au Maroc3/ Des relations pérennes et équilibrées avec la zone UE, Amérique, et Asie
Renforcement et développement des conventions et accords avec les partenaires habituels du Maroc
Création de canaux de discussion, d’ouverture et de coopération avec l’ensemble des pays de l’Union européenne
Soutien au processus du Dialogue 5+5, en tant qu’espace de dialogue intégré, incluant les spécificités de chaque région, et dépassant l’approche exclusivement sécuritaire
Création d’un équilibre dans les relations Maroc – Etats-Unis :
* Développement et rationalisation d’une politique diplomatique globale en direction des centres de décision américains
* Prise en compte systématique des intérêts nationaux Consolidation des relations Maroc - Canada et développement de ses aspects économiques, éducatifs, culturels et sociaux
Redéfinition de la priorité diplomatique à accorder aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes
Consolidation des relations avec les Etats d’Asie, sur les plans économique, politique et culturel, en accordant plus d’importance aux économies émergentes4/ Des relations ravivées avec la zone arabe, les pays musulmans et d’Afrique
Mise en application du traité pour l’Union du Maghreb Arabe :
* Remise à jour de ses objectifs et des institutions sensées constituées l’UMA
* Mise en place de mesures incitatives pour augmenter les échanges entre les pays du Maghreb Arabe Maroc et Monde arabo-musulman :
* Clarification de la relation liant le Maroc au Conseil de Coopération du Golfe, et de la vision qui la fonde
* Implication active au sein des organes et institutions relevant de la Ligue Arabe
* Implication, de même, au sein de l’Organisation de la Conférence Islamique Soutien et solidarité avec les causes justes des peuples, et en priorité, la création de l’Etat de Palestine, dont la capitale sera Al Qods, la considérant comme une Cause Nationale
Maroc et pays d’Afrique Sub-Saharienne :
* Mise en place d’une politique maroco-africaine pertinente
* Elargissement de la présence du Maroc en Afrique et ouverture sur les pays africains anglophones, de l’Est africain et de la Corne de l’Afrique Une Agence de Coopération Internationale (relevant du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération) plus impliquée :
* Renforcement de son action
* Augmentation de son budget en vue d’une présence plus active et plus efficace5/ Un corps diplomatique et une politique étrangère repensés
Développement de stratégies d’optimisation de l’activité diplomatique :
* Requalification de l’appareil diplomatique marocain à travers sa réforme structurelle
* Dynamisation des représentations diplomatiques avec un accroissement des ressources humaines et financières
* Création d’un Institut de Recherche, d‘Etudes et de Formation Diplomatique Une politique étrangère renouvelée :
* Redéploiement des représentations diplomatiques et consulaires en fonction des besoins, des orientations et des choix du Maroc sur les plan politique, économique et culturel
* Mise en conformité des moyens dévolus aux objectifs tracés en matière de politique étrangère Encourager l’implication des Consulats dans les domaines commerciaux et économiques
Des Consulats plus performants :
* Encourager une politique de recrutement par les Consulats de marocains résidents dans le même pays hôte, disposant de compétences et de hauts niveaux de qualification et d’expertise
* Développement des services consulaires pour les mettre au niveau des services administratifs des pays hôtes Développement du rôle du Gouvernement sur le plan de la Politique Extérieure et de la Diplomatie Economique, avec le renforcement des prérogatives du Ministère des Affaires étrangères
Implication des instances élues dans la Politique Etrangère, dans sa définition et son orientation.Conclusion
En présentant les éléments principaux de son programme, le Parti de la Justice et du Développement considère les prochaines échéances électorales comme une étape cruciale, nécessitant la mobilisation de tous les marocains, attachés à leur pays et soucieux de son épanouissement, attachés au Maroc tant attendu de la Dignité, de la Liberté, du Développement et de la Justice
Sociale.
Nous rappelons, en conclusion, notre ambition de présenter une nouvelle approche de la gouvernance au Maroc, axée sur l’Homme, prenant ses racines dans notre référentiel musulman et notre identité marocaine plurielle et visant à concrétiser ses objectifs de développement et sa volonté de leadership.
Epilogue
Nous considérons, et au besoin, affirmons, que la nouvelle vague de revendications a posé les jalons d’une renaissance, fondée sur les valeurs d’une Démocratie Authentique, et notre responsabilité implique l’accompagnement de cette vague et des réformes attendues qu’elle sous-tend.
« Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant » (Sourate Houd, verset 88)