
Le Maroc accuse Reporters sans frontières (RSF) d’occulter systématiquement les avances positives du Royaume en matière de liberté de la presse.

Le Maroc a dégringolé à la 127ème place dans le dernier rapport publié par Reporters sans frontières (RSF) sur l’indice 2009 de la liberté de la presse.

Que reste-t-il de la liberté de la presse au Maroc ? Les six premiers mois de l’année 2008 ont été marqués par une avalanche de procès et par des décisions judiciaires et administratives liberticides. Dans le même temps, les promesses du gouvernement du Premier ministre Abbas El Fassi, qui s’était engagé à réformer le code de la presse, n’ont toujours pas été concrétisées. À ce jour, aucun projet n’a été présenté à la Chambre des députés.

Le secrétaire général de Reporters Sans Frontières, qui s’apprête à effectuer une nouvelle tournée au Maroc, revient sur la condamnation d’Al Massae, l’affaire Mourtada, etc. En toute franchise.

Le Syndicat national de la presse marocaine a réclamé vendredi à Rabat la libération d’un journaliste marocain condamné à sept mois de prison pour avoir publié des textes confidentiels sur la lutte antiterroriste au Maroc.

Les journalistes marocains Youssef Ziraoui et Mehdi Sekkouri Alaoui ont reçu le Prix francophone de la liberté de la presse, catégorie presse écrite, décerné par Radio France Internationale, Reporters sans Frontières et l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Dans la soirée du mardi, Mustapha Hormatallah, reporter de l’hebdomadaire Al Watan Al An, a été remis en détention à la prison de Oukacha. Quelques jours auparavant, le pourvoi en cassation interjeté par ses avocats avait été rejeté par la Cour suprême de Rabat. Hormatallah avait été condamné en août à huit mois de prison après la publication de son article sur “Les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc”.

Reporters sans frontières juge inquiétante l’obligation faite au "Journal Hebdomadaire" de changer ses photos de une par son imprimeur, qui considérait que le numéro pourrait être saisi s’il était imprimé en l’état. "L’État marocain n’a pas eu à intervenir dans cette décision de censure. Il récolte à présent les fruits des pressions exercées sur les imprimeurs depuis de nombreux mois. Ces derniers deviennent des censeurs par procuration et font de l’excès de zèle pour s’éviter une nouvelle confrontation avec les autorités", a déclaré l’organisation.