
On pourra chanter les pays Rivages où poser ses bagages Il n’en est que dans la magie des mots
Saisir le fil et glisser ses mains Dans le soleil des pages qui Sous les ongles laissent les traces d’un sang noir.
Montrer ses terres être de quelque part. Dans les livres s’ouvre un territoire nouveau Qui guérit le mal de nous.
Dictée par la nécessité, dans la beauté ou la laideur Quand se pose la question de la durée S’y découvre le bonheur de l’inutile.
Le parfum du néant répond en écho Et tout donne cette impression de rétrécir. Fasciné par les mailles du filet On finit par croire qu’on ne pourra Échapper à la raison qui vient à nous.