
Mi-décembre, la société française RISC Group annonçait la relocalisation des activités de ses centres d’appel du Maroc à Orléans. Raison invoquée ? Un turn over trop important pour mettre en place une qualité de service constante. Début d’une période de relocalisation ou simple choix d’une entreprise isolée, quel est l’avenir des calls center au Maroc ?

« L’économie marocaine a connu d’importantes transformations... ». C’est en ces termes que commence le rapport présenté conjointement par la Commission européenne, les organisations partenaires et les pays méditerranéens partenaires (Meda).

« Le secteur de la sous-traitance industrielle se porte bien, mais nous pouvons faire mieux en profitant des opportunités offertes », indique Mohamed El Bantli, directeur de la Bourse nationale de sous-traitance et de partenariat (BNSTP). L’enjeu est de taille. « Le Maroc compte devenir dans les 15 prochaines années la première place d’investissements industriels d’Afrique ».

L’attractivité du site Maroc dans l’offshoring n’est plus à démontrer. Le pays, selon les résultats d’une étude récente d’Ernst & Young sur l’attractivité telle que perçue par les investisseurs étrangers, « conserve un fort crédit d’image sur l’offshoring tous types d’activités confondues ».

Les délocalisations de services ont le vent en poupe. Le Maroc nourrit de grandes ambitions dans ce domaine. D’ailleurs, il érige ce créneau comme l’un des principaux piliers du programme Emergence.

Porté par la confiance renouvelée des exposants qui ont d’ores et déjà réservé plus de 70 % des surfaces d’exposition, Midest 2008 renforce son positionnement avéré à l’international et crée une dynamique stratégique autour des secteurs porteurs de développement pour la sous-traitance européenne.

Plusieurs entreprises marocaines participeront à la 38ème édition du salon international de la sous-traitance industrielle ’’Midest 2008’’ prévue à Villepinte du 4 au 7 novembre prochain.

Lorsqu’un Français appelle pour souscrire un abonnement forfaitaire à la téléphonie mobile, ou simplement demander un renseignement téléphonique, il y a de fortes chances que son interlocuteur habite Casablanca et s’appelle non pas Fabrice, mais Aziz. En effet, les grands groupes européens et même américains délocalisent à tour de bras, en Afrique et en Asie.