
Le Syndicat national de la presse marocaine a fait état, dans son rapport annuel sur la pratique journalistique au Maroc publié à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, d’une "extension relative du champ de liberté" depuis le 3 mai 2006.

Sale temps pour la presse. Le nouveau Code, discuté au gouvernement, n’abolit pas toutes les peines privatives de liberté. Pis, le législateur a revu à la hausse les amendes propres à certains délits. Ce projet divise l’équipe gouvernementale qui s’active pour le présenter au prochain Conseil des ministres. Le projet de réforme du Code de la presse et de l’édition continue de faire jaser le microcosme politico-médiatique. A la lecture de ce texte, présenté la semaine dernière au Conseil de gouvernement, force est de constater que l’Etat ne compte pas baisser la garde vis-à-vis des publications indépendantes.

Un retour en arrière par rapport à la mouture discutée avec les professionnels. Moins de peines de prison, mais des restrictions jugées inquiétantes par la profession. Des sanctions financières trop sévères en cas de diffamation.

Le tribunal de première instance de Madrid vient de condamner, Ali Lmrabet, correspondant au Maroc du journal espagnol El Mundo, pour diffamation envers les journalistes de la MAP à Madrid et à payer la somme de 6.000 euros à titre de dommages pour atteinte à leur l’honneur.