
Pour avoir été le premier à démarrer ses chantiers, General Contractor Maroc (GCM) livre les premiers logements réalisés à Tamesna. L’offre porte sur trois ensembles immobiliers, de quelque 2700 logements, construits sur une superficie globale de 60 hectares.

La ville nouvelle de Tamesna prend forme. Néanmoins, le projet rencontre de nombreux obstacles. Des retards de livraison sont enregistrés dans ce mégachantier proche de Témara. En effet, les procédures administratives ne suivent pas le rythme des constructions. « L’Etat est devenu extrêmement prudent et pointilleux suite à l’effondrement de l’immeuble de Kénitra en janvier 2008 », signale un promoteur.

Initiée il y a quelques années, la politique des villes nouvelles commence à porter ses fruits. En effet, les deux premières villes, Tamesna et Tamansourt, commencent à accueillir leurs premiers habitants. « Pour la ville de Tamesna (NDLR, dans la région de Rabat), c’est une question de jours avant que les premiers habitants ne commencent à s’y installer », souligne Najib Lahlou, membre du directoire du holding public d’aménagement Al Omrane.

Construire des villes nouvelles pour désengorger les grandes agglomérations. C’est la politique que suit le Maroc depuis de nombreuses années. Et pour cause, l’Etat ne réussit que très partiellement à réduire le déficit en logements, malgré les efforts fournis ces dernières années.

Tamesna, Tamansourt, Bab Zaër, les noms de trois « villes nouvelles » qui vont apparaître sur la carte du Maroc. Derrière ce concept, l’idée est de créer des centres urbains autonomes ou des villes-satellites aménagées à la périphérie de grands centres urbains (Marrakech et Rabat) afin d’alléger la pression sur ces villes.

Le foncier est devenu rare à Rabat. D’où la flambée des prix de l’immobilier. Pour pallier cette situation, plusieurs projets urbanistiques ont été lancés dans la périphérie de la capitale. Mais l’offre n’arrive pas encore à suivre une demande galopante et souvent attisée par une spéculation à toute épreuve. Et le projet d’aménagement et d’ouverture à l’urbanisation du plateau d’Akrach est considéré, dans ce cadre, comme ultime solution. Pour lutter contre la rareté du foncier, mais aussi pour maîtriser le développement urbain durant les prochaines décennies.

Le site est splendide. Un paysage de collines cuites par le soleil, des champs de blé qui attendent d’être retravaillés. Au loin, la touche verte d’une forêt d’eucalyptus. Pas un bruit, sauf celui d’un vent chaud. Pas une habitation hormis, deux fermes et un haras oublié. Pas un être humain mais des centaines de sangliers qui déambulent en groupes sur les rares chemins de terre.